[Star Wars] La lumière des Jedi - Charles Soule

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La lumière des Jedi - Charles Soule
Pocket SF // 2020 // 512 p
- Livre reçu en SP -

C'est peut dire que ce roman Star Wars était attendu, en effet, il s'agit du roman qui ouvre un nouveau pan de la saga Star Wars, La Haute République, une nouvelle période temporelle se passant 200 ans avant la menace fantôme et présentant une république au sommet de sa gloire, et un âge d'or pour l'Ordre Jedi. 

Je dois dire que j'étais fortement enthousiasmé devant les annonces de cette nouvelle saga littéraire. Même si le nouveau canon Star Wars nous a offert de beaux romans jusqu'à présent (et je suis loin d'avoir encore tout lu), je trouve que l'on manquait de saga littéraire d'ampleur comme à pu l'être par le passé la série du Nouvel Ordre Jedi, 20 tomes publié sur de nombreuses années et qui a marqué profondément l'univers Star Wars. Et là, en privilégiant le volet littérature (et comics), Lucasfilm nous fait un très beau cadeau qui promet de belles histoires pour les années à venir. 

La tâche est rude pour Charles Soule puisqu'avec ce roman il doit donner le la de la Haute République, présenter la période, ouvrir la voie aux nombreuses histoires à venir et bien sûr ne pas oublier de raconter une histoire. Alors trêve de suspens, c'est une très grosse réussite, et nous allons voir ça en détails. 

* * * 

200 ans avant la menace fantôme, la chancelière Lina Soh s’apprête à inaugurer le Flambeau Stellaire, une station spatiale située dans la Bordure extérieure dont le but est de faire rayonner la république jusque dans ses confins, de montrer aux systèmes reculés qu'ils ne sont pas oubliés, d'améliorer les communications, d'offrir un point de rencontre culturel, politique, d'héberger un avant-poste Jedi d'importance. Sauf qu'il y a un accident, un drame, le Legacy Run rencontre un problème dans l'hyperespace et le vaisseau se disloque propulsant un monceau de débris quasiment à la vitesse de la lumière dans le système Hetzal, et même au-delà. Heureusement, un contingent de Jedi à proximité mené par la Maitre Avar Kriss intervient pour gérer la catastrophe. Cette catastrophe est-elle accidentelle ou bien a-t-elle un rapport avec les mystérieux Nihil, sorte de gang de pilleurs qui surgit et disparaît presque à volonté, pliant l'espace à ces désirs ? 

* * *

Le roman de Charles Soule se partage en deux grosses parties qu'il faut presque considérer séparément, tout d'abord la catastrophe et sa gestion immédiate, et ensuite, l'enquête et les conséquences à moyen terme. 

La première partie est un concentré d'action, elle alterne des chapitres courts, introduits une multitude de personnages, et nous présente, à travers la gestion immédiate de la crise, une partie du fonctionnement de la république et de l'ordre Jedi. Et de ce côté-là c'est grandiose, ceux-ci sont les gardiens de la paix et de la justice dans toute leur splendeurs. Ils sont flamboyants, éclatant, les Jedi tels qu'on les rêve et tels qu'on ne les a jamais vraiment vu. Alors certes, la prélogie nous présente certains de ces aspects, mais dès l'épisode I, on ressent que l'ordre n'est plus ce qu'il a pu être à une époque. Là, il est au sommet de sa gloire, les Jedi sont nombreux, compétents, différents, juste et magnifiques. 

Cette première partie présente beaucoup de personnages, et même si certains nous tapent dans l'œil plus que d'autres, il ne s'agit pas ici d'approfondir les passé et les caractérisations de tous les personnages. Cela viendra plus tard. Dans des comics ou d'autres romans pour certains, dans la seconde partie pour d'autres. 

* * *

La seconde partie du roman est en comparaison plus posée, plus lente, mais elle possède de nombreuses qualités. Elle va s'attarder sur plusieurs choses. D'abord l'enquête de la république, la découverte des Nihil, et l’approfondissement de certains personnages. 

Les Nihil sont donc amenés à être les antagonistes principaux de cette nouvelle période, et si dans un premier temps les personnages principaux composant l'organisation, de même que l'organisation en elle-même peuvent paraître un peu cliché dans le genre "criminels très méchant", tout est beaucoup plus subtil. On retiendra particulièrement le personnage de Marchion Ro, l'Oeil des Nihil, un personnage ambigu et manipulateur dont l'évolution et la transformation et l'espace d'un roman laisse présager le meilleur. 

Du côté des Jedi, on ne sait plus où donner de la tête. On a par exemple Avar Kriss, une maitre Jedi qui a la particularité de visualiser la Force sous forme de musique et qui peut s'y accorder et accorder les autres ensemble. Le duo qu'elle forme avec Elzar Mann, leur amitié, les non-dits qui flottent entre eux et qui laisse deviner ce que pouvait être l'ordre sur certaines règles à l'époque est des plus intéressant. 

Sur la planète Elphrona, nous allons suivre un petit avant-poste Jedi, l'occasion de découvrir leur quotidien loin du temple de Coruscant et de voir des personnages très humains, dont les liens d'amitiés sont fort, faisant preuve d'humour. Des personnages qui vivent, mangent, rient, et agissent quand il le faut, des Jedi vivants ! 

On découvre ainsi le vieux maître Porter Engle qui préfère finir ses vieux jours dans ce genre de coin reculé, qui a développé une passion pour la cuisine (haaaa, son ragoût aux neuf oeufs !) et qui quand la Force en a besoin n'hésite pas à devenir le guerrier dont elle a besoin. C’est un personnage très ambivalent qui par certain côté démonte totalement le cliché du Jedi guerrier justement. " L'aventure heh !l'agitation heh, ces choses, un Jedi ne les désire point." C'est exactement ça et c'est abordé de façon si simple, évidente et claire ! 

Les dynamique Maitre / Padawans que l'on découvre sont aussi très diverses, très variés et sont toutes passionnante, comme entre Loden Greatstorm et Bell Zetifar, un padawan peu sûr de lui, malmené gentiment par son maître qui croit profondément en ses capacités.

* * * 

Niveau personnages, on est admirablement servi, ceux-ci sont nombreux, variés, différents, avec un vrai souci de représentation de genre et d'ethnicité. On a des Jedi femmes puissantes, en grand nombre et c'est agréable ! On pourra juste regretter que la seule représentation LGBT concerne un couple d'homme assez secondaire, mais vu les règles sur l'attachement, il est sûrement compliqué de représenter des Jedi gay, bi ou lesbiennes on imagine… (Ceci-dit on notera que la série de comics La Haute République, scénarisée par Cavan Scot, présente deux Jedi non binaire)

* * *

La lumière des Jedi avait pour mission de nous introduire à la Haute République, et il le fait de la plus belle des manières. Le roman de Charles Soule est d'une grande richesse, il est empreint de l'esprit Star Wars à chaque page tout en nous offrant en même temps une ambiance comme on n’en avait jamais vu. Il se passe énormément d'évènement dans ce roman, de nombreuses intrigues sont mises en place, une multitude de personnages nous est présenté n'attendant que d'être développés dans les années à venir. L'émotion est palpable à de nombreux moments, on ne peut qu'être touché par les événements, les Jedi, la République que rêve cette Chancelière suprême. 

La lumière des Jedi est une magnifique réussite, un roman enthousiasmant qui ouvre la voie à de nombreuses choses, qui fait rêver, passionne et ne donne qu'une envie, plonger encore un peu plus longtemps dans une galaxie très lointaine ! 


 

Sur la pàl - Mars 2021

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C'est l'heure du bilan du mois passé !

Les arrivées

> 7 livres :

J'ai pris les tomes 4, 5 et 6 de  Fullmetal Alchemist Perfect edition histoire d'être à jour et de ne pas me laisser trop distancer.

Sont arrivé aussi Star Wars : Leia Princesse d'Alderaan, Star Wars : La lumière des Jedi, Les maitres enlumineurs, le livre de M.

Les lectures

> 5 Livres

Scarlett et Novak - Alain Damasio

Mon premier Damasio, un texte jeunesse court, 60 pages en papier, lu en 15 minutes et une bouse infâme qui se résume à "les smartphones c'est mal". Avec en plus une remarque franchement homophobe. (Oui, le héros qui se demande si les mecs qui lui courent vont pas le violer parce qu'il découvre qu'ils ont regardé du porno gay... Quel est le fuck)

Star Wars :  Leia, princesse d'Alderaan - Claudia Gray

Une super roman Star Wars sur un moment clef de l'adolescence de la Princesse Leia Organa, chronique complète ici

Epées et démons - Fritz Leiber

Je me suis lancé dans la découverte de ce vieux classique de la fantasy et... bon ce premier tome était pas ouf mais des choses intéressantes, j'attends quand même de voir la suite. (Chronique à venir prochainement)

Les maitres enlumineurs - Robert Jackson Bennet

Un excellent roman de fantasy, une univers très riche, des perso bien écrit, c'est prenant et la chronique complète est ici

L'enfance attribué - David Marusek 

Gros bof. Je n'ai pas du tout accroché au couple principal, et c'est un problème parce que toute la mise en place de l'histoire passe par leur relation. Il y a un potentiel intéressant dans l'univers décrit mais tout repose sur ces deux personnages et ça ne fonctionne pas.

> 4 Comics

Excalibur, vol 2

Un tome plus réussi, moins fouillis que le précédent. On reste un peu dans l'obscurité mais on comprend que l'autrice à des choses derrière la tête et que rien n'est laissé au hasard.

Magnificent Ms. Marvel, Vol. 3: Outlawed

Fin de la deuxième série Ms. Marvel, et j'ai beaucoup aimé. Le nouveau scénariste, Saladin Ahmed, a su capter l'essence du personnage et offrir de nouvelles choses avec. Un peu triste que cela s'achève déjà, d'autant plus que rien n'est annoncé pour la suite. On pourra se consoler en retrouvant le personnage dans la série Champions en attendant.

Valkyrie: Jane Foster, Vol. 2: At the End of All Things
Je me suis enfin mis à jour sur la série de Jason Aaron qui continue l'histoire de Jane Foster et c'était très sympa. On va retrouver le personnage dans sa mini série lié à l'event King in Black après ça.

Captain Marvel Vol. 5: The New World

Un tome très sympa avec du voyage dans le temps. Sans être la série du siècle, Kelly Thompson fait un travail très honorable et c'est franchement plaisant à lire

Et pour avril ?

Du Star Wars, parce que j'ai entamé le mois en finissant La Lumière des jedi, l'introduction à la nouvelle période Star Wars, la Haute République et que je vais enchainer avec le roman jeunesse et les comics sur la même période. Je vais peut être essayer de poursuivre ma (re)lecture du Star Wars Legends post Retour du Jedi, et puis ensuite, on verra ^^

Midnight Sun - Stephenie Meyer

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Midnight Sun - Stephenie Meyer
Hachette // 2020 // 800p

Ha, Twilight... Bella, Edward, l'humaine, le vampire, une histoire d'amour classique en somme mais un succès fulgurant. Classique dans ce qu'elle dépeins une relation hétéro standard totalement inscrite dans son temps avec tout ce que cela implique d'inégalité dans les rapports de pouvoirs, de sexisme intériorisé, de harcèlement et d'emprise romantisé. 

Et pourtant... J'ai aimé malgré tout aimé cette histoire à l'époque de sa publication vers 2007/2008. Oui, c'est malsain par bien des égards, et à ce titre le volume 4 est terrible en plus d'être chiant, mais ce n'est pas pire que 90% de ce que l'on peut trouver dans le genre, et ça simplicité et sa sincérité m'ont touchés à l'époque et fait vibré. J'ai même relu le premier tome début 2020, avec le recul, l'éducation féministe que j'ai acquise et... pas oui c'est plein de soucis mais "c'est pas si pire" quoi. Mais la série c'est pris des tombereaux de haine et de mépris, des réactions que l'on peut attribuer en partie à deux choses. La saga est le fait d'une femme, et elle vise principalement un public jeune et féminin. D'ailleurs je vous invite fortement à écouter le podcast de Lemon Adaptation sur le sujet qui développe ça bien mieux que moi.

Bref, tout ça pour dire que je suis globalement acquis à la cause quand Midnight Sun est finalement annoncé. Finalement ? Oui parce qu'à l'origine, Stephenie Meyer travaillait dessus en 2008 mais elle a mis de côté le projet quand les premiers chapitres du manuscrits ont fuité. 

***

Midnight Sun nous propose donc de revisiter le premier tome de la saga, Fascination, mais narré par Edward Cullen, le vampire, et compte donc nous faire partager l'intégralité de ses pensées. Oui, toutes ses pensées. Et croyez-moi, ça fait beaucoup, beaucoup de pensées.
Et c'est là que mon premier reproche arrive. C'est long, très long, beaucoup trop long.  Par comparaison, Midnight Sun fait 225 000 mots, là ou Fascination n'en faisait que 125 000. Et ça se ressent à chaque page. Edward se lamente, Edward réfléchit, Edward pense, Edward introspecte, Edward atermoie et le lecteur subit dans un longue agonie. C'est lourd, le style de Meyer n'est pas particulièrement mauvais (contrairement aux critiques qui lui ont été faites d'ailleurs), il est relativement sobre et sans artifice, mais le résultat c'est que ce n'est pas adapté à ce genre de chose. Les long monologues d'Edward sont un calvaire. ET PENDANT 800 PAGES !!

Si il y avait clairement des soucis dans la représentation des relations hétéro dans Fascination, inutile de dire qu'on retrouve ici les mêmes problème mais ceux-ci sont exacerbé puissance 10 par les pensées d'Edward. Tour à tour il la traite d'hystérique, la considère comme incapable, envisage sérieusement de la faire interner parce qu'elle n'a pas de réaction approprié, il la manipule consciemment en utilisant son attachement pour lui, bref là où l'on avait une "relation problématique mais ça va c'est mignon", on se retrouve avec un type ultra glauque et manipulateur. Edward est détestable et ces tentatives de justifications son pathétiques.

***

Au rang des points positif, car il y en a tout de même, on pourra noter quelques "scènes coupés", des moments où Edward était seul, sans Bella et qui nous offre un autre point de vue. On appreciera aussi de découvrir la dynamique de la famille Cullen, de voir son fonctionnement, de découvrir certains personnages plus en profondeur. A ce titre, la palme revient encore à Carlisle qui est adorable

Malheureusement, là encore la vision de l'autrice vient entacher ces moments. Esme, la mère d'Edward est relativement insipide, définie uniquement par l'amour inconditionnel qu'elle peut porter aux autres, mais je crois que le pire c'est Rosalie. Si le personnage n'est pas toujours franchement agréable dans la saga, on nous la présente ici de manière affreusement caricatural. Rosalie devient l'archétype de la femme belle sans rien dans le crâne, superficielle, jalouse, vindicative. L'autrice ruine totalement son personnage sous sa représentation misogyne.

Bref, je vais arrêter là, on retiendra qu'au final il n'y a pas grand chose à sauver dans ce pavé interminable et sans saveur.


Les maitres enlumineurs - Robert Jackson Bennet

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Les maitres enlumineurs - Robert Jackson Bennet
Albin Michel Imaginaire // 2021 (VO 2018) // 640 page
Lu en service presse

Un bouquin de fantasy avec un magnifique blurb promo de Brandon Sanderson, il n'en fallait pas plus pour me convaincre que je voulais lire ce livre ! Et quand en plus il est présenté chez nous avec un super couverture de Didier Graffet, il n'y avait plus d'excuses !

Sancia Grado est probablement la meilleure voleuse de Tevanne, c'est pour ça que quand commence notre histoire, elle occupée à dérober pour son receleur un objet précieux qui devrait lui rapporter un très gros pactole. Suffisamment gros pour changer sa vie, peut-être enfin se débarrasser des talents si particulier qui font d'elle une si bonne monte-en-l'air mais qui l'empêche au quotidien de vivre normalement. Mais malheureusement, quand on est une moins que rien et qu'on travail pour des puissants, cela finit toujours par nous retomber dessus.

Que celui qui a enluminé ceci, puisse m'illuminer

La première chose qui frappe à la lecture, c'est l'univers, la qualité de sa construction, que ce soit par la cité état de Tevanne ou bien par le système de magie original, précis et complexe, pensé par son auteur dans ses moindres détails.

Celui-ci, joue sur le langage, un langage ancestral, millénaire qui, une fois écrit sur les objets permet d'en altérer le fonctionnement, d'influer sur la réalité, tel ce carreau d'arbalète sur lequel les sceaux apposés vont lui faire croire qu'il pèse 10 fois son poids et chute depuis 2km au moment où il part. 

Ce système de magie, l'enluminure, est au cœur du récit de l'auteur donc, car il infuse le quotidien de quasiment tous les habitants, et surtout il possède un lien très fort avec notre héroïne Sancia. Lien qui sera dévoilé, exploré et disséqué tout au long du roman.

La ville de Tevanne, inspiré de la sérénissime est fascinante, presque un personnage à part entière. Dirigé par 4 maisons marchandes richissimes, chacune cloitré dans leurs enclaves, les Campos, où elles bénéficient de tout le confort apporté par les enluminures, exploitant sans vergogne la mains d'oeuvres qui lui tombe sous la main et laissant le reste de la cité, hors des murs des Campos, vivre dans la crasse, la misère et l’absence de loi. On y retrouve à la perfection l'ambiance vénitienne, complots, de lutte de  pouvoir, canaux et assassins masqués.

Une intrigue prenante

Mais si l'univers est riche, côté intrigue, nous ne sommes pas non plus en reste. D'un simple casse, va découler tout un tas de conséquences, de ramifications qui vont faire passer l'histoire d'un plan personnel à un niveau collectif. D'un combat individuel pour la survie, on se retrouve pris dans une lutte de pouvoir qui dépasse les simples enjeux personnels. L'intrigue est épique, creusant le passé du monde créé par Bennet, nous plongeant dans des millénaires d'histoire et dans une mythologie profonde et oublié. C'est grandiose, mais à aucun moment l'auteur ne le fait au détriment de ses personnages.

Des personnages riches

Sancia bien sûr notre héroïne, une jeune femme endurcie, à la vie rude et au passé dramatique, qui au-delà de son histoire personnel va se retrouver à devoir faire le choix de la société face à l'individu. 

Gregor, le privilégié, l'aristocrate presque mais dont l'expérience radicale de la guerre a chargé d'une soif de justice profonde. Imbu et parfois franchement énervant avec son côté donneur de leçon, il s'avère finalement loin du justicier monolithique qu'on imagine au début.

Orso, l'enlumineur, c'est un peu le savant fou, le génie insupportable, celui qui est doué, le sait et ne supporte pas les autres. Enfin là encore c'est plus compliqué qu'au premier abord. Le personnage s'avère plein de surprise.

Berenice, l'assistante d'Orso, l'ingénieure, intelligente, faussement réservé, qui sait ce qu'elle veut et qui derrière son apparente fragilité fait preuve de beaucoup de courage.

Il y en a d'autres encore, mais le point commun; c'est que tous les personnages de Bennet sont complexes, multifacettes, qu'il y a toujours plus derrière les apparences.

On appréciera aussi beaucoup le fait que l'auteur s'attache à proposer un casting de personnages variés, et divers. Il présente ainsi une belle galerie de personnage féminins dont deux lesbiennes et il s'attarde à mettre en scène des personnages racisés.

Mais alors, ce roman est-il sans défauts ? 

He bien oui. next.

Bon ok, s'il fallait lui faire un reproche, on pourrait pinailler sur le fait que la structure se répète par moment et que, si l'auteur s'attarde à adresser les problèmes sociaux important de son univers, esclavage, exploitation, lutte des classes, on aimerait qu'il aille plus au fond des choses. Mais c'est vraiment pour pinailler.

Les maitres enlumineurs est donc une vrai grosse réussite sur tous les plans. Il propose un univers passionnant, dont les ambiances, mélange de Venise et Dishonnored (comme l'a fait très justement remarqué l'Ours Inculte. PS : jouez à ce jeu il est excellent) sont très immersive. Une intrigue haletante, qui monte en intensité tout au long du récit devenant de plus en plus épique à mesure que l'on fouille dans la mythologie de l'univers. Et le tout est porté par une galerie de personnages divers et complexes qui accroche le lecteur du début à la fin. 

Une remarque pour finir. L'éditeur facétieux à aussi classé le roman en Cyberpunk. Et effectivement, pour peu que l'on connaisse un peu le genre, on y retrouve de nombreux code. Que ce soit le système de magie qui peut s'apparenter à un langage de programmation, les maisons marchandes qui peuvent s'assimiler à des Megacorporations. C'est amusant quand on connait de faire des liens, mais il n'est pas nécessaire d'avoir ce bagage pour apprécier ce qui reste avant tout un excellent roman de Fantasy.

Ils en parlent aussi : Orion, Le Maki, Gromovar, Le Chroniqueur, Lorhkan, Albedo, Lianne, xxx

Fils des brumes : l'histoire secrète - Brandon Sanderson

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Fils des brumes : l'histoire secrète - Brandon Sanderson
texte inclus en VF dans Les Bracelets des larmes (Chronique ici)

Attention, je vais spoiler sévèrement une révélation de la toute fin du roman les Bracelets des larmes

Avec cette novella d'environ 200 pages, Brandon Sanderson avait pour ambition de nous offrir quelques explications sur un évènement arrivant à la toute fin des Bracelets des Larmes. Un évènements qui surprend à plus d'un titre, qui remet une partie du roman en question et surtout qui interroge sur ce qu'il a pu se passer dans la première trilogie. Il s'agit d'un ressort scénaristique délicat à manier car il peut potentiellement évacuer une partie de la tension dramatique du reste de l'oeuvre, passé et à venir, mais il est utilisé ici avec finesse, et surtout, il ne sort pas de nulle part puisqu'il est le résultat d'une longue planification de l'auteur. Cet évènement c'est la résurrection de Kelsier.

La novella commence donc tout naturellement par sa mort face au Seigneur Maitre dans le roman L'Empire Ultime. Sauf qu'au moment de passer dans l'autre monde, Kelsier s'arrange avec Sauvegarde et devient une sorte de spectre, une présence qui tout au long des deux volumes suivants interviendra comme il le pourra en arrière plan pour aider et faciliter l'accomplissement du destin de Vin.

Et c'est là que tout le talent de planification de l'auteur nous explose au visage car si l'on regarde bien, les indices sont là depuis très longtemps ! On rejoue ainsi certain moment clef du Puits de l'ascension et du Héros des siècles mais depuis les coulisses, et c'est passionnant de découvrir les causes de certains évènements, les coups de pouce de Kelsier, les luttes de pouvoir sur des plans autres et de comprendre un peu plus le fonctionnement de ce monde.

Mais bien sûr, Sanderson ne s'arrête pas là, il nous permet de nous impliquer plus profondément dans la lutte divine entre Ravage et Sauvegarde et surtout au-delà, d'avoir un aperçu de son grand œuvre, le Cosmere. C'est encore succin, quelques indices, quelques bribes d'informations, mais l'on apprends des choses, on voit que Scadrial n'est pas seule, que d'autres forces œuvrent, comme on avait d'ailleurs pu en avoir un aperçu dans les deux derniers roman de Fils des Brumes avec l'évocation de Trell.

La conclusion de ce texte coïncide à peu près avec la fin de la première trilogie et là, l'émotion est au rendez-vous.  Kelsier est là pour la mort de Vin, et les retrouvailles sont puissantes, émouvantes. On est touché de voir une partie de l'équipe se retrouver.

L'histoire secrète est un incontournable absolu pour quiconque s'intéresse à la série Fils des Brumes, le texte lève des voiles mais tout n'est pas encore expliqué, loin de là. Sanderson le dit dans une postface, il sait tout sur le destin de Kelsier après ça déjà, et on ne peut qu'être impatient d'en découvrir plus dans Lost Metal, la conclusion à venir des aventures de Wax et Wayne et pourquoi pas dans d'autres volets de l'histoire secrète !

 

[Star Wars] Leia : Princesse d'Alderaan - Claudia Gray

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Leia : Princesse d'Alderaan - Claudia Gray
Pocket SF // 2021 (2017 VO) // 397p
Livre reçu en SP à ma demande

Un nouveau roman Star Wars par Claudia Gray vient d'arriver chez nous, et comme d'habitude, je l'ai dévoré ! Après les excellent étoiles perdues (chronique ici), Liens du Sang et Maitre et Apprenti (Chronique ici) Claudia Gray s'intéresse de nouveau à la Princesse Leia Organa en abordant cette fois-ci sa jeunesse, avant Un Nouvel Espoir, et à un moment charnière de sa vie.

Leia Organa vient d'avoir 16 ans et elle va bientôt être officiellement intronisée héritière du trône d'Alderaan, mais afin d'y prétendre, elle doit, comme la tradition l'exige, se conformer à 3 épreuves. Les épreuves de l'esprit, du cœur et du corps qui ont pour but d'évaluer sa détermination et sa capacité à régner sagement et avec compétence. Et le roman va donc suivre sur quelques mois la vie de Leia au travers de ces épreuves. Orientations et exploration, missions humanitaire, et introduction au monde politique, voici les épreuves qui attendent notre princesse et qui vont la façonner tout au long de ce roman.

Le roman de Claudia Gray est un roman initiatique pur jus. Il nous introduit une Leia jeune, encore relativement naïve sur certains sujets, mais déjà pétri de sens du devoir et il va donc la faire passer par diverses étapes de formation qui vont la façonner pour l'amener vers celle que nous connaissons et la faire passer, parfois brutalement, à l'âge adulte. Pour cela, l'autrice introduit une galerie de personnages secondaire très réussie qui va graviter autour de la princesse. 

***

Au plus proche d'elle, il y a bien sûr ses parents. Bail Organa est fidèle à lui-même, à l'image que l'on en connait par les films et les séries, c'est un politicien juste, un père aimant, un homme qui doute malgré tout et qui cherche à faire les bons choix. Breha, la reine et mère de Leia est un ajout de qualité. On découvre vraiment pour la première fois ce personnage et il est des plus réussi. Elle porte de nombreuse qualités que l'on retrouvera plus tard chez sa fille, que ce soit sa détermination, son sens du devoir ou sa capacité à prendre des décisions difficiles quand elles s'imposent.

Avec ces deux personnages, Claudia Gray explore des questionnement sur les relations parents-enfants. Elle parle de la confiance donné et de la façon dont l'inquiétude peut parfois entraver cette confiance. 

Il y a aussi Amilyn Holdo, l'amirale de la résistance dont le courageux sacrifice sauva Leia et ses partisans dans Les derniers Jedi. C'est sa rencontre avec la princesse qui est abordé ici, dans le cadre du programme legislatif pour la jeunesse. Une rencontre amicale décisive, importante qui apportera beaucoup à Leia sur le plan personnel, mais aussi en terme d'alliance politique futur. La relation entre les deux jeune fille est intéressante et propose un bel exemple de sororité.

***

Qui dit roman young adulte initiatique, dit romance. C'est limite un passage obligé, et c'est bien traité ici. Leia rencontre Kier Domadi, un compatriote alderaanien qui comme elle suit le programme legislatif et bien que d'une classe sociale supérieur (parents universitaires), il aporte un contrepoint et des réflexions intéressante sur la monarchie d'Alderaan, mais aussi sur le rapport à l'empire, les conséquences des choix d'opposition et le prix à payer. La relation est bien gérée, crédible et le personnage est attachant.

Évidemment qui dit Leia dit aussi rebellion, et avec Bail Organa, ou Mon Mothma dans les environs, c'est un sujet qui devait être abordé. On assiste ainsi à l'introduction de la princesse à cet environnement et c'est l'occasion de s'interroger sur la manière de combattre un régime totalitaire, de se questionner sur les moyens d'actions. Le sujet de l'usage de la violence révolutionnaire est abordé avec justesse, bien qu'un peu superficiellement (oui, on reste dans du Star Wars hein c'est pas non plus un pamphlet gauchiste antifasciste) mais il permet de poser frontalement la chose tout en explorant ses conséquences. On sera parfois surpris par les radicalité d'opinions de certains personnages, celle-ce ne vient pas forcément d'où on l'attend et c'est suffisamment nuancé pour être intéressant.

Le roman de Claudia Gray est une vrai réussite, il offre un voyage formateur à un personnage incontournable, la confronte efficacement à de nombreuses épreuves transformatrice proposant ainsi un roman de passage à l'âge adulte prenant et réussi et dont les quelques ficelles et facilités n’entache jamais la qualité du récit. C'est un roman honnête et sincère, plein d'amour pour notre princesse de l'espace trop tôt parti et je défie quiconque de ne pas verser une larme à la toute fin.



Les Bracelets des larmes - Brandon Sanderson

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Les Bracelets des larmes - Brandon Sanderson
Livre de poche (Orbit) // 2018 (2016 VO) // 800p

Quelques mois ont passé depuis le roman précédent et Waxillium se remet douloureusement de la révélation et la perte qu'ont occasionné la chasse au Kandra Paalm. Il est plein de ressentiment envers Harmonie et n'est donc pas le moins du monde intéressé quand le jour de son mariage avec Steris, un kandra vient lui proposer de mettre en quête des bracelets des larmes, les anciens cerveaux métalliques du seigneur maitre qui rendent leurs porteurs doté des pleins pouvoirs allomantiques et ferrochimique. Mais c'était sans compter que cette quête semble mêler le Cercle, son oncle et sa sœur disparue.

Avec l'intrigue de ce nouveau volume, Sanderson plonge plus profondément encore dans la mythologie de Scadrial et ressert une fois de plus les liens avec la première trilogie. Mais il ne se contente pas de jouer sur les souvenirs ou la nostalgie, il continue de développer cette nouvelle époque, que ce soit par les avancé technologique, les explorations magiques, les nouveaux usages magique qu'il développe ou bien l'ouverture vers un monde plus grand.

Si la première trilogie de Fils des Brumes nous dépeignait une révolution brutale, un changement de paradigme radical et cataclysmique, ici c'est la lente et inexorable mutation qui est au cœur de l'histoire. Mutation des mœurs, des croyances, des liens, des personnages, des technologies avec l'implacable avancé du progrès.

Côté personnages, c'est encore une fois un sans faute et Sanderson pousse ses différents protagonistes à évoluer. Que ce soit Wax dont les croyances et la foi ont été ébranlé et qui va finalement réaliser qui il est après une épreuve transformatrice radicale, Wayne qui va s’affranchir, se libérer et s'émanciper un peu de sa relation avec Wax. Côté émancipation, Marasi n'est pas en reste non plus. Vu au début comme un love interest potentiel de Wax, elle a changé, laissant derrière elle cette possibilité, trouvant sa voie, montrant une force, une intelligence et là aussi elle affrontera son épreuve, sa tentation pour en sortir libéré.

Et puis il y a Steris. Si on sentait qu'il y avait avec ce personnage un énorme potentiel, on pouvait regretter qu'il soit trop inexploité. Certes elle prend un peu plus d'ampleur dans Jeux de Masques mais il y avait matière à la mettre un peu plus sur le devant de la scène. Et c'est chose faite ! Et encore une fois avec le talent d'écriture de Sanderson, c'est tout en subtilité qu'il nous montre enfin le vrai visage de Steris, tout ce que l'on présentait s’accomplit. Steris Harms est un personnage atypique (que Sanderson confirme être asperger d'ailleurs) et chacun des moments la mettant en scène est un réel plaisir. C'est un personnage qui fait preuve de beaucoup de courage et de résilience, d'une manière peu valorisé en général et c'est ce qui est agréable avec elle.

Avec cet avant dernier volume de la deuxième époque de Fils des Brumes, Sanderson enfonce le clou des révélations, il bouscule encore les certitudes de son lectorat et offre une aventure épique prenante de bout en bout qui fait avancer ses personnages et offre des perspectives et réflexions intéressante sur la divinité, la politique et le changement. Un roman riche et des plus réussi.

On notera que le livre contient une novella bonus intitulé Fils des Brumes : L'histoire secrète. Ce texte fera l'objet d'un article à part.

D'autres avis : Nathalie, Lianne 

Sur la pàl - Février 2021

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 C'est l'heure du bilan du mois passé !

Les arrivées

> 7 livres :

Cela aurait pu être raisonnable, j'ai remporté Genèse de la cité, le dernier N K Jemisin chez Yogo et j'aurais pu m’arrêter là, mais j'ai craqué pour les 6 premiers tomes du cycles des épées de Fritz Leiber en édition Pocket à dos noir avec les belles illustrations de Siudmak en couverture. Moi qui me félicitais de bien faire baisser la pàl...

Les lectures

  

> 1 Audiolecture

Midnight Sun de Stephenie Meyer, nouveau tome de la saga Twilight qui reprend le premier roman vu par les yeux du vampire Edward Cullen et... c'est nul. 800 pages, au moins une grosse moitié de trop. C'est chiant, on s'ennuie, tout les défauts de la saga sont exacerbés.

> 4 Livres

Percy Jackson : Le sort du titan - Rick Riordan. Je continue tranquillement mon exploration de cette série jeunesse qui s'avère surprenante et de très bonne facture

Fils des Brumes : L'alliage de la Justice (chronique ici), Jeux de Masques (chronique ici), les Bracelets des larmes - Brandon Sanderson
J'ai rempli mon objectif de reprendre et me mettre à jour sur cette excellente série ! Je l'ai ai dévoré comme ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps ! :)

> 3 Comics

Excalibur, vol 1 - Tini Howard & Marcus To
Un premier tome un peu fouillis qui peut perdre le lecteur mais qui semble poser de nombreuses pistes pour le futur

X-Men, vol 2 - Jonathan Hickman, Leinil Francis Yu & Mahmud Asrar
Hickman continue de poser les jalons de son run, on sent qu'il prépare un plan au très long court et cette mise en place et franchement plaisante à lire, notamment dans son exploration des conséquences de la création de la nation mutante.

Marauders, vol2 - Gerry Duggan, Stefano Caselli & Matteo Lolli
Un excellent second volume qui explore les suites des manigances de Sebastian Shaw. La dynamique de groupe fonctionne à merveille, Emma Frost est génial, Kate Pryde aussi et globalement tout le reste du casting

Et pour mars ?

Et bien je n'ai rien de prévu. J'ai profité des vacances pour faire une orgie de comics et me mettre à jour sur quelques séries sur lesquelles j'avais beaucoup de retard mais sinon je verrais au fil des envies je pense :)

Jeux de masques - Brandon Sanderson

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Jeux de masques - Brandon Sanderson
Le livre de poche (Orbit) // 2017 (VO 2015) // 576p

Et c'est parti pour le tome 5 de fils des brumes !! Si dans l'alliage de la justice, on sentait les prémices d'un intrigues plus vaste se mettre doucement en place, ici on est en plein dedans.

Environ 1 ans a passé depuis les événements du tome précédent, Wax alterne entre ses devoirs de noble envers sa maison, la préparation de son mariage avec Steris et ses activité annexes de constable honoraire. Des activités qui vont une fois de plus prendre toute la place face à un assassinat délicat sur le plan politique.

Il faut dire que la situation à Elendel est explosive. Des inondations mettent en péril la survie alimentaire de la ville, le taux de chômage de certaines profession explose, conséquence de l'industrialisation et d'un progrès technique qui ne s'accompagne pas de mesures sociales, les grèves et manifestations se multiplient pour des ouvriers qui n'en peuvent plus de se tuer à la tâche 16h par jours et la corruption des gouvernants enflamme un peu plus la colère des gens du commun.

Si l'intrigue du précédent volume pouvait paraître légère et manquer d'ampleur, ici c'est gros et dense, tous les jeux politiques cachent quelque choses de plus grand, des ramification qui s'étendent dans le passé de Scadrial, jusqu'à l'époque de la première trilogie.

Et c'est vraiment quelque chose de très appréciable ici, cet équilibre entre une intrigue terre à terre, humaine, qui parle des hommes, de leurs aspirations et de leurs vie, mêlée à un plan plus grand, divin, épique.

Les personnages introduits dans le volume précédents sont toujours de la partie et ils s'étoffent et se complexifient grâce à de nombreuses alternances de point de vue.

Steris devient passionnante, plus subtile et amusante qu'on pouvait l'imaginer, on regrettera juste qu'elle ne fasse pas plus d'apparition, restant trop en retrait de l'intrigue. Marasi s'est trouvée de nouvelles ambitions. Wayne réfléchit beaucoup aux implications des choix que lui et Wax font. Il dévoile de nouvelles facettes de sa personnalité, plus sérieuses et posées qu'on l'imagine, avec une manière de percevoir le monde bien à lui, et toujours son humour et son décalage si bienvenu. Quant à Wax, on en viendrait presque parfois à le prendre en grippe quand ses décisions et son badge le mettent presque du côté des oppresseurs. Il cherche toujours à faire ce qui est juste mais Sanderson s'ingénie à brouiller les pistes pour notre garde-loi le mettant face à des choix plus que difficiles.

L'une des grosses réussite de ce tome justement c'est la nuance et la subtilité que Sanderson parvient à glisser dans son antagoniste. Des buts qui semblent pertinent dans une situation d'inégalités flagrantes où le seul choix malgré tout qui s'offre à nos héros est de le combattre.

L'ensemble des intrigues et des fils posés par Sanderson depuis le tome précédent convergent vers un climax à couper le souffle, des révélations fracassante qui balaye les certitudes du lecteur comme de nos héros. 

Sanderson bouleverse avec ce nouveau volume, et il le fait comme toujours intelligemment, explorant de nouvelles facette de son univers, resserrant les liens du passé et introduisant de nouveaux éléments potentiellement vertigineux et l'ensemble est une grosse réussite.


D'autres avis : Lianne

L'alliage de la justice - Brandon Sanderson

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Brandon Sanderson - l'Alliage de la Justice
Orbit // 2012 /328p

Enfin, depuis le temps que je voulais m'y remettre, c'est fait, je suis reparti à lire du Sanderson, et je commence par la relecture du premier volet des aventures de Wax et Wayne, avant de poursuivre avec les deux tomes suivant jamais lu. Et 10 ans après ma découverte, c'est un vrai plaisir de retourner dans l'excellent univers de Fils des Brumes.

Plusieurs centaines d'années ont passé depuis les évènements de la première trilogie et nous retrouvons donc de nouveaux personnages dans un monde où nos héros sont devenus mythes, légendes et divinité et où la révolution industrielle fait son chemin, nous offrant avec ce volume une ambiance oscillant entre le western et le steampunk.

C'est dans ce cadre que Waxillium Ladrian, un ancien justicier des Rocailles, noble, allomancien et ferrochimiste va se retrouver à retourner dans la cité d'Elendel, loin du cadre sauvage qui lui est familier, afin de reprendre les rênes de sa maison et d’enquêter sur de mystérieux cambriolages et enlèvements.

L'intrigue de ce nouvel opus est relativement simple et si elle est franchement agréable à suivre, ménageant son lot de surprise et de moment d'anthologie, ce n'est pas le point fort du roman, relativement d'ailleurs et écrit par Sanderson comme une friandise pour se vider l'esprit.

Deux choses fonctionnent à merveille ici. Tout d'abord l'évolution du monde qui donne des perspectives très intéressante. Voir la place des allomancien dans un cadre ressemblant au 19e siècle américain est franchement savoureux, et offre des scènes de gunfight allomantique d'anthologie. C'est épique, ultra badass et extrêmement visuel.

Voir l'évolution social d'un monde de fantasy est très intéressant aussi, même si dans ce volume plutôt limité mais on sent un potentiel qui sera on l'espère exploré plus avant des les volumes suivant.

L'autre gros point fort de ce roman, c'est l'excellente galerie de personnages.

On d'abord Waxillium, notre justicier sans peur qui est l'archétype du cowboy solitaire mais qui grâce au talent de Sanderson ne tombe jamais dans le cliché éculé. Le personnage est riche, complexe et passionnant, et ses double talent, ferrochimiste et allomancien offre de belles possibilité.

Wayne, son adjoint est tout aussi intéressant. Si au premier abord il semble être là en guise ressort comique, il s'avère bien plus profond et intéressant. Et surtout, il permet à Sanderson de nous montrer une fois de plus son talent non négligeable pour l'humour ! (Il faut lire sa série Alcatraz !)

Il y a aussi Marasi, la jeune noble désargenté qui semble timide et effacé mais qui s'avère là aussi bien plus riche et complexe qu'au premier abord, pleine de détermination et d'intelligence.

Le seul reproche qu'on pourrait donc faire à ce tome, ça serait le manque d'ampleur de l'intrigue. On est loin des sommets de tragédie et de grandeur de la première trilogie ici même si l'on sent que de nombreuses pistes sont dévoilés pour le futur. On ne doute pas un seul instant qu'en grand planificateur, Sanderson pose, l'air de rien, des jalons important pour les futurs intrigues. En attendant, ce tome offre un divertissement d'excellente facture, fait évoluer des modes habituellement très statique et introduit des personnages attachant et intriguant et le tout est fait avec sa maîtrise habituelle.

D'autres avis : L'ours inculte, Herbefol, Page à page, Blackwolf


L'anomalie - Hervé Le Tellier

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L'Anomalie - Hervé Le Tellier
Gallimard // 2020 // 336p

Une fois n'est pas coutume, j'ai lu le prestigieux prix Goncourt de cette année. La raison est simple, c'est de la SF, enfin de l'anticipation selon son auteur, c'est pas pareil, l'anticipation c'est noble, pas comme la SF (moui j'exagère peut-être un peu). Ayant vu passer plusieurs avis partagés, j'étais curieux, mais j'avais la flemme. Heureusement, c'était court, et puis c'est dispo en audiolivre, un format parfait quand j'ai la flemme de lire un livre.

Difficile d'entrer trop dans le détails sans dévoiler un élément majeur de l'intrigue. On commence par suivre une galerie de personnages tous assez différents, si ce n'est leur tendance à être aisé et parisien (oui bon pas tous mais suffisamment), et petit à petit on va découvrir que tous on pris un certain vol Paris - New York turbulent, courant mars.

Disons le de suite, le roman de Le Tellier est diablement efficace. L'ouverture sous forme de polar avec son personnage un brin psychopathe accroche rapidement et contribue à jeter le trouble sur le lecteur. Tout le premier tiers du roman va ainsi nous présenter différents protagoniste, leurs vies, leurs problématique, entre le tueur à gage, la mère célibataire, l'architecte, le GI, etc. Une galerie de personnages variés, aux facettes multiples, dépeint avec talent.

Et puis le twist arrive, et les questionnement SF pointent le bout de leur nez. Rien de bien révolutionnaire ci pour qui connait le genre. Si c'est le cas, on ne peut s'empêcher de penser au Ubik de Dick ou bien à Daniel Galouye, et on s'amuse de voir ces problématiques abordés dans un roman qui n'ose pas se revendiquer pleinement du genre. Une frilosité qu'on peine à comprendre tant les références à la SF (certes plutôt mainstream) sont présentes, assumés et semble sincères. 

L'anomalie est très bien écrit, prenant, efficace, plein de sincérité et offre un bon divertissement relativement érudit. On peut toutefois lui reprocher un certains snobisme dans la construction de ses personnages et dans son écriture, et arguer que le roman n'apportera que peu de chose au genre à cause de la superficialité de traitement des thèmes qu'il pose. N'empêche qu'il reste un roman des plus agréable à lire qui propose un divertissement honnête et c'est déjà pas mal.


Ils en parlent :
Yogo, Chien Critique, Feydrautha, TmbM, Lune
Signalez vous si je vous ai oublié ;)

Méfiez-vous du chien qui dort - Nancy Kress

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Méfiez-vous du chient qui dort - Nancy Kress
Editions ActuSF // 2020 (Dates vo variable en fonction des textes) // 328p

De Nancy Kress, je n'avais lu jusqu'à présent que deux novellas. L'excellent L'une rêve, l'autre pas (chronique ici) ainsi que Le Nexus du Dr Erdmann, un texte qui m'avait laissé mitigé à sa lecture mais qui reste fortement dans ma mémoire et qui me laisse avec le recul une très bonne impression, pas tant pour le côté science-fictif que pour la riche humanité de ses personnages.

J'ai profité d'une proposition d'Actu SF pour enrichir un peu ma connaissance de l'autrice et j'ai fais un excellent choix avec ce court mais passionnant recueil.


Méfiez-vous du chien qui dort

Dans le même univers que L'une rêve, l'autre pas, une histoire de famille défavorisée. Les petites combines du quotidien, l'exploitation des masses, la survie, la quête de vengeance la rage au ventre, l'impuissance, sur fond de manipulation génétiques et de transformation de la société

La Montagne ira à Mahomet

Exploration glaçante de l'accroissement des inégalités médicales, dans un monde où les personnes prédisposées à certaines pathologie ne peuvent plus être assurée et luttent pour se faire soigner. Heureusement que certains médecins bravent encore les lois inégalitaires, mais le prix à payer et parfois lourd. Un récit terrifiant de clairvoyance qui montrent de beaux exemples de solidarité face à la misère.

Notre mère qui dansez

Du space opéra, une histoire de création, une variation sur le paradoxe de Fermi, une exploration de la manière dont les croyances se heurtent à des faits innatendus.

Trinité

Et si l'on pouvait démontrer scientifiquement l'existence de Dieu ? Un long texte qui explore encore une fois des histoires de familles complexes au travers de deux sœurs. Nancy Kress parlent encore de manipulation génétique, d'éthique scientifique et poussent les limites de la croyance.

Des ombres sur les murs de la caverne

Lorsque la technologie vient au secours de la création pour créer les nouveaux best sellers, restera-t-il beaucoup de place à la spontanéité, à la création pure ? Une reflexion intéressante sur la créativité, sur les apports et limites des outils technologiques.


Brise d'été 

Un récit fantasy surprenant qui reprend le thème de la belle au bois dormant. Une histoire de résilience féminine, de vie sacrifiée et de pouvoir.


6 textes, dont un de fantasy, tous aussi réussis. Des réflexions sur la génétique, la religion, les croyances, les technologies et l'humanité. 6 textes qui proposent des personnages riches et imparfaits, en lutte avec eux même, leur quotidien, leur démons. 6 textes qui montrent la force évocatrice de la plume d'une autrice qui à beaucoup à dire et à offrir.

Ils en parlent : Celindanaé, Gromovar, les chroniques du chroniqueur, Boudicca


Sur la pàl - Janvier 2021

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Bon allez, il s'avère que je suis extrêmement motivé et enthousiasmé par le blog et mes lectures en ce moment du coup je relance un petit bilan mensuel (on verra si ça dure ou même si j'ai de quoi l'alimenter à chaque fois).

Les arrivées

1 livre :

Méfiez-vous du Chien qui dort de Nancy Kress, un SP, aussitôt arrivé, aussitôt lu, et c'était très bien, j'en reparle bientôt.

4 comics :

X-Men Vol.2, Marauders Vol. 2, Excalibur Vol. 1 et 2., ils ont mis un bon mois à arriver, merci le brexit et le covid, mais ils sont enfin là, je vais pouvoir continuer d'avancer dans l'ère X-men la plus enthousiasmante depuis un moment !

Les lectures

Audiolectures

Le Messie de Dune de Franck Herbert, une relecture que j'ai bien apprécié et qui continue de me donner envie de relire l'ensemble du cycle dans ce format

L'anomalie, d'Hervé Le Tellier, le prix Goncopurt, parce que voyez-vous moa je lis des prix prestigieux. Moui et puis c'était de la SF, alors j'étais curieux. C'était sympa. Chronique à venir très bientôt ^^

Livres

Star Wars - Chevaliers Errant, un roman star Wars legend bourré d'action, fort sympathique même s'il va parfois trop vite et manque de développement

Waldo - Robert Heinlein, j'ai déjà dit tout le mal que j'en pensais sur les réseaux socio, pas la peine d'en rajouter

Alanna et l'enfant Vampire - Cordelia, un excellent roman jeunesse à l'intrigue classique mais au thèmes et personnages rafraichissant. Cordelia y aborde la non binarité, le handicap et esquisse un univers prenant

Acadie - David Hutchinson, Un excellent texte dont je parle plus en détail par ici

Cute Mutant vol 1: Mutant Pride - SJ Whitby, Premier tome d'une série de roman de super héro.ïne.s mutant.e.s queer. C'est extra, je recommande totalement pour l'univers et les personnages. J'en parle en détail par ici.

Méfiez-vous du chien qui dort - Nancy Kress, une excellent recueil de nouvelles riches, variées et profondément humaines. Chronique à venir bientôt

BDs/Comics

Mes ruptures avec Laura Dean - Mariko Tamaki & Rosemary Valero O'Conell, Très belle BD sur l'adolescence avec plein de persos queer et centré donc sur la relation lesbienne compliquée entre Frederica et sa petite amie Laura. L'Amour, les amitiés, une relations toxique, ce que ne doit pas nous coûter l'amour, tous ces sujets sont très bien abordé, avec une sorte de langueur qui traverse ce titre superbement illustré en bichromie de noir et rose par touche. La diversité des êtres et des corps représentée est très appréciable.

Star Wars, Chevalier Errant : Deluge, un tome moyen qui nous voit revenir sur le passé de l'héroïne. C'est particulièrement moche.

New Mutants, vol 1 - Jonathan Hickman & Rod Reis, Une aventure spatiale chez les Shi'ar avec l'équipe originel des New Mutants. C'est frais, dynamique, plein d'humour et très agréable à lire. Les dessins de Rod Reis sont de toute beauté.

Et pour février ?

Hé bien j'ai décidé pour février de me remettre à Brandon Sanderson ! Du coup j'ai déjà entamé la relecture de L'alliage de la Justice, tome 4 de la série Fils des Brumes, et je vais poursuivre avec les deux tomes suivant, ce qui devrait je pense m'occuper tout le mois voir plus vu la taille des tomes 5 et 6.

En même temps je continue tranquillement ma lecture de la série Percy Jackson, une série jeunesse franchement agréable dont l'ambiance mythologie grecque me donne envie de lire de la fantasy d'inspiration mythologique du même acabit. Je suis actuellement sur le tome 3 que je vais terminer avant de me consacrer pleinement à Fils des Brumes.

En audio, j'ai attaqué Midnight Sun de Stéphénie Meyer, nouveau roman de la saga Twilight qui raconte les évènements du premier tome vu par les yeux du vampire Edward Cullen.J'avais relu et trouvé toujours sympathique ce premier tome l'an passé malgrés de gros défaut, et du coup je m'attendais à passer un bon moment avec ce livre, mais force m'est d'admettre que pour l'instant, à 20% du livre, c'est l'ennuie total et l'envie permanente de baffer le protagoniste. C'est long (beaucoup trop long), 800 pages, heureusement que je suis passé à l'audio, j'aurais lâché l'affaire sinon.

Cute Mutants, tome 1: Mutant Pride - S.J. Whitby

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Cute Mutants, vol. 1 - S.J. Whitby
Autoédition // 2020 // 418p

Une de mes grandes passion dans la vie, ce sont les comics de super héros, et surtout les X-Men, "Craint et haïs par un monde qu'ils ont jurés de protéger". Si depuis le début, les mutants de chez Marvel sont une métaphore des minorités opprimés, il faut avouer que malgré tout, niveau diversité et minorité justement ça pêche toujours un peu.
Alors quand j'ai vu cette série de bouquin, fortement influencé par les X-men (et surtout l'équipe de jeunes des New Mutant), pleine de perso queer et racisé, et bien, ma curiosité a été très vite titillée !

Mutant and proud

Dylan Taylor, 17 ans, a un pouvoir particulier, celui de parler aux objets. Moui, comme nous tous, sauf qu'en plus ceux-ci lui répondent et vont même jusqu'à se mouvoir et interagir avec elle, comme son oreiller qui se fait plus moelleux pour la nuit, ou bien ces portes qui se déverrouillent à volonté. Cela fait quelques jours qu'elle s'est réveillé avec cette étrange habileté, et en tant que grande fan des New Mutant, élevé par Ness son parent (oui, Ness est non binaire) fan des X-men de la première heure, Dylan s'imagine déjà dans les pas de ses héro.ïne.s.

Quand en plus elle découvre qu'elle n'est pas la seule au lycée à développer des capacités hors du commun, il n'en faut pas plus pour qu'elle s'imagine monter sa propre équipe de super ! Enfin à condition d'arriver à socialiser un peu et à passer outre ses difficultés relationnelles.

Magneto was right

Tout d'abord le casting. Étant centré sur un lycée de filles, celui-ci est quasi exclusivement féminin, l'exception étant Lou, le petit ami de Dylan qui s'avère être un adolescent trans, et le super vilain, qui est un bon gros mec cishétéro à tendance incel (si là déjà vous êtes saoulé, clairement ce roman n'est pas pour vous ^^). Et du coup ce roman nous offre vraiment une chouette représentation de jeunes femmes variés, peu hétéros offrant de super moment de solidarité féminine et de sororité.

L'autre point réussi, c'est dans la création des pouvoirs, ceux de Dylan sont franchement drôle au début et se révèle terriblement puissant quand on progresse dans le récit. Et ses coéquipières ne sont pas en reste. Entre celle qui possède le don de télékinésie mais qui fonctionne uniquement quand elle se fait souffrir ou bien cette autre qui est dotée de puissant pouvoirs métamorphes mais liés à son humeur, cela occasionne des scènes franchement drôle.

Côté intrigue, on reste sur du classique. On est sur une "origin story" avec des individus qui découvrent leurs pouvoirs, un groupe qui se forme, les hauts et les bas, les premiers succès et premiers échec, le drama. Mais, l'ensemble fonctionne très bien, grâce à la voix de Dylan dont nous suivons le point de vue interne tout du long et à des personnages secondaires suffisamment intéressant. On saluera aussi le tournant franchement dramatique que prend l'intrigue dans sa dernière partie ainsi que les questionnement soulevé sur le poids des responsabilités (oui oui, un grand pouvoir, etc.), les choix face à l'impossibilité d'une résolution pacifique.

Évidemment qui dit mutant et X-men dit drama, et S. J. Whitby n'a rien à envier à Chris Claremont de ce côté là ! L'auteurice nous offre tout ce qu'on veut de ce côté la et le traitement des romances et amitiés est savament dosé pour faire trembler nos cœurs sans jamais prendre trop de place.

Point représentation : Auteurice non binaire, Personnages non binaire, trans, lesbienne, pan



Top lectures 2020

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Après le bilan chiffré, passons maintenant au top lectures de l'année écoulée, une année riche donc qui m'a offert de bien belles lectures.

Top littérature

Son corps et autres célébrations - Carmen Maria Machado

Un excellent recueil de nouvelles SF, fantastiques, étranges, féministes et lesbiennes, c'est le genre de lecture qui me fait sortir de ma zone de confort et pour le meilleur !

Le Prieuré de l'Oranger - Samantha Shannon

Une fantasy épique avec des dragons au parfum classique mais qui se démarque des stéréotypes avec une galerie de personnages très réussi qui change des standard habituels. Un roma qui fait la part belle aux représentation LGBT avec talent et qui offre une construction de monde des plus réussi

Star Wars - Maitre & Apprenti - Claudia Gray lien chronique

J'en parle en détail par ici, mais c'est une grosse réussite, un plaisir de replonger dans la période de la prélogie et d'appronfondir la relation Obi Wan / Qui Gon

Archives de l'exode - Becky Chambers (mais j'aurais aussi pu mettre Apprendre, si par bonheur)

Chaque lecture d'un roman de Becky Chambers est une petite pépite. Point d'intrigues épique, mais la vie tout simplement, dans toute sa diversité et sa complexité. Un panel de personnages riche, variés, des idées pour penser de nouvelles société et de la belle représentation LGBT

Lumières noires - N K Jemisin

Après la super trilogie de La Terre fracturée (chronique ici), j'ai découvert le talent de l'autrice avec cet excellent recueil qui aborde tous les genre possible et qui nous montre toute l'étendue de son talent.

Journal d'un Assasynth, tomes 2 à 4 - Martha Wells

Fin d'un cycle avec la 4e novella qui boucle en quelque sorte l'intrigue entamé dans le 1er volet de la série. Une série qui là aussi se concentre surtout sur les personnages et qui est une grosse réussite grâce à un.e protagoniste si particulier.e

Top graphique

Morgane - Simon Kansara et Stephane Fert

Une relecture féministe du mythe arthurien mettant à l'honneur Morgane. C'est excellent et c'est superbe !

House of X / Powers of X - Jonathan Hickman, R B Silva et Pepe Larraz Lien chronique

En plus d'être un très bon comics de super-héros, et une excellente histoire des X-Men, Hickman et ses comparses livrent aussi une très belle BD de SF. C'est riche en concept, ça joue sur des années d'histoires mais sans jamais être hermétique au profane. C'est le meilleur moment pour découvrir les X-Men, et c'est graphiquement superbe !

FMA, tome 1 à 3 - Hiromu Arakawa 

Ce désormais classique du manga qui va bientôt fêter ses 20 ans (!!!!) à commencé à être rééditer dans une édition grand format et j'ai craqué pour les premiers tomes. Et juste... wahou ! Mes souvenirs ne mentaient pas, c'est excellent, une œuvre majeure à découvrir absolument !


Acadie - Dave Hutchinson | De l'utopie à l'horreur

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Acadie - Dave Hutchinson
Le Bélial (Une Heure Lumière) // 2019 (VO 2017) // 112p

Après ma grosse déception que fut Waldo d'Heinlein (la seule vrai déception dans cette collection d'ailleurs), je retourne chez Une Heure Lumière pour continuer de me mettre à jour tranquillement sur leurs parutions avec un auteur dont c'est chez nous la première publication, et une publication de qualité !

Futur lointain, l'humanité a colonisé la galaxie par le biais de l'Agence et de l'hyperpropulsion. Dans ce contexte, nous suivons Duke, président élu contre son gré de la Colonie, une utopie scientifique où abonde les modifications génétiques en tout genre, certaines hallucinantes, d'autre complètement farfelus, créant ainsi un genre de société joyeusement hippie.
Tout va pour le mieux jusqu'à ce qu'une intrusion dans le système hébergeant la colonie fasse craindre le pire pour ses habitant et son président un peu ronchonchon.

Difficile de parler de ce texte sans trop en dévoiler et gâcher un élément majeur. On pourra dire que le worldbuilding est de très bonne facture, le style et la construction agrémentée de flashback dynamique, les personnages intriguant, l'humour savamment dosé. Mais tout ceci n'en ferait qu'un texte sympathique sans plus sans le retournement de situation qui arrive aux deux tiers du récit et qui en change totalement la vision qu'on en avait jusqu'ici.

La brièveté du texte fait que les deux premiers tiers, s'ils ne présentent pas une originalité folle, ne sont pas un frein à l'appréciation de cet excellent texte et construisent avec brio tout ce qu'il faut pour nous surprendre au bon moment.

Ils en parlent : Au pays des Cave Trolls, les lectures du Maki, Acaniel, Yozone, Artemus dada, De l’autre côté des livres, le Bibliocosme, Yuyine, Blog à part, Yossorian, Nevertwhere, Lorhkan, Le Syndrome Quickson, Les chroniques du chroniqueur, Ombre Bones, L' épaule d'orion

 


 


Harrison Harrison - Daryl Gregory | Poulpe, secte et glougloutement

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Harrison Harrison - Daryl Gregory

Le Bélial' // 2020 (2015 VO) // 348p

Jusqu'à présent chaque texte de Daryl Gregory à être passé devant mes yeux fut un grand plaisir de lecture. Que ce soit ses rares nouvelles traduites ou bien ses deux excellent romans que sont L'éducation de Stony Mayhall et Nous allons tous très bien, merci.

Et justement, Harrison Harrison, et une préquel de ce dernier, même s'il fut en réalité écrit avant et qu'il peut tout a fait être considéré comme un one shot.

///

Harrison, a vécut dans sa petite enfance un événement traumatisant. Lors d'un voyage en mer, son père est décédé, tandis que lui même à perdu sa jambe droite. Simple accident selon l'histoire officiel, une histoire qui ne colle pas avec les souvenirs étranges de monstres et de tentacules qui reviennent parfois hanter la mémoire d'Harrison.

Quand le réçit démarre on retrouve un Harrison agé de 16 ans en plein déménagement. Il vient de quitter sa Californie ensoleillé pour suivre sa mère, scientifique en quête de calamars géant, pour la sinistre ville de Dunnsmouth. 

Le choc culturel va être violent, pas de réseau, un collège sombre et peu accueillant peuplé de professeur bizarre, et dont les élèves, aux visages et vêtements ternes, participent tous à une sorte de culte ancestrale perturbant.

La disparition de sa mère lors d'un voyage en mer va obliger Harrison découvrir les secrets de Dunnsmouth, va l'entrainer en quête de son passé et va lui faire découvrir des amis inattendus.

///

Si les clins d'oeil à Lovecraft sont évident, évacuons rapidement ce volet en disant que le connaisseur sourira devant les références (Dunnsmouth par exemple qui fait référence aux villes imaginaires d'Innsmouth et Dunwich) tandis que le profane n'en aura cure puisque ce n'est pas le propos du livre. Même si d'un certain côté Daryl Gregory prend le trope du monstre indicible pour le retourner, l'humaniser et remet du monstrueux dans l'humain.

Avant tout, Harrison Harrison est un roman fantastique d'aventure, et à ce titre il est parfaitement réussi.

On suit avec plaisir les aventures trépidantes d'Harrison, son enquête, les nouvelles amitiées qu'il se fait en cours de route, les surprenante rencontre et les découvertes stupéfiantes.

La galerie de personnages secondaire qui accompagne le protagoniste est savoureuse, que ce soit la faussement morne Lydia, l'étrange Lub ou la pétillante tante Sel, qui sous ses airs de bimbo superficielle s'avère en réalité complexe et intéressante.

Il y a une fibre très 90's qui se dégage du roman de Daryl Gregory avec ce groupe d'adolescent qui se réunit pour combattre les forces obscurs glougloutant dans la pénombre et c'est un vrai régal.

Avec ce roman Daryl Gregory réussit parfaitement son incursion en littérature jeunesse. Il propose une intrigue prenante, des personnages complexe croqués en quelques lignes auquel on se lie facilement, un peu d'horreur cosmique, et une atmosphère sombre voir même très glauque enrobé d'une touche d'humour noir toujours bienvenue qui s'intègre parfaitement sans jamais désamorcer les ambiances qu'il met en place.

Il aura fallut du temps pour que Le Bélial nous propose enfin ce titre, mais il faut avouer qu'ils ont très bien fait les choses sur cette édition, l'agrémentant d'illustration de Nicolas Fructus qui mettent parfaitement en image les étranges professeurs de Dunnsmouth ou les créatures effrayantes rencontrés au fil du récit.

D'autres avis : Quoi de neuf sur ma pile, De l’autre côté des livres, Au pays des Cave Trolls, Les Chroniques du Chroniqueur, Chut… Maman lit, Bookenstock, L'épaule d'Orion, Anudar

Ces livres qui font envie ! - 1er trimestre 2021

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Allez, ça faisait longtemps qu'on avait pas ici fait un petit point sur les sorties à venir qui me tente ! Et... Pas tant que ça de titre qui me font vraiment de l'oeil je trouve (mais je suis sûr que les futurs avis de mes camarades blogueurs feront gonfler les wishlist en cours d'année comme toujours), mais tout de même des choses enthousiasmantes dans ce que j'ai repéré.

> Chroniques du Pays des Mères - Élisabeth VONARBURG
Folio SF - 7 Janvier 2021

La resortie en folio SF avec une couverture de toute beauté de ce grand classique de la littérature SF utopiste féministe devrait être l'occasion d'enfin essayer !

> La Tromperie de Guenièvre - Kiersten WHITE
De Saxus - Février 2021
aucune idée de ce que cela vaut mais cette réécriture du mythe arthurien à réveillé mes envies de table ronde et d'excalibur.

> Génèse de la cité - N.K. JEMISIN
J'ai Lu Nouveaux Millénaires - 3 février 2021
Le début d'une nouvelle trilogie de NK Jemisin, que dire d'autre, c'est à lire !

 > La Fontaine des âges - Nancy KRESS
Le Bélial' (Une heure lumière) - 18 février 2021
Le retour de Nancy Kress chez Une Heure Lumière ! Bon je les prends tous d'office de toute façon.

> Star Wars - Leia : Princesse d’Alderaan - Claudia GRAY
Pocket - 25 février 2021
Claudia Gray est devenue une autrice incontournable du nouveau canon Star Wars, chacune de ses sorties est attendue de pied ferme, et c'est pour moi un sans faute jusqu'à présent !

> Un Souvenir nommé empire - Arkady MARTINE
J'ai Lu Nouveaux Millénaires -Mars 2021
Alors celui-ci, je l'attends beaucoup, beaucoup, beaucoup ! Il me fait vraiment très envie.

> Star Wars - La lumière des Jedi - Charles Soule
Pocket - 25 mars 2021
L'autre très grosse sortie du 1er trimestre pour moi, le roman qui ouvre la nouvelle saga littéraire Star Wars La Haute république. Au programme, 2000 ans avant la menace fantôme, une république et un ordre Jedi à leur apogée, loin des errements militariste de la guerre des clones, loin de la corruption du sénat et loin la chute des Jedi.


Et vous, votre liste est déjà prête ?