L'Arpenteuse des rêves - Estelle Faye

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L'Arpenteuse des rêves - Estelle Faye
Rageot // 2021 // 352p
Livre lu en service presse via Netgalley

Après avoir découvert avec succès la plume d'Estelle Faye, je poursuis dans un registre différent puisqu'il s'agit non plus d'horreur mais de fantasy jeunesse. Mais si le genre est différent, la qualité est tout autant au rendez-vous !

Myrie survit difficilement dans la dure cité de Claren. Une ville construite en strates où les plus riches vivent dans la haute ville et les plus pauvres dans les bas fonds, exploité par les castes supérieures.

Mais Myrie cache un talent particulier, elle est Arpenteuse de Rêves, un don permettant de s'infiltrer dans les songes d'autrui et que l'on retrouve habituellement dans les classes les plus favorisées où il est scrupuleusement encadrée par l'académie.

Le quotidien de Myrie et de sa famille d'adoption faites de jeunes adoptées et de laissés pour compte va se trouver bouleversé par la multiplication d'apparitions spectrales et de cauchemars puissant qui vont profondément perturber le quotidien des habitants de la citée.

Entre son passée douloureux, sa lutte pour sa famille, le destin de la cité et une rencontre onirique à travers le temps, la jeune fille va avoir fort à faire !

*  *  * 

Une fois encore, il faut saluer la belle plume d'Estelle Faye qui donne vie avec talent à un très bel univers. Son style est évocateur, immersif et poétique et il transporte très efficacement dans cet univers.

Un univers qui est assez archétypal par certains côté mais qui s'avère très bien construit d'ailleurs. Les pauvres d'un côté, les riches de l'autre, dans une ville au bord de l'asphyxie pour cause de pollution et d'exploitation des ressources à outrance, une magie qui transcende les classes même si bien sûr les privilégiés ne le reconnaissent pas.

Un univers qui permet de servir une intrigue qui s'avère simple mais efficace et prenante, un récit d'émancipation, de remise en question de l'ordre établi, une révolution, et le tout est porté par une galerie de personnage des plus réussie qui donne beaucoup de cœur à cette histoire.

La famille d'adoption de Myrie est très attachante, et on se prend très rapidement d'affection pour cette petite bande de laissé pour compte qui mettent l'entraide et la solidarité au cœur de leur vie.

Estelle Faye livre un très bon roman de fantasy jeunesse qui offre une intrigue prenante, un univers onirique très réussi, une galerie de personnage qu'on prend plaisir à suivre et aborde avec simplicité et justesse des thèmes sociaux et écologique d'importance qui parlerons à n'en pas douter aux plus jeunes et moins jeunes.

 










2001, l'odyssée de l'espace - Arthur C. Clarke

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2001, l'odyssée de l'espace - Arthur C. Clarke
Ailleurs et demain // 2021 nouvelles traduction (1968 Vo) // 270p
Livre lu dans le cadre du Mass Critique de babelio

C'est toujours difficile de s'attaquer un grand classique de cette envergure, surtout quand il est aussi daté et que globalement j'ai de plus en plus de mal à accepter les défauts inhérents aux vieux textes du fait de l'évolution de la société et de la qualité des productions actuelles.

Mais bon, j'ai tout de même encore de l'affection pour les écrits de Clarke dont je picore régulièrement l'intégrale des nouvelles (lol, elle est en standby depuis longtemps mais c'est mon chantier 2022 on va dire) avec grand plaisir.

Il y a 3 millions d'années, sur Terre, un monolithe mystérieux apparait auprès d'une tribu d'ancêtres des êtres humains, mettant en branle une évolution qui conduira jusqu'à notre espèce.

3 millions d'années ont passés et sur la Lune, les humains découvrent avec stupéfaction un monolithe qui emet un signal en direction de Saturne.

2001, le vaisseau Discovery est en route pour un voyage perilleux en compagnie d'une IA perturbé, vers ce qui sera la prochaine étape de l'évolution humaine.

*  *  *

Le roman est lent, et sa construction éparpillé participe à cette impression de lenteur malgré ces 270 pages. Quasiment la moitié du roman semble être une introduction à l'histoire principale telle qu'on la conçoit, le voyage du Discovery. Sauf que bien évidemment, il ne s'agit pas tant de l'histoire de personnages voyageant dans l'espace que de l'histoire de l'humanité franchissant différents stade d'évolution. 

Les protagonistes sont donc assez maigres, peu développés, ce qui donne un sentiment de détachement et peine à impliquer le lecteur.

Cependant, on lit rarement Clarke pour ses personnages, mais pour le Sense of Wonder, ce sentiment d'émerveillement devant l'ampleur de l'univers. 

Et de ce côté, on est bien servi. LEs monolithe mysterieux, le voyage long et solitaire aux confins du cosmos, la fronde gravitationnelle autours de Jupiter et puis, Japet et l'ultime étape.

2001 est un roman intéressant aussi en le remettant en contexte. Il est publié en 1968, avant donc que Neil Armstrong pose le pied sur la Lune et nombre de scène grandiose sont à juger en fonction de ça.

J'ai mis du temps à rentrer dans ce roman, à raccrocher les bouts, et ce malgré ma connaissance du film éponyme. Mais j'ai apprécier tout de même une grande partie du voyage proposé.

2001 est un texte daté, tant sur le fond que sur la forme, mais il reste un grand texte qui offre de belles choses aux lecteurices qui accepteraient de faire un bon en arrière, durant l'âge d'or de la conquête spatiale (et qui ne seraient pas trop tatillons sur le manque de personnages féminin et leur traitement que l'on qualifiera gentiment de... perfectible.)

D'autres avis:   Xapur, Lorhkan


Sur la PàL - Octobre 2021

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Octobre à été globalement un bon mois de lectures. Des circonstances indépendantes de ma volonté (enfant malade donc fatigue) ont ralentis mon rythme en fin de mois mais je finis avec 5 romans lus et un TPB de comics, ce qui est plutôt pas mal.

Par contre, moi qui souhaitait faire un mois dans l'ambiance Halloween, c'est un peu raté puisque seule une lecture rentre vraiment dans cette catégorie. La faute à une pile de SP trop importante, ça m'apprendra à être gourmand. Le point positif, c'est que les lectures en question étaient quand-même de qualité. Et puis pour moi l'ambiance Halloween s'étale jusqu'à fin novembre donc j'ai encore de quoi faire :D

Sinon, octobre aura été pour moi le mois de la découverte d'Estelle Faye dont malgré de nombreux retours de qualité je n'avais jamais rien lu, et clairement, je vais poursuivre ma découverte de l'autrice !

Livres Lus

Les Maitres enlumineurs, 2 : Le retour du Hiérophante - Robert Jackson Bennett (Chronique ici)
Un second tome de qualité qui m'a plu autant que le premier !

Les Chroniques de la Lune Noire, 1 : De Gueules - Jeanne-A. Debats & Froideval (Chronique ici)
Une plongée nostalgique que j'ai beaucoup apprécié malgré quelques défauts.

Widjigo - Estelle Faye (Chronique ici)
Un récit fantastique oppressant et immersif sur l'île de Terre-Neuve

La Monture - Carol Emshwiller (Chronique ici)
Une SF dystopique dérangeante qui pousse à la reflexion

L'Arpenteuse de rêves - Estelle Faye (Chronique à venir)
Une belle fantasy onirique passionnante au fond social travaillé.

Saga, volume 1 - Brian K Vaughan & Fionna Staples
Une nouvelle relecture pour se préparer à la reprise de la série après quasiment 3 ans de hiatus. C'est toujours aussi excellent.

Le Mois prochain

Bon aller, je termine rapidement ma lecture papier en cours, à savoir 2001 l'odysée de l'espace dans sa nouvelle traduction, et ensuite je me consacre pleinement à des lectures Halloweenesque. J'ai en vu du Shirley Jackson, le recueil Fournaise, ainsi que l'intégrale Hellraiser/Evangiles Ecarlates qui sort ce mois-ci.
Il y aura aussi la relecture de Saga à avancer, et puis il me restera décembre pour écluser la pàl d'automne !  On y croit !

Bonnes lectures à toustes ! :)

Sur le Sonar d'Elessar - Novembre 2021

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 Bon, qu'ais-je donc vu comme sortie qui fait de l'oeil ce mois-ci !

Stephen King : Après
Ha mais oui, un King nouveau, pourquoi pas ! Mais je vais essayer de lire L'institut avant.

 

 

 

 

 

Clive Barker : Hellraiser - Pinhead Edition
Je garde un souvenir mémorable du film Hellraiser que j'ai adoré, il va être temps de lire le texte original et de découvrir vraiment l'auteur. D'autant plus que cette édition s'annonce somptueuse !

 

 

 

 

Kiersten White : La Trahison de Camelot
J'ai pas lu le premier tome, mais bon je note, ça me tentait bien ^^

 

 

 

 

 

Leigh Brackett : Le Grand Livre de Mars
Du vieux space opéra des 50's mais écrit par celle qui fut l'autrice du premier jet du scenario de l'empire contre attaque. Cette saga éveille ma curiosité !

 

 

 

 

 

Adrian Tchaikovsky : Sur la route d’Aldébaran
Oui bah un UHL, ça sera pris et lu à un moment quoi XD

 

 

 

 

 

Diana Wynne Jones : La Maison aux mille détours
Le 3e tome de la trilogie du Chateau de Hurle. J'ai lu et adoré le premier tome il y a quelques années, il faudrait que je reprenne et poursuive cette trilogie à l'occasion tout de même ! 








Straight - Chuck Tingle

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Straight - Chuck Tingle
Autoédition // 2021 // 130p

Après ma lecture de l'amusant et complètement barré Space Raptor butt Invasion, je m'étais dit que je retenterai cet auteur si mystérieux et particulier et la sortie d'une novella d'horreur au pitch alléchant m'a fait sauté le pas à nouveau.

Il y a 3 ans, une brèche est apparu dans l'espace causant pendant 24h une sorte d'épidémie de zombification. Toute les personne cisgenre hétéro se sont retrouvées assoiffée de sang et complètement décérébré, se ruant avec un désir de destruction inarrêtable sur toute personne LGBT+ à leur portée.

La novella de Chuck tingle commence donc la veille de la 3e itération de cet événement et va suivre un groupe de 4 ami.e.s, bi, gay lesbienne, trans qui ont pour projet de passer les 24h de ce Saturation Day à l'abri dans une cabane isolée au fond du désert. bien sûr, rien ne va se passer comme prévu, il va y avoir du sang des cris et des morts horribles.

*  *  *

Il y a deux manière d'aborder Straight. Au premier degré c'est un genre de pastiche qui reprend de nombreux code du slasher et du genre zombie. Nos 4 ami.e.s vont se retrouver confronter à la mort, dans un lieu isolé et vont devoir tenter de survivre. Iels vont affronter leurs doute, prendre des décisions stupides et un poil inconsciente qui vont les exposer au risque d'être démembrer, déchiqueter, pendu ou autre mort atroce, et iels vont affronter ça avec peur, courage, détermination, trouvant au fond des ressources insoupçonnés, et finir par se lâcher totalement avec pour seul but leur survie.

C'est classique mais bien fait. L'horreur est bien représentée, c'est gore, on a des surprises prévisible et d'autres plus surprenante, c'est fluide et prenant, on passe un très bon moment.

*  *  *

Mais Straight est plus profond que le laisse penser la première lecture et possède une dimension qui peut échapper à la plupart des personnes cis hétéro justement. C'est que Straight sous ses allures de roman horrifique parle surtout de ce que c'est que d'être queer. Et il en parle extrêmement bien.

Les doutes, la peur, la colère, les blessures qu'on garde, le soutient qu'on ne peut trouver qu'auprès de ses pairs, le sentiment d’appartenance qui fait du bien, ce que l'on attend des alliés et ce que l'on peut attendre d'eux. Chuck Tingle adresse ainsi un certains nombre de problématiques LGBT+, avec beaucoup de justesse. Il est pertinent dans sa représentation de ce que peut être d'être queer, et il en profite aussi pour tacler sans concession les discours TERF (Trans Exclusionnary Radical Feminist. Une frange de personnes considérant [à tort, fuck them] que les femmes trans ne seraient pas des femmes et cherchant à les exclure des luttes féministes).

Que vous souhaitiez juste passer un moment fun avec un roman d'horreur court et efficace ou que vous souhaitiez une lecture pleines de personnages aux genres et sexualités diverses qui évoque avec talent ce qu'est être queer, foncez, ce livre est une vrai réussite, et j'espère sincèrement qu'un éditeur français se penchera dessus !

La Monture - Carol Emshwiller

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La Monture - Carol Emshwiller
Argyll // 2021 (2002 vo) // 224p
Livre lu en service presse

Un jour, les Hoots ont débarqués sur Terre, et cette espèce extraterrestre aux jambes faibles à peine capables de les porter à eu la bonne idée d'asservir l'espèce humaine pour en faire leurs montures. Oui, comme des chevaux. Ceux-ci sont élevés depuis le plus jeune âge dans l'optique d'être une bonne monture, ne pas trop parler, suivre les directives aux gestes, faire confiance à son cavalier, etc.
Et c'est dans ce contexte que nous allons suivre Charley alias Smiley, un jeune garçon de 11 ans ainsi que son Hoot, Son-Excellence-Vouée-A-Devenir-Notre-Maître-A-Tous durant leur apprentissage de la liberté.


Au moment où commence le récit, un vent de révolte souffle sur les montures et Charley, bien contre son gré est libéré par son père et emmené en montagne dans un village de montures sauvages. Pour Charley qui a déjà bien intégré sa domination et qui se satisfait, voir même s'enorgueillit, de son sort, la confrontation avec sa libération va être rude.

*  *  *

Carol Emshwiler livre avec la monture un récit passionnant, qui parle de domination au sens large, et surtout de la difficulté de s'affranchir de ces codes qu'on intériorise au point de trouver normal certaines forme d'asservissement.
Le personnage de Charley est fascinant sur ce point avec sa manière de normaliser récompenses et mauvais traitement, avec ses rêves bridés par l'horizon de la domination qui se limitent à être une bonne monture, faire des courses, gagner des rubans…

Être libre est compliqué, c'est difficile et quand on est conforme aux attentes de la servitude, il est parfois plus simple et bien plus confortable de s'en satisfaire.
Mais bien sûr, pour tout ceux qui ne se coulent pas dans ce carcan, c'est la violence, les brimades, la torture même, et toujours sous couvert d'une fausse bienveillance, porté par cet hypocrite crédo de gentillesse des Hoots. Là encore le roman tape juste, et on ne peut pas ne pas penser à cette frange politique naïve qui justifie les pires copinage fascistes sous prétexte de gentillesse et bienveillance.

De la naïveté, il y en a dans l'écriture simple et sans fioritures de l'autrice qui renforce ainsi le sentiment de malaise qui prend devant certaines scène au fond franchement horrible mais vue par les yeux de Charley avec un détachement et une normalisation glaçante.

Finalement, le chemin sera long, mais surprenamment, aidé par la relation avec son jeune Hoot forte et en fin de compte débarrassé de son rapport de force, Charley et avec lui probablement l'humanité, trouvera une nouvelle voie vers une cohabitation inévitable.

Carol Hemshwiller livre avec la monture un roman fort, marquant, dérangeant à bien des égards qui parle avec acuité des rapports de force, de la domination et peut-être aussi de la façon dont l'humanité considère les autres animaux. Elle le fait avec un récit perturbant tant dans le fond que dans la forme qui n'est pas sans évoquer le conte philosophique et qui marque fortement.

D'autres avis : Le Syndrome Quickson, Lune, Un dernier livre, L'Epaule d'Orion

Les Maîtres enlumineurs, tome 2 : Le Retour du Hiérophante - Robert Jackson Bennet

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Les Maîtres enlumineurs, tome 2 : Le Retour du Hiérophante - Robert Jackson Bennet
Albin Michel Imaginaire // 2021 (VO ) //615p
Livre lu en service presse

Après un excellent premier tome, il va sans dire que j'avais hâte de mettre la main sur cette suite pour découvrir enfin ce qu'allait donner les promesses faites à la fin du premier tome.

Il s'est passé 3 ans depuis les événements du tome précédent et la chute de la maison Candiano. Trois années qui ont apporté un vent de changement sur Tevanne. La maison marchande lancé en toute hâte par Sancia, Orso et leurs comparses à évolué et lancé une hémorragie d'enlumineurs qui suivant leurs exemples se sont lancé aussi, quittant les 3 maisons marchandes principales restantes. Mais alors que toutsemble bien se passer pour nos amis, le retour du premier des Hiérophantes, Crasedes est annoncé, et avec lui, c'est la mort et la destruction qui risque de s'abattre sur toute la cité.

*  *  *

Bon aller, trêve de suspens, j'ai adoré ce second tome.

Bennet livre avec ce second volet une intrigue qui monte d'un cran dans l'épique. L'ennemi évoqué dans le premier tome et entraperçu fugitivement se dévoile complètement et il est effrayant. Effrayant par sa maitrise de l'enluminure, effrayant par ses buts, effrayant par ses désirs violents et impitoyables.

Face à lui nos héros n'ont que peu de choix et luttent avec un désespoir créatif qui emmène l'Enluminure dans des zones encore inexploré et dévoile de nouvelles facette de cette magie passionnante à découvrir.

Si le premier volume s'attardait principalement sur Sancia Grado, nous faisant découvrir tout son quotidien, sa vie, son passé et ses désirs, ce second volume donne la part à tous le casting enrichi.

C'est ainsi l'occasion de découvrir en profondeur Gregor e d'explorer ses traumatisme. On entre aussi dans la tête de Bérénice, et on comprends son fonctionnement, son intelligence. Orso se dévoile aussi, et celui-ci s'avère toujours aussi intéressant, avec son côté papi grognon, son interêt pur pour l'Enluminure et son côté paternel bienveillant pour ses nouveaux amis.

C'est un plaisir de continuer à suivre ainsi nos personnages, d'en découvrir plus sur et c'est d'autant plus un crève cœur de les voir souffrir.

Car ils vont souffrir, et pas qu'un peu. Bennet, loin d'offrir un tome de transition avec ce second volet n'hésite pas une seconde pour bouleverser en profondeur les cartes de son monde et amener des changements radicaux qui se feront pour beaucoup dans la douleur.

Ce deuxième tome de la série est à mon sens une grosse réussite. Il construit avec talents sur les bases du premier en explorant plus avant les possibilités offertes par celui-ci. Mais loin de se contenter de se reposer sur ce qu'il a construit, il fait évoluer ses personnages et bouscule son univers pour surprendre le lecteur offrant ainsi un deuxième tome passionnant et surprenant !

Radar à diversité : PP / PS lesbiennes

Widjigo - Estelle Faye

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Widjigo - Estelle Faye
Albin Michel imaginaire // 2021 // 250p
Livre lu en service presse


Première incursion pour moi dans l'univers d'Estelle Faye avec Widjigo, et on peut dire que c'est réussi.

1793, Jean, jeune soldat révolutionnaire doit arrêter Justinien de Salers, un noble Breton. La rencontre va tourner à l'étrange quand Justinien propose au jeune homme de lui narrer un épisode important de sa vie au nouveau monde 40 ans plus tôt avant de se rendre.
On suit donc le récit étrange et perturbant de Justinien, et d'un groupe de survivant sur l'île de Terre Neuve en 1754 alors que secrets, monstres et morts semblent les suivre et s'accumuler...

*  *  *

Porté par un style riche et immersif, Widjigo nous plonge dans les territoires sauvages du nouveau monde avec talent. La plume de l'autrice décrit une terre hostile et reculés, une atmosphère poisseuse, brumeuse, loin de la civilisation et pose très rapidement une ambiance extrêmement oppressante. On se retrouve dans ce cadre en nombre réduit, Justinien et ses camarades d'infortunes étant rescapé du naufrage de leur goélette au large de Terre-Neuve, leurs destination première où ils se rendait pour enquêter sur la mort mystérieuse d'un cartographe.

Bien sûr, il n'est plus question pour eux que de survie à présent. Une survie qui, malgré les talents certains d'un forestier et d'une native sang mêlée, semble compliquée par la dégradation des circonstances. Cauchemars récurrents, visions, mort mystérieuse, présence insaisissable vont bientôt se mettre en travers de la réussite de nos personnages.

*  *  *

Des personnages qui sont d'ailleurs très réussi, car loin de se reposer uniquement sur le style et l'ambiance, Estelle Faye pose une galerie de personnages variés et intrigants. Ephraïm, le pasteur puritain plus hypocrite qu'on l'imagine, l'officier anglais, le jeune garçon survivant d'une expedition, Veneur le botaniste, et d'autres encore.

Chacun d'entre eux portent des secrets, qui se dévoileront au fur et à mesures, éclairant le lecteur sur les liens qui existent entre chacun, sur les raisons de ce qui leur arrivent.

L'intrigue resserré, presque un huis clos naturaliste fait doucement monter la pression et l'horreur jusqu'à un climax haletant et une révélation finale bien amené que le lecteur attentif aura pu repéré grâce à des indices savamment distillés.

Avec se roman fantastique horrifique alternant entre la Bretagne de 1793 et Terre-Neuve en 1754, Estelle Faye livre un récit de survie oppressant et angoissant ou l'ambiance poisseuse du cadre ainsi que les secrets inavoués des personnages captivent de bout en bout ! On frissonne, on est happé et fasciné par l'angoisse qui monte, par les légendes qui prennent vie et les morts violente dispensé à ceux qui au final méritent tous leur sort ou presque !

   

Autres avis: L’épaule d’Orion, Outrelivres, Fantasy à la carte, Lullaby, Yuyine, Celindanae, L'Ours Inculte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Chroniques de la Lune Noire, tome 1 : De Gueules - Jeanne A. Debats & Froideval

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Les Chroniques de la Lune Noire, tome 1 : De Gueules - Jeanne A. Debats & Froideval
Editions LEHA // 2021 // 350p
Livre lu en Service Presse

Ha ! Les Chroniques de la Lune Noire, ce nom m'évoque une grosse partie de mon adolescence à zoner des après-midi dans les couloir de la Fnac Montparnasse à Paris pour bouquiner des piles de BD. C'était pas une bibliothèque mais franchement, pour beaucoup de gamins parisien de mon âge, c'était tout comme.

Depuis, j'ai fini par acquérir les 14 premiers tomes pour lesquels je garde une place spéciale. J'ai adoré cette série à l'époque, c'était cool, plein de magie, de dragon, de démon, de meufs dévêtues (yep, j'ai mentionné que j'ai découvert ça vers 11/13 ans ?) et de baston sanglantes et épiques.

Honnêtement, en temps normal, j'aurais à peine levé un sourcil devant l'adaptation de cette série en roman, mais le nom de Jeanne A. Debats associé au projet a plus qu'éveillé ma curiosité.

Dans ce premier roman qui regroupe les 3 premières BDs de la série, on fait la rencontre de Wismerhill, un demi elfe qui vagabonde plus ou moins insouciamment dans la forêt, armé de pied en cape avec Muguet son fidèle destrier. Sa destiné va prendre une autre tournure lorsqu'il fait la rencontre de Pile-ou-Face, un elfe roublard qui va l'entrainer dans une succession d'aventure faites de vol minable, de rapines misérables et de nouvelles rencontre surprenantes tel qu'un demi ogre qui a tout d'Attila, un magicien puissant, l'amour de sa vie, une confrérie religieuse d'extremiste, des bains de sang et autres.

Pendant ce temps, dans l'ombre, rôde la puissance de Lucifer, le démon Pazuzu, l'archimage de la Lune Noire Hazeel Thorn et tout un tas d'intrigue de pouvoir et politique impliquant l'Empire de Lhynn.

C'est ainsi que tout au long des 350p nous allons suivre le chemin plus ou moins initiatique, l'ascension de Wismerhill, de péquenaud perdu à chef de guerre puissant.

*  *  *

Évacuons d'abord les défauts. Oui, Les Chroniques de la Lune Noire ça a 30 passés et ça se sent. Cela se sent dans le classicisme joyeusement bourrin de l'intrigue qui voit un genre d'élu gagner puissance et pouvoir pour accomplir une destiné à peine évoqué mais que l'on devine déjà d'importance.

Cela se sent aussi par une certaine linéarité dans le déroulé des évènements. Nos personnages courent d'aventures en aventures, toutes s'enchaine l'une après l'autre mais sans trop savoir où l'on va.

Ça se sent aussi dans l'univers médieval fantastique classique où l'on retrouve tout un bestiaire fortement éprouvé par les amateurs du genre. Elfes, Nains, Dragons, Orques, Ogre, Magiciens, etc.

*  *  *

Mais malgré tout, ce premier volume est tout de même fort plaisant à lire. Tout d'abord grâce l'écriture qui est très réussie. Les descriptions riches, et immersives, et surtout les dialogues savoureux. L'humour, souvent sous forme d'humour noir et d'une certaine ironie grinçante parcours l’œuvre à chaque instant et ce qui aurait pu parfois sonné comme cliché ou ridicule se retrouve fonctionné à merveille. Les personnages sont bourrins, les ordres religieux extrémistes, mais le second degrés qui entoure l'ensemble donne une joyeuse alchimie.

Les personnages sont un point fort aussi, car si pour certains ils découlent de bon gros cliché de la fantasy épique classique, ou semblent tout droit sorti de Donjons et Dragons, Ils sont aussi totalement décalé, n'ont rien d'héroïque et sont même fortement malhonnête et immoraux en bon anti-héros, mais avec toujours un humour et un décalage qui évite l’écueil du ridicule.

*  *  *

Bon évidemment, puisqu'il s'agit de l'adaptation d'une série que j'affectionne plutôt, je n'ai pas pu m’empêcher de jeter un œil aux BDs en parallèles de ma lecture pour comparer un peu les deux.

Comme je le disait, la BD à plus de 30 ans et quand on la relis maintenant, certaines choses ont du mal à passer. C'était quand-même bien bien sexiste, et là-dessus, on peut saluer le travail d'adaptation (et je le suppute, la bonne influence de Jeanne A. Debats) qui gomme tout ou presque ce qu'il pouvait y avoir de plus malaisant de ce côté là.

Concernant le déroulé de l'histoire et des péripéties par contre, c'est fidèle, très, trop peut-être. On suit à la lettre le déroulé de la BD, de nombreuses bulles (de descriptions ou de dialogues se retrouvant au mot près dans les romans. Et en fait, c'est... dommage je trouve. C'était l'occasion de mettre un vrai gros coup de polish sur la série, de la moderniser, de la structurer un peu plus et de dégager un fil rouge plus évident.

Quoi qu'il en soit, j'ai passé un très bon moment devant ce premier tome que j'ai d'ailleurs dévoré en 4 jours. Ce premier tome des chroniques de la Lune Noire propose un univers qui repose sur un certain classicisme mais qui s'avère riche et complet, avec un style littéraire agréable et foisonnant, et un humour grinçant qui joue sur l'ironie avec délice. Et l'ensemble est porté par un ensemble de personnages hétéroclites et totalement foutraque qui alterne entre les crimes totalement immoraux et le brigandages le plus éhonté mais pour lesquels on développe un bel attachement et une certaine tendresse.

Bref, De Gueules c'est épique, fun et diablement divertissant !

Sur la pàl - Septembre 2021

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Bon, il est temps de revenir un peu sur le mois de septembre, un mois qui étant principalement en été (oui oui), a été encore chargé en space opéra avec du Star Wars et du Warhammer 40K (Mais là je fais une pause, j'ai besoin de trucs plus fins on va dire), et un mois qui s'avère très satisfaisant en terme de lectures ! :) (Bon par contre, je regarde un peu mes envies et prévisions écrites le mois dernier et lol...)

Livres lus

[Star Wars] l'escadron Alphabet, 1 - Alexander Freed (Chronique ici)

[Star Wars] l'escadron Alphabet 2, Où l'ombre s'abat - Alexander Freed (Chronique ici)

Excellente surprise que ces deux tomes d'une trilogie qui s'annonce comme un essentiel du nouveau canon

[Warhammer 40K] L'hérésie d'Horus 2, Les Faux Dieux - Graham McNeil (Chronique ici)

[Warhammer 40K] L'hérésie d'Horus 3, La galaxie en flamme - Ben Counter (Chronique ici)

2 tomes qui offre une sorte de conclusion a ce qui n'est au final que l'introduction d'une gigantesque saga. Ce fût épique et divertissant.



Chien Pourri - Colas Guttman

Un roman premier âge que j'ai lu avant d'offrir à un enfant de mon entourage, et c'était franchement hilarant. C'est crados, irrévérencieux et plein d'humour noir. C'est noté à partir de 7 ans, mais ça peut se lire avant avec un adulte, j'ai adoré :D

Les enchanteresses livre 1, Les enchanteresses et le grimoire volé - Sophie Gliocas (Chronique ici)

Un roman adolescent plein de magie en Brocéliande. Des thèmes très actuels pour un roman adolescent prenant et pertinent !

Zone Tampon - Isabelle Bauthian (Chronique ici)

Un roman post apo Young Adulte tout bonnement excellent ! Une vision qui change des post apo ou tout le monde s'entre-tue sans penser une seconde que le seul moyen de survivre dans un environnement hostile c'est la coopération, et surtout un propos politique juste et pertinent !

Bref, c'est vraiment un roman de SF à lire, et j'invite vraiment à ne pas s'arreter à l'étiquette Young Adulte car il y a de nombreux romans "adulte" qui sont 10 crans en dessous e terme d'intelligence du propos.

Le mois prochain

He bien, le mois étant déjà bien entamé, mon planning de lecture à déjà un peu avancé.

J'aimerais me faire pour les prochaines semaines des lectures à l'ambiance fantstique/ horrifique mais il va d'abord falloir que je finisse d'écluser l pile de SP...
Ceci-dit j'ai Widjigo dessus, d'Estelle Faye, que je devrais commencer ce week-end si tout va bien.
Et ensuite, du Edgard Poe, du Shirley Jackson, éventuellement du SP Somtow, bref on verra.

Les Enchanteresses, tome 1 : Le Grimoire Volé - Sophie Gliocas

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Les Enchanteresses, tome 1 : Le Grimoire Volé - Sophie Gliocas
Hachette Romans // 2021 // 400p

Ha, voilà un roman qui me faisait de l’œil. Je connais son autrice depuis plusieurs années, ayant suivi son blog et sa chaine youtube avec beaucoup d’intérêt, et connaissant son positionnement et ses questionnement politique, féministe, et antiraciste, j'étais très curieux de voir comment cela allait transparaitre dans son œuvre de fiction.

Bleuenn, tout juste 15 ans arrive en Bretagne avec son père et sa sœur et l'adaptation s'annonce compliquée. Passer de Paris à un petit village située dans le pays de Brocéliande n'est pas simple, et quand en plus on rajoute une entrée en seconde dans un nouveau lycée où tout le monde semble déjà se connaitre, ça en rajoute une couche.

Heureusement, Bleu va faire la connaissance de Flora, une jeune fille noire du style 1ere de la classe et totalement geek ainsi que de Lizig, une jeune fille harcelée pour avoir eue la malchance de placer sa confiance entre les mains d'un mec bien connard comme il faut qui n'a pas hésité à laisser des photos intimes de Lizig...

Bref entre les cons, les harceleurs, un nouvel environnement à apprivoiser, l'année s'annonce compliquée, et encore plus quand on y rajoute la découverte fortuite d'un grimoire poussiéreux et moisi qui semble contenir de la vrai magie !

*  *  *

On passe un excellent moment avec ce premier roman de Sophie Gliocas. Ces personnages adolescent sont très bien écrits, leurs doutes, leurs rires, leurs questionnement, leurs colères, tout est tangible, a tel point qu'on a parfois envie de les secouer pour leur apprendre la mesure. Mais l'adolescence est une période de démesure, de bouleversement intense et ici, on y croit.

Nos 3 héroïnes sont variés, et c'est agréable de trouver ce genre de casting dans un roman adolescent. Bleuenn est fille de médecin, Lizig vient d'un milieux populaire, est bisexuelle, Flora la seule jeune fille noire du coin subit échappe au cliché en étant la 1ere de la classe fan de Star Wars, de super héros, de lectures et d'univers geek. Leurs différences sont grandes, mais elles se lient, apprennent à se connaitre et on ressent au fil de l'avancement, une amitié profonde et durable qui se tisse, un esprit de sororité bienvenu.

Côté personnages secondaire, notamment dans le casting masculin, c'est un peu la foire aux connards. Ce sont des mecs, absolument élevés dans le système patriarcale et l'autrice sait très bien ce qu'elle fait en les écrivant comme ça. Entre le gros harceleur viriliste et le petit bourgeois prétentieux, on trouve tout de même Malo et Hoel vaguement à sauver, mais qui malgré leur caractère agréable et leur bon fond n'échappe pas à cette satanée solidarité masculine de merde et laissent faire leurs potes harceleur.

Tout de même, on aura la joie de voir ce petit monde évoluer, grandir un peu avec les épreuves et les circonstances... particulières qu'iels vont vivre et finir par, parfois, faire les bons choix et se dresser contre l'oppresseur

La magie est au centre du roman, puisqu'une grosse partie de l'intrigue repose sur la découverte de ce fameux grimoire et toute la mythologie et l'univers crée par l'autrice est vraiment sympathique et on est curieux de voir évoluer cette partie dans les prochains tomes.

*  *  *

Sinon, deux petites notes plus personnelles concernant le roman. 

L'alcool. Ces ado picolent beaucoup trop à mon goût et j'ai personnellement du mal avec ces scènes et surtout la normalité avec lesquels elles sont traités. Peut-être parce que je n'étais pas ainsi au même âge, mais ça me rend ouf globalement la gestion de l'alcool dans la fiction.

Le Harceleur. Je déteste tellement ces personnes que j'ai eu beaucoup de mal à développer de l'empathie pour ce qui lui arrive. Évidemment, il ne "mérite pas" forcément de subir tout ça, mais j'ai ressenti une joie franchement malsaine et zéro remords. C'est un problème j'imagine, mais les comportements de ces personnes peuvent faire tellement de dégâts que j'ai ressentit un soulagement très cathartique à le voir morfler.

En tout cas, ce premier volume est un très bon roman d'adolescence, sincère et tangible, qui aborde de nombreux sujets d'actualités, harcèlement, agressions sexuelles, racisme, etc.
On s'attache aux personnages, même s'iels nous énervent parfois beaucoup, mais l'adolescence est une période propice aux tumultes émotionnels, et c'est très bien rendu.
Le côté fantastique qui nous fait plonger dans Brocéliande est bien réussi et l'on passe un très bon moment. Je serais très curieux de lire les suites !

Sur le Sonar d'Elessar - Octobre 2021

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Oui alors, vu que l'Ours intitule ses articles de repérages livre "Le Radar de" et que bon j'allais quand-même pas complètement pomper totalement ouvertement, voici une nouvelle rubrique que j'essairai de tenir avec l'assiduité habituelle. (C'est à dire quand ça pourra).

Bref, bienvenu dans l'Octocapsule *wink wink*, et regardons ce qui est passé devant mon sonar (C'est à dire les livres à venir qui me font envies.[je précise au cas où c'était pas clair...])

 

Vertèbres - Morganne Caussarieu

 Après s'être occupée avec brio du mythe vampirique en y remettant une bonne dose de crade et d'épouvante, je suis très curieux de voir les nouvelles horreurs qu'a pu mettre l'autrice en s'attaquant aux Loup-garou

Le Silmarillon - JRR Tolkien

Bon, est-ce nécessaire de le présenter ?

Très très curieux de lire cette nouvelle traduction. J'ai beaucoup aimé le travail de Lauzon sur le Hobbit, et si je n'ai pas encore relu le Seigneur des Anneaux dans sa nouvelle traduction, j'ai quand-même très envie de celle-ci ! :)

Fournaise - Livia LLEWELLYN

Un recueil de nouvelles fantastiques publié par les excellentes éditions Dystopia.

Je n'en sais pas plus, mais ce livre me fais très très envie !!

 

 

 

L'éveil des sorcières, 2 - Cordélia

Bon je vais pas mettre de résumé pour pas spoilé le premier tome que je n'ai toujours pas lu... Mais, connaissant la qualité d'écriture de l'auteur, cette série fantastique pour jeune public me fait très envie ! :)


2001, Odyssée de l'espace - Arthur C. Clarke

Cette réédition de ce vieux classique me tente bien, d'autant plus que cela sera surement dans un aussi bel écrin que les autres récentes publication de la collection. L'occasion d'enfin le lire.

Anatèm - Neal Stephenson

C'est le genre de bouquin qui m'éffraie un peu mais qui semble être tellement incontournable pour qui s'intéresse au genre que je me sens obligé de le lire un jour. Il ressort en poche, c'est l'occasion d'éventuellement essayer.

L'évangile selon Myriam - Ketty Steward

J'y vais à l'aveugle parce que je ne sais absolument pas de quoi il s'agit mais je suis l'autrice sur les réseaux sociaux depuis quelques temps et ça m'a du coup donné très envie de découvrir enfin ce qu'elle écrit !

Les oubliés de l'amas - Floriane Soulas

J'avais trouvé très chouette Rouille, le 1er roman de l'autrice, et la voir ici s'essayer au space opéra me donne la motivation pour continuer à découvrir sa production :)

Ring Shout - P. Djèli Clark

Auréolé de nombreux prix, et après un essai convinquant avec Les Tambours du Dieu Noir, je guette ce roman qui lorgne vers l'horreur avec un certain intérêt !




Thrawn, L'ascendance : Chaos Croissant - Timothy Zahn

Timothy Zahn revient en VF pour explorer la jeunesse de son chouchou bleu, le Grand Amiral Thrawn et même si la précédente trilogie sur le bonhomme traine encore sur ma pàl, je suis curieux de lire celui-ci ! :D


 

 

 

Bon, c'est tout pour ce mois-ci, enfin je crois. J'ai surtout regardé ce qui sortait en imaginaire, du coup je suis probablement passé à côté d'essai ou autre qui pourrait m'intéresser, mais ceux-ci viendront bien assez tôt remplir la wishlist.

Zone Tampon - Isabelle Bauthian

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Zone Tampon - Isabelle Bauthian
Editions ActuSF (Naos) // 2021 // 400p
(Livre lu en Service Presse)

Cela faisait bien longtemps, mais aujourd'hui on va parler post apo et Young Adulte avec l'un des dernier nés de la collection Naos. Et spoiler : C'est vraiment excellent !

Futur indéterminé mais pas trop lointain, le monde semble globalement être un désert inhabitable suite à l'Effondrement climatique. Heureusement pour elle, Lisi vit à Jacksonstadt, une ville enclave préservé, remplie de biotechnologie qui protège ses habitants des conditions délétères de l’extérieur. Bon la contrepartie, c'est que ça ressemble un peu à un régime autoritaire (certes relativement bienveillant pour les chanceux) où la surveillance est omniprésente, où les déviations à la norme ne sont pas toléré et où le pouvoir réel semble être entre les mains d'une caste bourgeoise, les Belles Familles.

Et Lisi est à deux doigts de pouvoir entrer dans ce cercle restreint grâce aux talents de son beau père quand un attentat meurtrier va la contraindre à fuir la ville en compagnie de sa demi soeur Soraya et du Père Milen, les lançant dans une road trip aux allures de Mad Max vers une quête de justice un peu aveugle.

*  *  *

L'intrigue qu'Isabelle Bauthian développe est très prenante et franchement réussie. Tout au long du voyage en compagnie de nos trois protagonistes, on explore le monde qui les entours, on aborde les causes de l'effondrement, ces conséquences à court et long terme et on évoque de nombreuses manières d'y répondre.

On suit nos personnages avec beaucoup d’intérêt, leurs différentes péripéties sont bien dosés entre course poursuite, exploration et rencontres, c'est l'occasion de balayer les certitudes de chacun, de remettre en questions leurs croyances diverses et de les confronter à d'autres manières d'aborder le monde et la vie.

Nos 3 personnages sont un des gros points fort du roman d'ailleurs. Lisi, l'ado conformiste qui est prête à sacrifier sa position pour sa soeur. Soraya, très jeune et semblant effacé s'avère pleines de surprise, pleine d'un idéalisme rationnel, elle saura s'affirmer quand il le faudra. Quand au Père Milen, ce religieux plein de désir de justice, d'une envie de changer le monde est très intéressant. Il est l'occasion d'aborder la religion sous un prisme assez original. On est loin d'un personnage prosélyte puisque celui-ci pousse au contraire toujours ses interlocuteurs à la réflexion, loin de les inciter à embrasser une foi aveugle.

La relation entre Lisi et Soraya est vraiment très bien traité aussi. L'amour sincère qui les lie se retrouve confrontés aux idéaux de chacune et ce sera l'occasion pour Lisi de découvrir des facettes inattendues de sa sœur.

*  *  *

Tout le contexte dans lequel évoluent nos trois personnages est très bien pensé, il semble tangible, cohérent, et loin des clichés qu"on peut parfois trouver dans ce type de récit. On se retrouve ainsi dans un monde postapo où malgré les éventuels conflits, les gens ont compris que la coopération est la clef de la survie. Cela ne se fait pas sans heurt car bien sûr, il y a toujours des individus pour chercher à s'accaparer plus au détriment des autres ou pour avoir des idées différentes sur la manière dont la société doit fonctionner, mais on se retrouve ici face à un roman qui laisse globalement de côté le manichéisme pour montrer à quel point les sociétés peuvent êtres diverses.

On a ainsi un roman pour jeune public qui propose un propos politique d'une rare richesse, poussant les personnages et le lecteur en permanence au questionnement et à la remise en cause.

Et de nombreux sujets sont traités avec ce sérieux et cette profondeur. Que ce soit la question des réfugiés climatique et de l'immigration, la surveillance à outrance, l'importance de l'Histoire, des connaissances et surtout de leur étude critique. La question de la révolution, de ses moyens de mise en œuvre ainsi que la question de l'usage de la violence sont abordé et interrogé avec beaucoup de pertinence. Et toujours, ces sujets viennent s'intégrer au récit, y sont étroitement liés sans jamais versé dans la leçon.

Le moins qu'on puisse dire c'est que Zone Tampon est un roman extrêmement riche. Riche de personnages, riche d'une intrigue fouillée et prenante, riche d'un univers réfléchit et savamment construit, riche de réflexions, de questionnement, d'interrogations sur le monde actuel posés au lecteur avec beaucoup d'intelligence.

Radar à diversité (selon une idée de Planète diversité): PP Bisexuel, PP Asexuel (je pense), PP racisé

D'autres avis : L'Ours Inculte

[WH40K] Horus Heresy - 3 : La Galaxie en flammes - Ben Counter

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Horus Heresy - 3 : La Galaxie en flammes - Ben Counter
Black Library // 2006 // 300p

Allé, cette fois-ci j'ai enchainé directement avec le 3e tome de l'Hérésie d'Horus, toujours en audio, tant l'impatience était grande de connaitre le destin final de nos héros à l'issu du volume précédent.

Horus a donc pour projet de renverser l'empereur, et pour ceci, il met au point un plan parfait pour se débarrasser sans coup férir des Space Marines loyaliste au seins des 4 légions qui se sont ralliés à sa cause. Istvan III est en pleine rébellion contre l'empereur, et il décide donc d'utiliser ce prétexte pour rassembler dans le système, outre ses précieux Son's of Horus, la Death Guard, les World Eaters et les Emperor's Children. Et pour trier le bon grain de l'ivraie, il envoie sur la planète l'ensemble des escouades et guerriers loyalistes ou donc la traitrise n'est pas consommé afin de pouvoir s'en débarasser plus facilement.

En parallèle, à bord du Vengeful Spirit, les fidèles du Lectio Divinitatus, le culte impérial naissant se regroupent en secret pour échapper à la purge.

*  *  *

Cette fois-ci, la trahison est consommée, Horus ne fait plus mystère de ses plans et de ses idées et c'est un massacre en bonne et due forme qui s'organise. On assiste à la lente mise en place des éléments sans pouvoir rien faire, aussi impuissant que le lumineux Loken ou son comparse Torgaddon, à enrayer la course des évènements.

Les légions sombrent dans le fascisme (enfin encore plus que d'habitude), les méchants deviennent très méchant, et nos valeureux héros se montre sous leurs jours les plus héroïque.

Pour qui connait un peu l'univers de Warhammer 40 000, Istvan III est synonyme de massacre et de grosse bataille, et Ben Counter nous offre ici des scènes d'anthologie.

C'est Héroïque, plein de Courage, d'Honneur et de Bravoure (oui, avec des majuscules). Les valeureux guerriers résistent face au mal, se serrent les avant bras, crient à la face d'un ennemie 100 fois plus nombreux et lui font payer chaque centimètre carré pris.

On atteint des niveau d'épique qui font frissonner. La finesse n'est pas là mais on s'en fout, on tremble, on veut prendre un bolter et terrasser les traitres à l'Empereur.

Ben Counter nous offre des scènes tellement démesurées dans le genre guerrier courageux, que s'en est presque ridicule, mais comme ça fait déjà 3 volumes qu'on y est, ça fonctionne, parce que on aime ces gros bourrins un peu moins cons que les autres que sont Tarvitz, Loken ou Torgaddon, et puis il y a un tel côté désespéré dans leur résistance, on est prit dans cette énorme bataille jusqu'au bout, jusqu'à la conclusion inévitable qu'on connait par avance mais qu'on redoute malgré tout.

C'est donc encore un roman prenant qui conclut cette trilogie d'introduction à l'Hérésie d'Horus. Introduction car il reste encore une 50aine de tomes, et qu'à partir de là, on semble quitter une chronologie claire pour se retrouver éparpiller aux 4 coins de la galaxie.

C'était pas fin, mais c'était efficace, bourré d'action et de moment de bravoure over the top digne des plus gros films d'action hollywoodien de propagande militaire et bordel c'était encore une fois honteusement bon.

>> D'autres avis :

Lorhkan

Nebal

 

[Star Wars] L'escadron Alphabet, 2 : Où l'Ombre s'abat - Alexander Freed

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L'escadron Alphabet, 2 : Où l'Ombre s'abat - Alexander Freed
Pocket // 2021 (Vo 2020) // 576p
(Livre lu en service presse)

Attention, cette chronique contient potentiellement des spoilers sur le 1er tome.

Après avoir beaucoup apprécié le premier volume de cette trilogie, j'ai donc enchainé directement avec la suite et c'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé l'assemblage hétéroclites de pilotes traumatisés qui forme cette escadron.

Si l'escadron Alphabet à remporté une victoire face à la 204e escadre impériale, notamment en mettant fin aux jours de la Colonel Nuress, l'escadre de l'Ombre n'est pas pour autant hors d'état de nuire, d'autant plus qu'elle a retrouvé l'un de ses membres les plus talentueux, le Major Soran Kreiz, ex-mentor d'Yrica Quell.

Ignorant de ce fait, notre Escadron Alphabet, toujours sous la tutelle de la Générale Syndulla, va mettre au point un piège afin d'attirer les Imperiaux dans le système Cerberon pour mettre définitivement fin à leurs agissement.

Bien sûr, iels ne sont pas au bout de leurs surprises...

*  *  *

Si le premier volume se caractérisait par un rythme assez lent sur toute la première moitié du roman, ici on plonge directement au cœur de l'action avec un escadron Alphabet unis qui enchaine les missions de soutien pour Hera.

Bien sûr cette unité n'est qu'une façade et bientôt la cascade d'évènement qui se met en action va faire voler en éclat notre escadron bien aimé.

Alexander Freed réussi un excellent travail de déconstruction de ses personnages. Déconstruction physique en éparpillant nos héros, déconstruction psychologique en les confrontant à leurs peurs, leurs traumas et leurs mensonges.

Chaque personnage va ainsi se retrouver confronter à son épreuve personnelle, avec plus ou moins de succès.

L'écriture de Freed est encore une fois très immersive, et on tremble pour ses personnages, on ressent leur tension et on ne peut pas lâcher en voyant tout qui s’effondre autours d'eux.

Là encore, les scènes de guerres sont prenantes, et si le premier volume laissait la part belle aux "dog fight" nerveux, on se retrouve ici, à cause des circonstances, enlisés dans des combats d'infanteries meurtriers. Mais qu'on se rassure, les duels aériens ne sont pas pour autant absent.

L'une des grande qualité de Freed, mis à part son sens du rythme, c'est la qualité d'écriture de ses personnages. Il arrive à nous faire aimer des personnages qu'on détesterait ailleurs que dans ses pages. Je pense plus spécifiquement à Yrica Quell dont la passivité, l'indécision et parfois l'apparent manque d'empathie en font une personne franchement plus que désagréable, mais Freed arrive à rendre les failles de ses personnages attachantes et on veut les aimer et les voir s'améliorer.  

C'est d'autant plus rageant quand ceux-ci enchainent les mauvais choix...

*  *  *

Après un premier volume qui prenait son temps pour nous présenter les personnages et les enjeux, Alexander Freed confirme dans ce second volet en mettant à l'épreuve ses personnages et en proposant une intrigue haletante.

Bien sûr, rien n'est réglé à la fin, les épreuves ont laissé des traces, les non dits flottent dans l'air et l'amertume est forte pour certains.

La toute fin ouvre sur des possibilité qui donnent envie de hurler au visage de certains personnages, et on a qu'une envie, avoir entre les mains le final de cette trilogie qui s'annonce sous les meilleurs auspices ! 


[WH40K] Les Faux Dieux - Graham MacNeill

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Les Faux Dieux - Graham MacNeill
Black Library // 2014 (VO 2006) // 416p

Allez, il est temps de continuer la grande saga épique fondatrice de Warhammer 40000, L'Hérésie d'Horus. Après un premier tome, L'ascension d'Horus, qui mettait en place les personnage et nous présentait le Maitre de Guerre Horus, ses succès mais aussi ses premiers doutes, on attaque la phase suivante, le commencement de la chute...

A la fin du tome précédent, on découvrait la trahison du Chapelain des Word Bearers, Erebus. Et sa trahison continue puisque cette vipère manipule tranquillement Horus, jouant sur son arrogance et son désir de bien faire afin que la Grande Croisade mette la route sur Davin pour réprimer la rébellion du gouverneur laissé par Horus lui-même 60 ans plus tôt. Cette campagne, savamment organisé par le Chapelain renégat n'est qu'un piège qui va confronter Horus directement aux puissance du Chaos pour le faire basculer.

En parallèle, nous allons continuer de suivre le Capitaine Loken, notre ancrage d'humanité au sein de ces surhommes ainsi que les commémorateurs, le poète cinglant Ignace Karkasy en tête.

*  *  *

Si ce second tome semble moins porté sur l'action que le précédent, il n'en est pas moins intéressant par les interrogations qu'il pose sur les choix de l'Empereur, le devenir des legion Astartes, l'éthique qui devrait être la leur. Les questionnements du Maitre de Guerre sont un des focus principaux bien sûr, de même que ses doutes, et c'est tristement dramatique de voir son besoin de reconnaissance et son ambition être exploités ainsi, perverti pour en faire les instruments de sa chute.

On assiste aussi à l'émergence du culte imperial, à la remise en cause du crédo de l'Imperium sur la fin des superstitions, et le tout est raconté de manière à faire douter en permanence le lecteur.

On doute des motivations de l'Empereur, on doute de personnages que l'on a appris à apprécier, on doute de qui ne semble être que manipulation du Chaos et on voit petit à petit la 63e expédition s'enfoncer toujours plus loin dans le fascisme et l'autoritarisme, laissant derrière elle les nobles idéaux malgré les rares voix, Loken en tête qui s'élève face aux compromissions et aux trahison.

*  *  *

Tout le roman n'est qu'une lente descente aux enfers entrainant trahisons, déchirements de frère qui s'aimait, exacerbation des inimités jusqu'à un dernier acte qui ne laisse plus aucun doute sur le tournant que prennent Horus et ses fidèles.

Je disais ce tome moins porté sur l'action, car il donne l'impression de beaucoup s'attarder sur les intrigues, complots et manipulations, mais il nous gratifie tout de même de belles scènes de batailles brutales et sanglantes, et c'est notamment l'occasion de voir à l’œuvre le terrifiant Angron, primarque des World Eaters.

C'est donc un excellent second tome que livre ici Macneill. Il dose savament action, intrigue et introspection. Il nous dépeint parfaitement la déchéance d'Horus et les manipulations du chaos.

C'est fascinant de voir l'autoritarisme déjà en place au sein de la 63e expedition tourné au fascisme. De voir comment les militaires, ici incarné par l'Adeptus Astartes sombrent dans un désir de contrôle, une haine des civils, armé de leur bon droit.

Face à cette lente descente aux enfers, le Capitaine Loken et ses rares alliés ne laissent que peu d'espoir de voir les choses s'arranger.

[Star Wars] L'escadron Alphabet - Alexander Freed

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L'escadron Alphabet - Alexander Freed
Pocket Imaginaire // 2020 (2019 vo) // 608p

Parce qu'il n'y a pas que les Jedi dans Star Wars on va s'attarder aujourd'hui sur L'Escadron Alphabet, premier tome d'une trilogie se déroulant peu après la bataille d'Endor et mettant en scène un escadron disparate de pilotes venus de tous les horizons. Bien évidemment, on ne peut s'empecher quand on connait l'univers Legends de penser à la série X-Wing démarrer par Michael Stackpole et continué par Aaron Allston, mais s'il y a quelques similarités, le traitement et l'ambiance sont tellement différents que la comparaison n’effleurera pas longtemps l'esprit du lecteur.

 L'escadron Alphabet, c'est un groupe de pilotes hétéroclites rassemblé par Caern Adan du Service de Renseignement de la Nouvelle République dans le but de retrouver et éliminer l'Escadre de l'Ombre, une escadre impériale de pilote d'élites coupables de nombreuses et brutales exactions. Ils ont notamment participé à l'Opération Cendre, un génocide de masse utilisé comme plan de contingence automatisé par l'Empereur après sa mort et notamment raconté dans le comics Les Ruines de l'Empire.

Mais dans un premier temps, Adan va devoir recruter ses pilotes, trouver les membres de son escadron, et unir ces différents profils vers un but commun et ça n'est pas une mince affaire.

*  *  *

L'Escadron alphabet est un roman assez lent, qui prend son temps pour construire son intrigue et développer ses personnages. Mais cette lenteur n'est jamais un problème car Freed nous livre un roman militaire d'excellente facture et toute cette lenteur, cette longue et patiente construction de l'escadron nous immerge totalement dans le côté très attentiste de la guerre.

Il faut des préparatifs, il faut récolter des informations, il faut former le personnel pour une mission spécifique, et il faut même inventer des fonctionnements et des services car la Nouvelle République toute jeune et encore balbutiante peine à sortir d'un fonctionnement d'opposant pour embrasser pleinement une fonction d'état souverain et légitime.

*  *  *

L'autre grande qualité du roman, c'est la construction de ses personnages. Tout les pilotes sont différents, ont des buts personnels ou un historique en rapport avec l'Escadre de l'ombre, mais ça ne suffit pas pour faire travailler des gens ensemble car leurs envies diffèrent, leurs traumas du à de longues années de guerre se mettent en travers de leur fonctionnement. 

Comme pour Yrica Quell, l'un des points de vue principaux de ce roman, ancienne membre de l'escadre de l'ombre ayant fait défection durant l'Opération Cendre et qui peine à trouver comment s'insérer dans ce nouveau status quo malgré un désir de faire ses preuves. C'est un personnage très ambivalent, traumatisé, passive par certains côté, pleine d'un aveuglement sur la structure fasciste impériale qui fait enrager mais dont l'écriture ne peux empêcher le lecteur de se prendre d'une certaine affection pour elle.

On trouve dans cette Escadron Alphabet des profils très variés, du renégat impérial avide d'argent mais toujours fidèles à ses camarades à l'idéaliste qui ne rêve que de rentrer chez lui en passant par la quasi suicidaire qui n'a que le nom de Jyn Erso en tête et son rôle de martyr qu'elle envie.

Et puis on retrouve aussi un personnage bien connu, la générale Hera Syndulla,personnage principale de la série Rebels et dont le rôle ici, bien que secondaire est assez conséquent et important. C'est un plaisir de lire chacune de ses apparition, parfois avec un petit pincement au coeur.

*  *  *

Il va en falloir du temps à cette équipe pour se construire, se souder et apprendre à se connaitre, mais avec le temps cela se fera, à mesure que le lecteur se liera aussi à ces hommes et ces femmes malgré tous leur défauts. Et cette lente construction s'accompagne d'une montée en puissance savamment dosée vers un climax épique et tout en tension.

Ce premier tome de l'Escadron Alphabet est une très bonne surprise, un roman militaire d'excellente facture qui nous plonge dans les affres de la guerre post Endor. Il dose son rythme avec talent, construit des personnages nuancés et passionnant, intègre de nombreux éléments de l'univers Star Wars, piochant des références dans de nombreuses périodes allant de la guerre des clones à Rebels et nous offre une intrigue prenante qui, à n'en pas douter, réserve de nombreuses surprises pour les tomes suivant.

 


Loki : Les Racines du Mal - Mackenzie Lee

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Loki : Les Racines du Mal - Mackenzie Lee
Hachette Heroes // 2021 (VO 2019) // 386p
- Livre audiolu en SP chez Netgalley

Si j'aime beaucoup les comics Marvel et leurs multiples adaptations filmiques, je dois dire que je n'avais à peu près aucun intérêt pour leur déclinaison romanesque. Mais en trainant sur Netgalley j'ai vu disponible en audiolivre le SP de ce roman qui se propose d''aborder les origines maléfiques de Loki en quelque sorte et bon, comme en plus je connais un peu la traductrice, je me suis dit pourquoi pas. C'est donc sans aucune attente que j'ai attaqué ce livre et... wahou, j'ai adoré !!


Le roman est séparé globalement en deux parties distinctes. D'abord une sorte de longue exposition qui permet d'introduire Loki, son frère Thor, Amora la future maléfique Enchanteresse, Odin, Frigga et de développer les dynamiques de ces différents personnages autour d'un évènement particulier. Odin tous les 10 ans jette son oeil dans le Mirroeil des dieux, un artefact puissant qui lui dévoile le futur. Sauf que cette fois, ce qu'il y voit semble concerner Loki et ne lui plait pas du tout. Loki va bien sûr tout faire pour découvrir ce que c'est, et de maladresse en mauvais choix, en passant par l'inflexibilité arrogante et insupportable d'Odin, cet épisode va mal se terminer.

Dans un second temps, Loki va se retrouver envoyé en mission sur Midgard pour réparer une de ses "maladresse", et nous allons le voir évoluer avec plaisir dans le Londres du XIXe siècle auprès de la société SHARP, un organisme humain sanctionné par Odin qui se charge de surveiller les activités non humaines. Avec eux, il va enquêter sur une série de morts mystérieuses lié à la magie et qui va s'imbriquer avec son passé récent...

*  *  * 

Que ce roman est savoureux à lire ! Le gros point fort c'est bien sûr le personnage de Loki, complexe, traversé de multiples envies, tiraillé par ses désirs, se heurtant à l'autorité implacable et toxique de son père. On découvre un Loki qui veut bien faire, qui est plein d'ironie, assez sarcastique mais qui se retrouve en permanence jugé, et rabaissé par les attentes et préjugés insupportable d'Odin.

Si les choix que fait Loki tout au long du roman sont régulièrement malvenus voir totalement foireux, on ne peut qu'avoir de l'empathie pour lui devant les circonstances qui le poussent dans ces directions. Loki n'accorde pas sa confiance, Loki intrigue pour arriver à être bien vu par son père, Loki espère s'attirer aussi un peu de reconnaissance et cette envie d'être aimé, reconnu, apprécié, ce désir d'avoir lui aussi un brin de gloire le pousse inlassablement à intriguer et mentir. Et bien sûr, cela se retourne contre lui à chaque fois.

Si Thor apparait comme un doux neuneu bourrin un brin naïf mais plein de droiture, Odin lui est franchement désagréable, personnification glaciale de l'autorité patriarcale destructrice et très honnêtement grandement responsable de tout les maux que traverse notre anti-héros.

*  *  *

Côté intrigue, c'est classique et prenant mais c'est surtout le sel des relations entre les personnages qui domine. 

On appréciera aussi grandement que l'autrice adresse explicitement certaines questions concernant Loki. Ainsi son passage dans le Londres du XIXe siècle est l'occasion de faire flirter notre dieu de la malice avec le jeune Théo, charmant garçon dont l'homosexualité lui a attiré les foudres des autorités.

Loki est donc Bi, ou Pan, enfin bref, totalement Queer, c'est explicite et "ugh !" ça fait du bien ! Sa fluidité de genre est adressé aussi, simplement, en passant, mais sans tourner autour du pot, et si l'on aurait aimer voir plus de queerness dans ce bouquin, en gardant à l'esprit que c'est tout de même Disney bah c'est plutôt satisfaisant.

J'ai lu ce roman sous son format audio, et le lecteur Alexis Victor s'en sort à la perfection. Son rythme de lecture est agréable (même si comme souvent j'écoute en vitesse accéléré) et ses voix et intonations utilisés pour les différents personnages sont très réussi, différentes et reconnaissables sans jamais trop en faire.

Loki : Les racines du Mal est vraiment une bonne surprise donc. L'intrigue proposé, entre roman initiatique, et enquête se lit avec plaisir, notamment grâce à un personnage principal attachant magrés ses nombreux défauts. L'autrice nous montre petit à petit comment notre dieu favoris va devenir celui qu'il est, de mauvaises décision en choix douteux, de brimades injustifiées en remontrance exagéré et c'est un crève cœur de le voir tourner le dos à ceux qui auraient pu l'aider, et de le voir s'engager sur un chemin qui semble pour lui totalement écrit et inévitable. Le tout est bien sûr parsemé de queeritude pour notre plus grand plaisir, même si bien sûr, on en voudrait plus, toujours plus !!


Sur la PàL - Août 2021

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Bon hé bien finalement ce mois-ci n'est pas si mal que ça malgré tout.

J'étais pourtant en vacances pendant la plus grande partie du mois, j'ai eu moins de temps de lecture, et une grosse partie de ce temps à été investit dans les jeux vidéos puisque j'ai démarré le jeux Warhammer 40k Battlesector mais j'ai réussi à trouver des moments pour avancer dans mes lectures de comics en retard, et puis les audiolivres sont toujours là pour me permettre de lire un peu plus :)

Jeux Vidéos :

Warhammer 40000 - Battlesector

Il s'agit d'un jeu de stratégie tour par tour nous permettant de diriger des Space Marines du chapitre des Blood Angels durant une campagne d'une 20aine de missions contre les inarrêtable Tyranides. C'est globalement fun même si les missions et les environnement manquent de diversité. En gros ça se résume à massacrer tout le monde dans le désert rouge ou dans des villes grises et vides. Dommage, un peu plus de variétés dans les objectifs et des environnement plus changeant et moins vides aurait été appréciable. J'en suis à 75% du jeu et je vais essayer d'aller au bout et de ne pas lâcher par lassitude (comme souvent ^^)

Lectures du mois :

A la lueur d'une étoile inconnue - Christopher Paolini (Chronique ici)
J'en parle en détail dans ma chronique mais franchement, c'était pénible. On passe.

Le temps fut - Ian McDonald 
Là, pour le coup, c'était franchement excellent ! Une romance gay, du voyage dans le temps, une enquête impliquant des librairies, des réflexions sur le temps, l'amour et les relations. C'était prenant, drôle, beau, poétique, une vrai réussite. Et il me semble que c'était d'ailleur mon premier Ian McDonald !
 
Nightbringer - Graham McNeill 
Premier roman du volume 1 de l'intégrale Uriel Ventris et très bonne surprise ! Je m'attendais à un truc bourrin et bas du front plein d'action, et si on a clairement de ça par moment, on a aussi un roman de SF qui mêle intrigue politique, horreur et xénoarchéologie et qui s'avère bien prenant.
 
Loki : Les Racines du Mal - McKenzie Lee
Honnêtement, je n'attendais rien de particulier d'un roman Marvel, et c'est du coup une excellente surprise. C'est prenant, c'est bien fait, Loki est parfait, j'ai passé un excellent moment avec cette audiolecture.
 
Elric, tome 2 : Stormbringer
Je continue doucement de relire l'adaptation BD d'Elric avant d'attaquer le tome 4 et c'est toujours aussi sympa et BEAU ! 
 
Scrameustache 1 à 3
Bon bah j'ai passé quelques jours chez mon frère, du coup j'ai pioché dans sa bib et c'était fun de retomber en enfance.
 
Percevan 1 à 5 et  8 à 12
Bon bah j'ai continué à piocher dans la bib de mon frère quoi et j'ai (re)lu avec plaisir cette série que j'adorais dans mon enfance/adolescence. Il va falloir que je trouve les derniers tomes que je n'ai pas eu le temps de lire chez lui ^^

Comics divers

Pour accompagner ma lecture du roman Escadron Alphabet d'Alexander Free, j'ai lu le comics Tie Fighter de Jodie Houser. Et autant le roman de Freed est vraiment excellent (il me reste moins de 200p à l'heure où j'écrit), autant le comics, qui aborde l'escadre de l'ombre croisé dans le roman, est très très moyen. On s'ennuie, on se sait pas trop où ça va et les personnage manquent de développement.

J'ai terminé la mini série de Jason Aaron, Return of the Valkyries et c'était plutôt sympathique. 

J'ai entrepris de me mettre à jour sur le Marvel cosmique en lisant Annihilation Scourge et c'était pas ouf, avant d'entamer le run d'Al Ewing sur les Gardiens de la Galaxie et malgrés les avis dythirambique, j'ai trouvé ça bien mais je m'attendais à mieux. 

Grosse réussite par contre pour le premier volume de la série Nightwing par Tom Taylor et Bruno Redondo. Graphiquement c'est un superbe sans faute, scénaristiquement aussi. C'est prenant, touchant, drôle et émouvant. Tom Taylor maitrise le personnage à la perfection et offre une intrigue mêlant avec talent récit super-héroïque et fond social. J'adore 💜

Le mois prochain

Hé bien, jusqu'à la fin de l'été le Challenge Summer Star Wars du RSF Blog court toujours du coup je vais tâcher de continuer à lire et chroniquer du space op ! (Une dizaine de chroniques pour l'instant, youhou !!). Actuellement je suis sur le tome 1 de la série Star Wars L'escadron alphabet, et j'ai reçu le tome 2 que je vais essayer d'enchainer du coup, et j'aimerais lire ensuite les deux dernier romans de l'intégrale d'Uriel Ventris. Si je lis et chronique tout ça avant le 20 septembre, ça sera un miracle de Noël avant l'heure.
En audiolivre, j'ai tout juste fini (après une pause pour cause de vacance) la lecture de Loki : Les racines de Mal de McKenzie Lee et je pense retourner après ça dans l'univers Warhammer 40k avec le second tome de la série l'Hérésie d'Horus !
Sinon, ayant acquis tout réçemment le nouveau livre de Carmen Maria Machado, La Maison révé, j'espère aussi pouvoir le lire avant la fin du mois.
 
Oui, je suis très ambitieux et optimiste là 😅

[Star Wars] The Bad Batch - Saison 1

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The Bad Batch - Saison 1
Disney+ // 16 épisodes

The Bad Batch, c'est la Clone Force 99, une unité de Clone "défectueux" que l'on découvre avec plaisir dans le 1er arc de l'excellente saison 7 de Clone Wars. Conçu comme une bande de bourrin hommage aux actionner des 90's, cette unité un peu spéciale et habitué mission à haut risque à obtenu cette année sa propre série.

Après avoir été un peu dubitatif au moment des premières annonces (la période Clone Wars ayant été tout de même bien visité et raconté), mon intérêt s'est réveillé à l'annonce de la période. Effectivement, cette série prend place après l'Ordre 66 durant les premiers temps de l'empire et se propose d'explorer la mise en place de la dictature de Palpatine !

*  *  *

La série démarre donc au moment de l'Ordre 66, l'occasion de faire un clin d’œil, raccrocher les wagons avec la série Rebels en nous montrant les derniers moments de Kanan en tant que padawan. La Clone force 99 va devoir réagir et se positionner face à cet évènement et les réactions vont être assez varié. Hunter le leader voit tout de suite que quelque chose ne va pas, que cet ordre n'est pas bon, au contraire de son frère Crosshair, turbofaf en puissance qui n'a qu'une phrase à la bouche "Good Soldiers follow orders".

Dans la plus pure tradition des Best Friends to Ennemies, un schisme déchirant va donc heu... déchirer le Bad Batch. Hunter, Tech, Wrecker et Echo vont fuir en compagnie d'une jeune clone enthousiaste et mystérieuse, Omega, tandis que Crosshair va se conformer rapidement aux nouvelles directives de l'Empire, amer et désabusé, prêt à tout pour survivre et faire son trou dans ce nouveau régime qui ne voit plus les clones d'un très bon œil.

Toute la saison va donc alterner entre différent point de vue. Tout d'abord la Bad Batch en fuite avec Omega qui apprend à vivre en dehors de l'armée et d'une mission bien définie, qui apprend à vivre une vie plutôt civile mais qui n'a rien de normal, et qui apprend à connaître Omega, à l'accepter, la comprendre, l'intégrer comme leur sœur. 


 D'un autre côté, on suit Crosshair, ses missions pour l'Empire, la manière dont il essaye de se rendre indispensable, car en parallèle de son point de vue, on découvre la mise en place de la machine impériale et la décomission de clone par l'amiral Rampart sous les ordres d'un Tarkin dont on sait depuis la série Clone Wars qu'il n'a que mépris et dégoût pour les clones.

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Au rang des choses très positives, nous avons toute la dynamique familiale qui se met lentement en place entre Omega et ses frères tout aux long des épisodes. Les relations qu'elle a avec eux sont très différentes. Hunter est très paternel par exemple, conscient des responsabilité qu'il a vis à vis de cette enfant tandis que Wrecker est un peu le grand frère bourrin ultra fan de sa petite sœur. L'évolution d'Oméga, sa prise de confiance et de responsabilité et lente mais plaisante à suivre, et cette petite famille fonctionne bien.

On appréciera aussi de découvrir les rouages de l'Empire en formation. La mise en place des contrôles d'identité, le fichage des populations, la mise au pas des mondes libérés par la république plein de combattants de la liberté un peu trop bien formés par les clones tel qu'Ondéron avec saw Gerrera ou Ryloth avec Cham Syndulla.

On découvre aussi avec intérêt comment petit à petits les clone sont mis au rebus et remplacé par des conscrit et volontaire régulier et c'est l'occasion de voir arriver des stormtrooper de 1ere génération au design fortement inspiré des premiers dessins de Ralph McQuarrie.

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Beaucoup de bonne choses potentiellement donc, mais malheureusement un gros manque de rythme. La majorité de la saison consiste en des sauts de planète en planète avec une mission par-ci, un mission par là pour nos clones, et si bien sûr, tous ces épisodes participe à nous dépeindre une image de l'Empire en formation ou servent à développer la dynamique familiale de l'équipe Omega, on a souvent un sentiment d'attente. On attend que l'intrigue avance, que l'histoire décolle un peu plus. Alors on ne s'ennuie pas forcément, c'est agréable de découvrir ce tour de la galaxie en déliquescence, de croiser des têtes connues tel que le Capitaine Rex, Fennec Shand ou les soeurs Martez, mais le centre de cette saison manque globalement d'ampleur.

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J'ai globalement assez aimé cette première saison malgré ses défauts. J'ai beaucoup accroché au personnage d'Omega, et le développement des différents membres du Bad Batch est réussi, les rends tous plus attachants et les étoffent grandement. Il y a malheureusement un flagrant manque de rythme sur la saison qui je l'espère sera corrigé pour la prochaine, mais qui n’empêche pas de profiter d'excellent épisodes qui nous montrent des parties de l'univers Star Wars relativement inédites jusque là. Les différents clins d'oeils, rencontres et autres sont plutôt bien gérés et font moins artificiel que certaines apparitions de personnages de la saison 2 de The Mandalorian. Visuellement c'est un sans faute, l'animation est parfaite, les modèles de qualités et les décors régulièrement magnifiques.