[Star Wars] L'escadron Alphabet, 2 : Où l'Ombre s'abat - Alexander Freed

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L'escadron Alphabet, 2 : Où l'Ombre s'abat - Alexander Freed
Pocket // 2021 (Vo 2020) // 576p
(Livre lu en service presse)

Attention, cette chronique contient potentiellement des spoilers sur le 1er tome.

Après avoir beaucoup apprécié le premier volume de cette trilogie, j'ai donc enchainé directement avec la suite et c'est avec grand plaisir que j'ai retrouvé l'assemblage hétéroclites de pilotes traumatisés qui forme cette escadron.

Si l'escadron Alphabet à remporté une victoire face à la 204e escadre impériale, notamment en mettant fin aux jours de la Colonel Nuress, l'escadre de l'Ombre n'est pas pour autant hors d'état de nuire, d'autant plus qu'elle a retrouvé l'un de ses membres les plus talentueux, le Major Soran Kreiz, ex-mentor d'Yrica Quell.

Ignorant de ce fait, notre Escadron Alphabet, toujours sous la tutelle de la Générale Syndulla, va mettre au point un piège afin d'attirer les Imperiaux dans le système Cerberon pour mettre définitivement fin à leurs agissement.

Bien sûr, iels ne sont pas au bout de leurs surprises...

*  *  *

Si le premier volume se caractérisait par un rythme assez lent sur toute la première moitié du roman, ici on plonge directement au cœur de l'action avec un escadron Alphabet unis qui enchaine les missions de soutien pour Hera.

Bien sûr cette unité n'est qu'une façade et bientôt la cascade d'évènement qui se met en action va faire voler en éclat notre escadron bien aimé.

Alexander Freed réussi un excellent travail de déconstruction de ses personnages. Déconstruction physique en éparpillant nos héros, déconstruction psychologique en les confrontant à leurs peurs, leurs traumas et leurs mensonges.

Chaque personnage va ainsi se retrouver confronter à son épreuve personnelle, avec plus ou moins de succès.

L'écriture de Freed est encore une fois très immersive, et on tremble pour ses personnages, on ressent leur tension et on ne peut pas lâcher en voyant tout qui s’effondre autours d'eux.

Là encore, les scènes de guerres sont prenantes, et si le premier volume laissait la part belle aux "dog fight" nerveux, on se retrouve ici, à cause des circonstances, enlisés dans des combats d'infanteries meurtriers. Mais qu'on se rassure, les duels aériens ne sont pas pour autant absent.

L'une des grande qualité de Freed, mis à part son sens du rythme, c'est la qualité d'écriture de ses personnages. Il arrive à nous faire aimer des personnages qu'on détesterait ailleurs que dans ses pages. Je pense plus spécifiquement à Yrica Quell dont la passivité, l'indécision et parfois l'apparent manque d'empathie en font une personne franchement plus que désagréable, mais Freed arrive à rendre les failles de ses personnages attachantes et on veut les aimer et les voir s'améliorer.  

C'est d'autant plus rageant quand ceux-ci enchainent les mauvais choix...

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Après un premier volume qui prenait son temps pour nous présenter les personnages et les enjeux, Alexander Freed confirme dans ce second volet en mettant à l'épreuve ses personnages et en proposant une intrigue haletante.

Bien sûr, rien n'est réglé à la fin, les épreuves ont laissé des traces, les non dits flottent dans l'air et l'amertume est forte pour certains.

La toute fin ouvre sur des possibilité qui donnent envie de hurler au visage de certains personnages, et on a qu'une envie, avoir entre les mains le final de cette trilogie qui s'annonce sous les meilleurs auspices ! 


[WH40K] Les Faux Dieux - Graham MacNeill

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Les Faux Dieux - Graham MacNeill
Black Library // 2014 (VO 2006) // 416p

Allez, il est temps de continuer la grande saga épique fondatrice de Warhammer 40000, L'Hérésie d'Horus. Après un premier tome, L'ascension d'Horus, qui mettait en place les personnage et nous présentait le Maitre de Guerre Horus, ses succès mais aussi ses premiers doutes, on attaque la phase suivante, le commencement de la chute...

A la fin du tome précédent, on découvrait la trahison du Chapelain des Word Bearers, Erebus. Et sa trahison continue puisque cette vipère manipule tranquillement Horus, jouant sur son arrogance et son désir de bien faire afin que la Grande Croisade mette la route sur Davin pour réprimer la rébellion du gouverneur laissé par Horus lui-même 60 ans plus tôt. Cette campagne, savamment organisé par le Chapelain renégat n'est qu'un piège qui va confronter Horus directement aux puissance du Chaos pour le faire basculer.

En parallèle, nous allons continuer de suivre le Capitaine Loken, notre ancrage d'humanité au sein de ces surhommes ainsi que les commémorateurs, le poète cinglant Ignace Karkasy en tête.

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Si ce second tome semble moins porté sur l'action que le précédent, il n'en est pas moins intéressant par les interrogations qu'il pose sur les choix de l'Empereur, le devenir des legion Astartes, l'éthique qui devrait être la leur. Les questionnements du Maitre de Guerre sont un des focus principaux bien sûr, de même que ses doutes, et c'est tristement dramatique de voir son besoin de reconnaissance et son ambition être exploités ainsi, perverti pour en faire les instruments de sa chute.

On assiste aussi à l'émergence du culte imperial, à la remise en cause du crédo de l'Imperium sur la fin des superstitions, et le tout est raconté de manière à faire douter en permanence le lecteur.

On doute des motivations de l'Empereur, on doute de personnages que l'on a appris à apprécier, on doute de qui ne semble être que manipulation du Chaos et on voit petit à petit la 63e expédition s'enfoncer toujours plus loin dans le fascisme et l'autoritarisme, laissant derrière elle les nobles idéaux malgré les rares voix, Loken en tête qui s'élève face aux compromissions et aux trahison.

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Tout le roman n'est qu'une lente descente aux enfers entrainant trahisons, déchirements de frère qui s'aimait, exacerbation des inimités jusqu'à un dernier acte qui ne laisse plus aucun doute sur le tournant que prennent Horus et ses fidèles.

Je disais ce tome moins porté sur l'action, car il donne l'impression de beaucoup s'attarder sur les intrigues, complots et manipulations, mais il nous gratifie tout de même de belles scènes de batailles brutales et sanglantes, et c'est notamment l'occasion de voir à l’œuvre le terrifiant Angron, primarque des World Eaters.

C'est donc un excellent second tome que livre ici Macneill. Il dose savament action, intrigue et introspection. Il nous dépeint parfaitement la déchéance d'Horus et les manipulations du chaos.

C'est fascinant de voir l'autoritarisme déjà en place au sein de la 63e expedition tourné au fascisme. De voir comment les militaires, ici incarné par l'Adeptus Astartes sombrent dans un désir de contrôle, une haine des civils, armé de leur bon droit.

Face à cette lente descente aux enfers, le Capitaine Loken et ses rares alliés ne laissent que peu d'espoir de voir les choses s'arranger.

[Star Wars] L'escadron Alphabet - Alexander Freed

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L'escadron Alphabet - Alexander Freed
Pocket Imaginaire // 2020 (2019 vo) // 608p

Parce qu'il n'y a pas que les Jedi dans Star Wars on va s'attarder aujourd'hui sur L'Escadron Alphabet, premier tome d'une trilogie se déroulant peu après la bataille d'Endor et mettant en scène un escadron disparate de pilotes venus de tous les horizons. Bien évidemment, on ne peut s'empecher quand on connait l'univers Legends de penser à la série X-Wing démarrer par Michael Stackpole et continué par Aaron Allston, mais s'il y a quelques similarités, le traitement et l'ambiance sont tellement différents que la comparaison n’effleurera pas longtemps l'esprit du lecteur.

 L'escadron Alphabet, c'est un groupe de pilotes hétéroclites rassemblé par Caern Adan du Service de Renseignement de la Nouvelle République dans le but de retrouver et éliminer l'Escadre de l'Ombre, une escadre impériale de pilote d'élites coupables de nombreuses et brutales exactions. Ils ont notamment participé à l'Opération Cendre, un génocide de masse utilisé comme plan de contingence automatisé par l'Empereur après sa mort et notamment raconté dans le comics Les Ruines de l'Empire.

Mais dans un premier temps, Adan va devoir recruter ses pilotes, trouver les membres de son escadron, et unir ces différents profils vers un but commun et ça n'est pas une mince affaire.

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L'Escadron alphabet est un roman assez lent, qui prend son temps pour construire son intrigue et développer ses personnages. Mais cette lenteur n'est jamais un problème car Freed nous livre un roman militaire d'excellente facture et toute cette lenteur, cette longue et patiente construction de l'escadron nous immerge totalement dans le côté très attentiste de la guerre.

Il faut des préparatifs, il faut récolter des informations, il faut former le personnel pour une mission spécifique, et il faut même inventer des fonctionnements et des services car la Nouvelle République toute jeune et encore balbutiante peine à sortir d'un fonctionnement d'opposant pour embrasser pleinement une fonction d'état souverain et légitime.

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L'autre grande qualité du roman, c'est la construction de ses personnages. Tout les pilotes sont différents, ont des buts personnels ou un historique en rapport avec l'Escadre de l'ombre, mais ça ne suffit pas pour faire travailler des gens ensemble car leurs envies diffèrent, leurs traumas du à de longues années de guerre se mettent en travers de leur fonctionnement. 

Comme pour Yrica Quell, l'un des points de vue principaux de ce roman, ancienne membre de l'escadre de l'ombre ayant fait défection durant l'Opération Cendre et qui peine à trouver comment s'insérer dans ce nouveau status quo malgré un désir de faire ses preuves. C'est un personnage très ambivalent, traumatisé, passive par certains côté, pleine d'un aveuglement sur la structure fasciste impériale qui fait enrager mais dont l'écriture ne peux empêcher le lecteur de se prendre d'une certaine affection pour elle.

On trouve dans cette Escadron Alphabet des profils très variés, du renégat impérial avide d'argent mais toujours fidèles à ses camarades à l'idéaliste qui ne rêve que de rentrer chez lui en passant par la quasi suicidaire qui n'a que le nom de Jyn Erso en tête et son rôle de martyr qu'elle envie.

Et puis on retrouve aussi un personnage bien connu, la générale Hera Syndulla,personnage principale de la série Rebels et dont le rôle ici, bien que secondaire est assez conséquent et important. C'est un plaisir de lire chacune de ses apparition, parfois avec un petit pincement au coeur.

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Il va en falloir du temps à cette équipe pour se construire, se souder et apprendre à se connaitre, mais avec le temps cela se fera, à mesure que le lecteur se liera aussi à ces hommes et ces femmes malgré tous leur défauts. Et cette lente construction s'accompagne d'une montée en puissance savamment dosée vers un climax épique et tout en tension.

Ce premier tome de l'Escadron Alphabet est une très bonne surprise, un roman militaire d'excellente facture qui nous plonge dans les affres de la guerre post Endor. Il dose son rythme avec talent, construit des personnages nuancés et passionnant, intègre de nombreux éléments de l'univers Star Wars, piochant des références dans de nombreuses périodes allant de la guerre des clones à Rebels et nous offre une intrigue prenante qui, à n'en pas douter, réserve de nombreuses surprises pour les tomes suivant.

 


Loki : Les Racines du Mal - Mackenzie Lee

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Loki : Les Racines du Mal - Mackenzie Lee
Hachette Heroes // 2021 (VO 2019) // 386p
- Livre audiolu en SP chez Netgalley

Si j'aime beaucoup les comics Marvel et leurs multiples adaptations filmiques, je dois dire que je n'avais à peu près aucun intérêt pour leur déclinaison romanesque. Mais en trainant sur Netgalley j'ai vu disponible en audiolivre le SP de ce roman qui se propose d''aborder les origines maléfiques de Loki en quelque sorte et bon, comme en plus je connais un peu la traductrice, je me suis dit pourquoi pas. C'est donc sans aucune attente que j'ai attaqué ce livre et... wahou, j'ai adoré !!


Le roman est séparé globalement en deux parties distinctes. D'abord une sorte de longue exposition qui permet d'introduire Loki, son frère Thor, Amora la future maléfique Enchanteresse, Odin, Frigga et de développer les dynamiques de ces différents personnages autour d'un évènement particulier. Odin tous les 10 ans jette son oeil dans le Mirroeil des dieux, un artefact puissant qui lui dévoile le futur. Sauf que cette fois, ce qu'il y voit semble concerner Loki et ne lui plait pas du tout. Loki va bien sûr tout faire pour découvrir ce que c'est, et de maladresse en mauvais choix, en passant par l'inflexibilité arrogante et insupportable d'Odin, cet épisode va mal se terminer.

Dans un second temps, Loki va se retrouver envoyé en mission sur Midgard pour réparer une de ses "maladresse", et nous allons le voir évoluer avec plaisir dans le Londres du XIXe siècle auprès de la société SHARP, un organisme humain sanctionné par Odin qui se charge de surveiller les activités non humaines. Avec eux, il va enquêter sur une série de morts mystérieuses lié à la magie et qui va s'imbriquer avec son passé récent...

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Que ce roman est savoureux à lire ! Le gros point fort c'est bien sûr le personnage de Loki, complexe, traversé de multiples envies, tiraillé par ses désirs, se heurtant à l'autorité implacable et toxique de son père. On découvre un Loki qui veut bien faire, qui est plein d'ironie, assez sarcastique mais qui se retrouve en permanence jugé, et rabaissé par les attentes et préjugés insupportable d'Odin.

Si les choix que fait Loki tout au long du roman sont régulièrement malvenus voir totalement foireux, on ne peut qu'avoir de l'empathie pour lui devant les circonstances qui le poussent dans ces directions. Loki n'accorde pas sa confiance, Loki intrigue pour arriver à être bien vu par son père, Loki espère s'attirer aussi un peu de reconnaissance et cette envie d'être aimé, reconnu, apprécié, ce désir d'avoir lui aussi un brin de gloire le pousse inlassablement à intriguer et mentir. Et bien sûr, cela se retourne contre lui à chaque fois.

Si Thor apparait comme un doux neuneu bourrin un brin naïf mais plein de droiture, Odin lui est franchement désagréable, personnification glaciale de l'autorité patriarcale destructrice et très honnêtement grandement responsable de tout les maux que traverse notre anti-héros.

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Côté intrigue, c'est classique et prenant mais c'est surtout le sel des relations entre les personnages qui domine. 

On appréciera aussi grandement que l'autrice adresse explicitement certaines questions concernant Loki. Ainsi son passage dans le Londres du XIXe siècle est l'occasion de faire flirter notre dieu de la malice avec le jeune Théo, charmant garçon dont l'homosexualité lui a attiré les foudres des autorités.

Loki est donc Bi, ou Pan, enfin bref, totalement Queer, c'est explicite et "ugh !" ça fait du bien ! Sa fluidité de genre est adressé aussi, simplement, en passant, mais sans tourner autour du pot, et si l'on aurait aimer voir plus de queerness dans ce bouquin, en gardant à l'esprit que c'est tout de même Disney bah c'est plutôt satisfaisant.

J'ai lu ce roman sous son format audio, et le lecteur Alexis Victor s'en sort à la perfection. Son rythme de lecture est agréable (même si comme souvent j'écoute en vitesse accéléré) et ses voix et intonations utilisés pour les différents personnages sont très réussi, différentes et reconnaissables sans jamais trop en faire.

Loki : Les racines du Mal est vraiment une bonne surprise donc. L'intrigue proposé, entre roman initiatique, et enquête se lit avec plaisir, notamment grâce à un personnage principal attachant magrés ses nombreux défauts. L'autrice nous montre petit à petit comment notre dieu favoris va devenir celui qu'il est, de mauvaises décision en choix douteux, de brimades injustifiées en remontrance exagéré et c'est un crève cœur de le voir tourner le dos à ceux qui auraient pu l'aider, et de le voir s'engager sur un chemin qui semble pour lui totalement écrit et inévitable. Le tout est bien sûr parsemé de queeritude pour notre plus grand plaisir, même si bien sûr, on en voudrait plus, toujours plus !!


Sur la PàL - Août 2021

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Bon hé bien finalement ce mois-ci n'est pas si mal que ça malgré tout.

J'étais pourtant en vacances pendant la plus grande partie du mois, j'ai eu moins de temps de lecture, et une grosse partie de ce temps à été investit dans les jeux vidéos puisque j'ai démarré le jeux Warhammer 40k Battlesector mais j'ai réussi à trouver des moments pour avancer dans mes lectures de comics en retard, et puis les audiolivres sont toujours là pour me permettre de lire un peu plus :)

Jeux Vidéos :

Warhammer 40000 - Battlesector

Il s'agit d'un jeu de stratégie tour par tour nous permettant de diriger des Space Marines du chapitre des Blood Angels durant une campagne d'une 20aine de missions contre les inarrêtable Tyranides. C'est globalement fun même si les missions et les environnement manquent de diversité. En gros ça se résume à massacrer tout le monde dans le désert rouge ou dans des villes grises et vides. Dommage, un peu plus de variétés dans les objectifs et des environnement plus changeant et moins vides aurait été appréciable. J'en suis à 75% du jeu et je vais essayer d'aller au bout et de ne pas lâcher par lassitude (comme souvent ^^)

Lectures du mois :

A la lueur d'une étoile inconnue - Christopher Paolini (Chronique ici)
J'en parle en détail dans ma chronique mais franchement, c'était pénible. On passe.

Le temps fut - Ian McDonald 
Là, pour le coup, c'était franchement excellent ! Une romance gay, du voyage dans le temps, une enquête impliquant des librairies, des réflexions sur le temps, l'amour et les relations. C'était prenant, drôle, beau, poétique, une vrai réussite. Et il me semble que c'était d'ailleur mon premier Ian McDonald !
 
Nightbringer - Graham McNeill 
Premier roman du volume 1 de l'intégrale Uriel Ventris et très bonne surprise ! Je m'attendais à un truc bourrin et bas du front plein d'action, et si on a clairement de ça par moment, on a aussi un roman de SF qui mêle intrigue politique, horreur et xénoarchéologie et qui s'avère bien prenant.
 
Loki : Les Racines du Mal - McKenzie Lee
Honnêtement, je n'attendais rien de particulier d'un roman Marvel, et c'est du coup une excellente surprise. C'est prenant, c'est bien fait, Loki est parfait, j'ai passé un excellent moment avec cette audiolecture.
 
Elric, tome 2 : Stormbringer
Je continue doucement de relire l'adaptation BD d'Elric avant d'attaquer le tome 4 et c'est toujours aussi sympa et BEAU ! 
 
Scrameustache 1 à 3
Bon bah j'ai passé quelques jours chez mon frère, du coup j'ai pioché dans sa bib et c'était fun de retomber en enfance.
 
Percevan 1 à 5 et  8 à 12
Bon bah j'ai continué à piocher dans la bib de mon frère quoi et j'ai (re)lu avec plaisir cette série que j'adorais dans mon enfance/adolescence. Il va falloir que je trouve les derniers tomes que je n'ai pas eu le temps de lire chez lui ^^

Comics divers

Pour accompagner ma lecture du roman Escadron Alphabet d'Alexander Free, j'ai lu le comics Tie Fighter de Jodie Houser. Et autant le roman de Freed est vraiment excellent (il me reste moins de 200p à l'heure où j'écrit), autant le comics, qui aborde l'escadre de l'ombre croisé dans le roman, est très très moyen. On s'ennuie, on se sait pas trop où ça va et les personnage manquent de développement.

J'ai terminé la mini série de Jason Aaron, Return of the Valkyries et c'était plutôt sympathique. 

J'ai entrepris de me mettre à jour sur le Marvel cosmique en lisant Annihilation Scourge et c'était pas ouf, avant d'entamer le run d'Al Ewing sur les Gardiens de la Galaxie et malgrés les avis dythirambique, j'ai trouvé ça bien mais je m'attendais à mieux. 

Grosse réussite par contre pour le premier volume de la série Nightwing par Tom Taylor et Bruno Redondo. Graphiquement c'est un superbe sans faute, scénaristiquement aussi. C'est prenant, touchant, drôle et émouvant. Tom Taylor maitrise le personnage à la perfection et offre une intrigue mêlant avec talent récit super-héroïque et fond social. J'adore 💜

Le mois prochain

Hé bien, jusqu'à la fin de l'été le Challenge Summer Star Wars du RSF Blog court toujours du coup je vais tâcher de continuer à lire et chroniquer du space op ! (Une dizaine de chroniques pour l'instant, youhou !!). Actuellement je suis sur le tome 1 de la série Star Wars L'escadron alphabet, et j'ai reçu le tome 2 que je vais essayer d'enchainer du coup, et j'aimerais lire ensuite les deux dernier romans de l'intégrale d'Uriel Ventris. Si je lis et chronique tout ça avant le 20 septembre, ça sera un miracle de Noël avant l'heure.
En audiolivre, j'ai tout juste fini (après une pause pour cause de vacance) la lecture de Loki : Les racines de Mal de McKenzie Lee et je pense retourner après ça dans l'univers Warhammer 40k avec le second tome de la série l'Hérésie d'Horus !
Sinon, ayant acquis tout réçemment le nouveau livre de Carmen Maria Machado, La Maison révé, j'espère aussi pouvoir le lire avant la fin du mois.
 
Oui, je suis très ambitieux et optimiste là 😅

[Star Wars] The Bad Batch - Saison 1

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The Bad Batch - Saison 1
Disney+ // 16 épisodes

The Bad Batch, c'est la Clone Force 99, une unité de Clone "défectueux" que l'on découvre avec plaisir dans le 1er arc de l'excellente saison 7 de Clone Wars. Conçu comme une bande de bourrin hommage aux actionner des 90's, cette unité un peu spéciale et habitué mission à haut risque à obtenu cette année sa propre série.

Après avoir été un peu dubitatif au moment des premières annonces (la période Clone Wars ayant été tout de même bien visité et raconté), mon intérêt s'est réveillé à l'annonce de la période. Effectivement, cette série prend place après l'Ordre 66 durant les premiers temps de l'empire et se propose d'explorer la mise en place de la dictature de Palpatine !

*  *  *

La série démarre donc au moment de l'Ordre 66, l'occasion de faire un clin d’œil, raccrocher les wagons avec la série Rebels en nous montrant les derniers moments de Kanan en tant que padawan. La Clone force 99 va devoir réagir et se positionner face à cet évènement et les réactions vont être assez varié. Hunter le leader voit tout de suite que quelque chose ne va pas, que cet ordre n'est pas bon, au contraire de son frère Crosshair, turbofaf en puissance qui n'a qu'une phrase à la bouche "Good Soldiers follow orders".

Dans la plus pure tradition des Best Friends to Ennemies, un schisme déchirant va donc heu... déchirer le Bad Batch. Hunter, Tech, Wrecker et Echo vont fuir en compagnie d'une jeune clone enthousiaste et mystérieuse, Omega, tandis que Crosshair va se conformer rapidement aux nouvelles directives de l'Empire, amer et désabusé, prêt à tout pour survivre et faire son trou dans ce nouveau régime qui ne voit plus les clones d'un très bon œil.

Toute la saison va donc alterner entre différent point de vue. Tout d'abord la Bad Batch en fuite avec Omega qui apprend à vivre en dehors de l'armée et d'une mission bien définie, qui apprend à vivre une vie plutôt civile mais qui n'a rien de normal, et qui apprend à connaître Omega, à l'accepter, la comprendre, l'intégrer comme leur sœur. 


 D'un autre côté, on suit Crosshair, ses missions pour l'Empire, la manière dont il essaye de se rendre indispensable, car en parallèle de son point de vue, on découvre la mise en place de la machine impériale et la décomission de clone par l'amiral Rampart sous les ordres d'un Tarkin dont on sait depuis la série Clone Wars qu'il n'a que mépris et dégoût pour les clones.

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Au rang des choses très positives, nous avons toute la dynamique familiale qui se met lentement en place entre Omega et ses frères tout aux long des épisodes. Les relations qu'elle a avec eux sont très différentes. Hunter est très paternel par exemple, conscient des responsabilité qu'il a vis à vis de cette enfant tandis que Wrecker est un peu le grand frère bourrin ultra fan de sa petite sœur. L'évolution d'Oméga, sa prise de confiance et de responsabilité et lente mais plaisante à suivre, et cette petite famille fonctionne bien.

On appréciera aussi de découvrir les rouages de l'Empire en formation. La mise en place des contrôles d'identité, le fichage des populations, la mise au pas des mondes libérés par la république plein de combattants de la liberté un peu trop bien formés par les clones tel qu'Ondéron avec saw Gerrera ou Ryloth avec Cham Syndulla.

On découvre aussi avec intérêt comment petit à petits les clone sont mis au rebus et remplacé par des conscrit et volontaire régulier et c'est l'occasion de voir arriver des stormtrooper de 1ere génération au design fortement inspiré des premiers dessins de Ralph McQuarrie.

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Beaucoup de bonne choses potentiellement donc, mais malheureusement un gros manque de rythme. La majorité de la saison consiste en des sauts de planète en planète avec une mission par-ci, un mission par là pour nos clones, et si bien sûr, tous ces épisodes participe à nous dépeindre une image de l'Empire en formation ou servent à développer la dynamique familiale de l'équipe Omega, on a souvent un sentiment d'attente. On attend que l'intrigue avance, que l'histoire décolle un peu plus. Alors on ne s'ennuie pas forcément, c'est agréable de découvrir ce tour de la galaxie en déliquescence, de croiser des têtes connues tel que le Capitaine Rex, Fennec Shand ou les soeurs Martez, mais le centre de cette saison manque globalement d'ampleur.

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J'ai globalement assez aimé cette première saison malgré ses défauts. J'ai beaucoup accroché au personnage d'Omega, et le développement des différents membres du Bad Batch est réussi, les rends tous plus attachants et les étoffent grandement. Il y a malheureusement un flagrant manque de rythme sur la saison qui je l'espère sera corrigé pour la prochaine, mais qui n’empêche pas de profiter d'excellent épisodes qui nous montrent des parties de l'univers Star Wars relativement inédites jusque là. Les différents clins d'oeils, rencontres et autres sont plutôt bien gérés et font moins artificiel que certaines apparitions de personnages de la saison 2 de The Mandalorian. Visuellement c'est un sans faute, l'animation est parfaite, les modèles de qualités et les décors régulièrement magnifiques.


 

 

 







Warhammer 40000 - Ultramarines, le film

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Allez hop, je continue ma plongée dans l'univers Warhammer 40000 avec cette fois-ci le film d'animation officiel Ultramarines. Sortie en 2010, celui-ci bénéficie d'un scénario de Dan Abnett, l'homme derrière l'excellent L'Ascension d'Horus, d'une réalisation de Martin Pyke (un illustre inconnu) ainsi que du doublage entre autre de Terence Stamp et John Hurt. 

Bon, ça devrait bien se passer alors.

Hahaha

Haha

Ha

....

Ultramarines ça raconte quoi ? Hé bien, l'escouade Ultima est envoyé chercher l'origine d'un signal émis par les Imperial Fists depuis la planète Mithron. Et donc nos vaillant super soldat turbofacho débarquent, et marchent... marchent... marchent... longtemps... très longtemps et ha ! De l'action, enfin !

Ça tire, le chaos arrive, des gens meurent, le chaos repart, mais en fait il était là tapis dans l'ombre hin hin hin !

Bref, on s'ennuie comme rarement tellement c'est mou, un comble pour un produit se concentrant sur les plus gros bourrins de la galaxie et leur ennemis bourrins...

Le rythme est à l'ouest, et le scénario minimaliste, s'il n'est pas forcément un problème, s'avère abyssalement dénué d'intéret tant la réalisation est foireuse.

Mais le pire, je crois que c'est le côté technique... Le film date de 2010, année où l'on a eu notamment Raiponce, Moi, moche et méchant, Dragons et mon dieu, ce film a 10 ans de retard, c'est immonde.


Idéalis T.1 : A la lueur d’une étoile inconnue – Christopher Paolini

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Idéalis, tome 1 - Christopher Paolini
Bayard // 2020 // 850 pages
Livre lu en SP

Il y a fort longtemps, j'ai vu l'adaptation d'Eragon au cinéma. C'était franchement pas ouf on va dire. Bref, du coup j'ai jamais approché Paolini plus près, c'était pas pour moi me disais-je.

Mais avec la sortie d'Idéalis, sa première incursion dans la SF, et même la hard SF si j'en crois les retours glanés ici ou là, ma curiosité a été plus que piqué et j'ai profité d'un SP en audiolivre disponible sur NetGalley pour essayer. Parce que bon 800 pages quoi, j'avais un peu la flemme de me lancer dans ce pavé (Oui, l'audio livre c'est régulièrement pour mes lectures de la flemme...).

Bon, le truc que j'avais pas percuté par contre c'est que c'est uniquement la première moitié du livre, celui-ci ayant été coupé en deux pour sa parution française. Et je peux le comprendre vu la taille du machin mais bon...

Quoi qu'il en soit, coupé ou pas, c'est sans appel, c'est franchement pas ouf du tout, voir même franchement mauvais par moment...

Kira Navarez est exobiologiste et elle s’apprête à terminer une mission d'exploration sur Adrasté en vu de valider le potentiel colonisable de la planète quand elle découvre un artefact extraterrestre qui fusionne avec elle provocant mort et destruction. Dans le même temps, une espèce alien apparait dans le système, et rapidement tout tourne à la guerre totale dans la Ligue des Mondes, rassemblement des différentes colonies humaines. Une seule solution, que Kira apprenne à contrôler et utiliser son nouveau jouet qui semble être une potentielle arme/armure de combat et trouver le bâton bleu pour mettre fin à la guerre destructrice qui ravage l'humanité.

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Bon, par où commencer ? Il y a tellement de choses qui ne vont pas dans ce roman... Et pourtant, sur le papier ça pourrait fonctionner. De la xénoarchéologie, une humanité qui s'est répandu dans les étoiles, des conflits alien, des artefacts anciens et mystérieux, et le tout saupoudré d'un travail de recherche scientifique pour rendre l'univers relativement cohérent. Oui mais...

Niveau personnages, c'est terrible, ça ne fonctionne pas. L'héroïne est d'une fadeur terrifiante, et cela se ressent dès les premières pages où Paolini s'attarde sur la relation sans saveur ni alchimie de cette dernière avec son fiancé... 

Et côté personnages secondaire, on est dans l'archétype pur sans jamais les dépasser. Le capitaine dur à cuir au grand cœur qui cache ses blessures, le petit jeune de l'équipage à la vie difficile, les médecins froids et sans empathie (D'ailleurs, tous les médecins croisé sont sur ce modèle...)

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Niveau worldbuilding, c'est pas fameux non plus... En fait, j'ai l'impression d'être en face d'un roman de fantasy bas de gamme qui se camoufle sous du technobabble pour faire SF.

Les factions humaines sont caricaturale, comme par exemple les Entropistes, sortent de moine mystique cherchant la connaisance, ou les Nuministe, des fanatiques religieux des nombres.

Les espèces alien ont des sobriquets ridicules, les méduses, les cauchemars, et on se retrouve à un moment face à un traqueur, sorte de créature ancienne et dangereuse, serviteur abandonné d'une race disparu...

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Côté intrigue, c'est à la fois trop long et trop rapide. Trop long parce qu'en 800 pages il ne se passe en réalité pas grand chose. Trop rapide parce qu'en quelques instant Kira convainc un gradé militaire de la suivre pour sauver l'univers par exemple.

*  *  *

J'ai donc lu ce livre en format audio, et je dois dire que si j'ai trouvé beaucoup de défaut, la narration de la lectrice n'a pas aidé. Elle possède un rythme particulièrement lent qui n'est pas des plus agréables, surtout quand on s’ennuie déjà. Elle lit tout sur un ton dramatique alors que ça n'a absolument pas lieu d'être et puis surtout elle rend les personnages encore plus caricaturaux qu'ils ne le sont en leur faisant des voix clichés au possible. Les mystiques ont une voix halluciné, les militaires des voix de dur à cuire, etc.

Bref, on l'aura vite compris, je n'ai clairement pas passé un très bon moment avec ce roman qui semble piocher dans un millier de référence mais les amalgames en une recette indigeste, lourde et sans finesse, le tout n'aidant pas aidé par une version audio que j'ai trouvé plus que moyenne.



Sur la PàL - Juillet 2021

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Bon bah, la déchéance de mon rythme de lecture continue sa longue descente aux enfers. L'école est terminé, le rythme de Minipuce est donc totalement pété, ma fatigue explose les sommets, j'arrive à rien, c'est la misère totale.

Enfin bon, heureusement il y a les audio-livres et des lectures très agréables.

Lectures du mois :

[Star Wars] Poe Dameron : Chute Libre - Alex Segura (Chronique ici)

Découverte en demi teinte de la jeunesse de Poe Dameron

Les Voltigeurs de Gy - Ursula Le Guin (Chronique ici)

Un recueil court et excellent qui m'a permis de découvrir le pan novelliste de l'autrice, je recommande fortement !

[Warhammer 40K] L'ascension d'Horus - Dan Abnett (Chronique ici)

Bon bah ça y est, grâce aux audiolivres, j'ai finalement mis un pied dans l'univers SF ultra grimdark de Warhammer 40000. C'était pas fin, bourrin mais diablement efficace, j'en veux encore et j'ai honte 😅

Un bref instant de splendeur - Ocean Vuong  

C'était beau, rude, poétique, violent aussi. Un livre sur le fait de grandir différent, vietnamien en amérique dans les années 90/2000. La découverte de l'homosexualité, la drogue, la pauvreté. Sincère, et sans pathos. C'est un livre fort, brut et touchant. Je ne pense pas être capable d'en parler plus en détails, mais je e recommande fortement.

[Warhammer 40K] Marneus Calgar - Kieron Gillen & Jacen Burrows 

Oui bah j'ai plongé dans Warhammer quoi. Une mini série de comics en 5 épisodes centré sur le maitre du chapitre des Ultramarines. Il reviens sur la planète de son enfance pour la première fois depuis de siècles et nous fait revivre son passé et découvrir comment il est devenu un Space Marine. C'est efficace, sanglant et intéressant quand on s'intéresse à cet univers.

Les dessins sont agréables à voir.

Cette collaboration avec Marvel est franchement réussie, j'aimerais bien que ça se prolonge.

Elric, tome 1 : Le Trone de Rubis

J'ai entamé ma relecture des 3 premiers tomes de l'excellente adaptation BD d'Elric, et il va falloir que je trouve le temps de poursuivre.

Lore Olympus - Rachel Smythe

Alors là, gros coup de coeur pour ce webtoon découvert au début du mois et qui a accaparé une grosse part de mon attention au long de ses 160+ chapitres.

Il s'agit d'une BD (aux dessins et couleurs magnifiques) qui adapte à sa manière le mythe de Perséphone, ainsi que d'autres pan de la mythologie grec.

Le tout est fait avec une approche moderne, tant dans le world building où l'Olympe ressemble à notre monde avec ses immeubles, ses boutiques, ses réseaux sociaux et ses soirée mondaines, que dans le propos. L'autrice aborde en effet des sujets dur comme les violences domestiques, les violences sexuelles, etc. et le traitement est franchement un sans faute.

L'ensemble est ultra addictif, et je ne peux que recommander d'essayer !

Pour celleux qui sont allergiques au format numérique, une version papier est prévue très prochainement en anglais, qui reprendra les épisodes 1 à 25 (sur 170 environ, attendez pas, lisez le sur Webtoon).

Warhammer 40K - Fanfilm : Astartes

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Quand j'ai une nouvelle obsession, j'ai tendance à m'y mettre un peu à fond de manière intense, parfois de manière très brève mais bon, jamais raisonnable.

Du coup depuis ma lecture du premier volume de l'Hérésie d'Horus, j'ai écumé les wiki, compulsé des listes d'incontournables à lire, chercher des fanfilms en pagailles et bref, il y a beaucoup de bouses dans ce dernier secteur, mais parfois une pépite. C'est le cas d'Astartes, un court métrage d'animation d'une douzaine de minutes dédié aux Space Marines de l'Adeptus Astartes.

« Les révoltes d’Argosa ont été matées. Les retributors de l’Astartes participent maintenant à la chasse des leaders de la rébellion en fuite. »

C'est ainsi que démarre ce court métrage au rythme fou. Le scénario... oui bon il y en a un, mais disons qu'il est réduit au strict minimum. Les Spaces Marines du chapitre des Retributors arraisonnent un vaisseau, l'abordent et se frayent un passage dans ses entrailles jusqu'à un artefact mystérieux gardé par deux personnages non moins mystérieux.

Ce scénario simple, épuré, va droit au but et n'est finalement qu'un pretexte pour mettre en scène avec brutalité et talent les Spaces Marines en action. Et quelle mise en scène ! On ressent la puissance de ces formidables guerriers qui ne connaissent pas la peur, on les voit inarétables, de véritables armées à eux seuls.

Au-delà de l'action débridé qui parcourt ces 12 minutes, ce court métrage vaut aussi pour sa qualité visuelle. Textures, animations, tout cela avec une seule personnes aux commandes, c'est une réussite totale.

Astartes est une grosse réussite, un film qui en quelques minutes nous présente l'ambiance sombre et violente de l'univers de Warhammer 40000, avec brio et de bien belle manière. 

Le créateur de l’œuvre ayant été recruté depuis par la branche animation de Games Workshop, on ne peut qu’espérer voir le pan audiovisuel de l'univers se développer un peu plus avec ce genre de talent !

>>> Pour voir le court métrage :   Fanfilm Warhammer 40k - Astartes




WH40K - L'ascension d'Horus - Dan Abnett

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L'Hérésie d'Horus #1 : L'ascension d'Horus - Dan Abnett
Black Library France // 2006 // 416p

Ha Warhammer 40 000 ! Cet univers sombre, torturé, bourrin et décérébré exerce une certaine fascination sur moi depuis mon adolescence et les quelques figurines achetés et jamais terminées de peindre. 

J'ai aussi un vieux bouquin de règles dans un coin, donné par un ami à l'époque, que j'ai lu dans tous les sens pour le background, l'historique, le lore de cet univers fascisant et décérébré. Je ne sais pas ce qui m'attire dans ce monde là, le côté "classe" des armures, les photos de figurines superbes qu'on peut trouver...

C'est un univers dans lequel je n'avais jamais poussé plus avant mon intérêt, déjà parce que les figurines coutent une blinde, ensuite ça prend du temps, et puis globalement faut avouer que c'est pas le milieu qui semble le plus progressiste (même si je connais au moins une personne de qualité qui y joue). Et enfin, l'univers étendu est constitué de beaucoup trop de roman pour je me risque à y mettre un orteil.

Enfin c'est ce que je disais, je n'ai pas pu résister à la sortie en audiolivre du premier tome de la saga L'Hérésie d'Horus, et résultat, j'y suis jusqu'au cou à parcourir les wiki, chercher des fanfilms, baver sur le site de Games Workshop... C'est désespérant...

Mais c'est quoi ce livre ?

L'hérésie d'Horus, c'est l'évènement fondateur de cet univers, qui se passe 10000 ans avant le jeu, et qui raconte comment Horus, le tout fraîchement nommé Maitre de Guerre de l'Empereur de l'humanité, son fils préféré, va le trahir.

L'Empereur aimé de tous à pour but d'unifier les colonies humaines dispersé dans la galaxie depuis des milliers d'années et coupés les unes des autres, et pour se faire, il emploie ses légion de l'Adeptus Astartes, les space Marines, des surhommes, post humains modifiés pour être grand, fort, viril, et immortel (et un peu con aussi globalement). Oui parce que l'Empereur bien aimé de tous a une vision spécifique de l'unité et ceux qui ne s'y conforment pas se font cogner dessus jusqu'à s'y conformer ou crever dans des gargouillis sanglant. Voilà, ça pose l'ambiance, Warhammer 40K c'est de la baston. Contre les hérétiques d'humains, les races Xenos, et tout ce qui sort de la conformité. C'est un univers fasciste et désespéré où le seul horizon visible est la guerre totale et l'exploitation dans la machine de guerre millénaire qui broie tout et tout le monde.

*  *  *

L'Ascension d'Horus débute alors que ce dernier vient juste d'être nommé Maitre de Guerre par l'Empereur, qui a décidé de se retirer de la croisade et de délégué celle-ci à son fils, et que la légion d'Horus, les Luna Wolves s’apprête à apporter la Vérité à 63-19 un monde se prenant pour la Terre.

On va suivre principalement le capitaine Loken, capitaine de la 10e compagnie des Luna Wolves, en première ligne lors de la pacification de ce monde. Suite à cette mission il va intégrer le Mournival, sorte de conseil rapproché informel d'Horus et va ainsi se retrouver mêler aux grandes décisions de la croisade.

Invasion, répression, sauvetage de frères en difficultés face à une espèce extraterrestre insectoïde meurtrière, contact avec une autre société humaine avancé, trahison, incursions de créatures issus du Chaos, le roman va nous proposer tout ça et bien plus encore dans un enchainement de bataille sanglantes et épiques, de moment glorieux où l'Honneur et la Vérité triomphe. C'est un roman sans concession, brutal, parfois bas du front et qui laisse peu de place à la nuance, mais dans le genre militaire, action débridé et moments Bigger Than Life, on est amplement servi. Tout est démesuré. Les tailles des Space Marines, leurs armes, leurs batailles, leurs capacités, les échelles de temps (ceux-ci peuvent vivre éternellement).

*  *  *

Mais grâce au point de vue du Capitaine Loken, un être qui arrive à penser au-delà de sa fonction d'outils de l'Empereur bien aimé de tous, ainsi qu'à ces échange avec des êtres humains plus conventionnel partageant la croisade, on a un ancrage d'humanité bienvenu, un semblant de réflexion et de remise en question.

Un semblant bien sûr car si Loken se pose parfois des questions sur la manière d'apporter la Vérité et la Lumière de l'Empereur, faisant preuve d'une compassion qui semble rare dans les rangs de l'Astartes, il ne doute pas de sa mission.

L'Ascension d'Horus n'est que le premier tome d'une saga qui compte désormais plus d'une cinquantaine de volumes (même si tous ne se suivent pas et ne sont pas essentiels à l'histoire) et à ce titre, il fait effectivement œuvre d'introduction. Des bases sont posées, des éléments juste introduit (le chaos par exemple) et il est impensable de s'arrêter ici.

J'ai vraiment passé un excellent moment avec ce roman, c'est épique à souhait et bourré d'action. Les personnages sont délicieusement monolithique à quelques exceptions prête, ils agissent comme des glands virilistes, tout ce que je déteste et pourtant, je me suis honteusement éclaté avec cette lecture.

Iels en parlent : Lianne, Lorhkan


Les Voltigeurs de Gy - Ursula Le Guin

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Les Voltigeurs de Gy - Ursula Le Guin
Editions ActuSF (Helios) // 2021 // 184p

Après avoir été totalement conquis par ma découverte de Le Guin avec l'excellent La Main Gauche de la Nuit, c'est avec plaisir que j'ai replongé dans son œuvre pour la découvrir ici dans le format nouvelles.

J'ai vu souvent la SF de Le Guin être qualifié d'anthropologique, et ce court recueil proposant 6 nouvelles de tailles variable illustre à la perfection ce qualificatif.

Au travers de ces 6 textes, l'autrice explore différentes sociétés et culture totalement étranges et étrangères, dans leurs structures, leur fonctionnement, leurs croyance, et elle le fait avec une cohérence et une vraisemblance qui force le respect et dans un style qui parfois donne l'impression d'avoir un récit de voyage, d'exploration, de découvrir réellement ces sociétés par le truchement d'un chercheur. Mais, comme nous sommes dans la fiction, il y a ce quelque chose en plus qui va au-delà du compte rendu, ce talent pour la narration qui nous emmène à la découverte.

Les Voltigeurs de Gy
Un peuple d'êtres oiseaux qui ne vole pas à l'exception de certains individus touchés par une anomalie/déviance/exception génétique. L'occasion de montrer comme cette société se construit autours de ce qu'elle considère comme un handicap, pourquoi et comment.

C'est passionant.

Première rencontre avec les Gorgonides
Un premier contact extra-terrestre en plein bush australien. L'occasion de dépeindre la misogynie crasse, et d'offrir à la protagoniste une chance d'émancipation.

Le Sommeil de Newton
Le destin de quelques privilégiés triés sur le volet qui ont la chance de pouvoir quitter une Terre en déliquescence, ravagé par les désastres écologiques. Un espoir de société plus juste, rationnelle et égalitaire qui s'avère en réalité très conservatrice et qui aborde l'importance de ne pas oublier d'où l'on vient.

L'Ascension de la face nord
Un texte très court et amusant qui m'a fait penser au Peuple du Tapis de Pratchett

La Première pierre
Un récit fort d'émancipation, de révolution qui parle du langage caché dans le langage. Une histoire sur la manière dont les dominés peuvent s'approprier et transformer la culture dominante pour la faire sienne.

Le Kerastion
La description d'un rituel funéraire qui permet en quelques lignes d'esquisser une société inégalitaire séparé en castes et d'aborder le fonctionnement, les interdits et les croyances de cette société.


La Construction
Un réçit sur un monde qui se reconstruit, sur les traditions qui se transmettent à travers le temps, sur le temps long et les conséquences du productivisme.

 

[Star Wars] Poe Dameron : Chute Libre - Alex Segura

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Poe Dameron : Chute Libre - Alex Segura
Pocket // 2021 (2020 VO) // 352p

Ha ! Un roman sur Poe Dameron, le pilote le plus cool et sexy de toute la saga Star Wars, tout pour plaire ou presque ? Ce roman a en effet la dure tâche d'éclairer un point du malheureux scenario de l'épisode IX, une remarque lâché en passant qui nous apprend que Poe Dameron aurait été passeur d'épice. Contrebandier, mafieux quoi. Poe. Dameron... 

Mais nous ne sommes pas là pour discuter des choix discutable de l'ultime opus de la saga Skywalker, mais plutôt pour voir comment s'en sort l'auteur pour faire de cette information une histoire intéressante.

Autre point, on voit que du coup le roman va mettre à l'honneur Zorii Bliss. Vous savez, le personnage que Chris Terio a introduit pour bieeeen nous montrer que Poe est hétéro (lol nope, never ever).

Poe a 16 ans et il s'ennuie à la ferme paternel sur Yavin IV. Il tiens trop de sa mère, feu Shara Bey, et il rêve d'aventure, du frisson du pilotage, mais son père, Kes est un peu trop protecteur et basiquement refuse d'envisager autre chose pour son fils que la vie planplan sur Yavin. Pas d'entre deux ni de demi mesures, tu reste là et tu calme ta joie.

Résultat, Poe se comporte comme un couillon et embarque sur le premier transport venu peu regardant qui cherche un pilote. C'est ainsi qu'il se retrouve mêlé aux terrible Passeurs d'épices de Kijimi, et qu'il rencontre Zorii Bliss.

* * *

Le moins qu'on puisse dire c'est que le roman est dynamique, les chapitres court enchainent les ellipses et péripéties, principalement centré sur la vie de Poe au sein des Passeurs d'épices, mais nous faisant aussi découvrir une agente du Bureau de Sécurité de la Nouvelle République (BSNR) qui traque sans relâche ces criminels, tant pour des raisons professionnelles que personnelles.

Le roman nous permet aussi de découvrir une époque où la Nouvelle République n'est pas encore à son sommet et où de nombreuses organisations criminelles profite de cet état. Avec Poe et Zorii, ainsi que leurs camarades, on plonge dans les rouages de l'organisation criminelle de Kijimi.

L'un des points fort du roman est sans conteste Zorii. Le jeune passeuse d'épice en formation est intéressante. Plongée toute sa vie dans cette existence, elle se donne corps et âme pour y réussir, mais son amitié avec Poe lui apporte un autre point de vue qui va peut-être l'aider à une certaine remise en question.

* * *

C'est du côté de Poe que le bât blesse. J'ai eu du mal à accepter les raisons de l'engagement de Poe dans cette vie. Lui qui est pétri de l'idéal de justice de ses parents, même sa défiance envers son père ou son désir de rébellion ne peuvent à mon sens expliquer un engagement aussi total sur cette voie criminelle. Bien sûr, il se pose des questions, sur les buts et motivations de son équipes, sur les actions détestables entreprises, mais il est à mon sens bien trop passif face à la situation.

L'autre reproche que je pourrais faire rejoint le premier point. Le roman est dynamique, et manque de moment plus posés avec un développement de qualité. Il passe trop vite sur certains points qui mériterait approfondissement et développement.

Et le dernier reproche. L'hétérosexualité 😛. Mais merde, laissez Poe être gay ou bi, arrêtez de forcer avec des romance hétéro qui n'amènent rien. Une amitié forte et fusionnelle mais platonique c'est bien aussi hein.

Au final Chute libre est pour moi une lecture en demi teinte. Mais si l'on passe au-delà de l'élément déclencheur et de certaines facilités scénaristique, on pourra apprécier un roman d'action vif et dynamique qui met en avant l'un des meilleur personnages de la postlogie (même s'il prend ici pas mal de décision à la con mais bon, on l'aime un peu pour ça aussi).

 

Sur la pàl - Juin 2021

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Après un mois de mai fatiguant et rempli de lectures moyenne, on se retrouve avec un mois de juin bien plus qualitatif mais où la fatigue continue de plomber mon rythme. Ma fille a pas mal été malade ces dernières semaine et il en résulte des nuits agitées, plus courtes et compliquées et donc je suis un zombie qui n'arrive pas à aligner plus de 10 pages le soir. 

Cependant j'ai lu de très bonnes choses ! :)

Les arrivées :

Un souvenir nommé empire - Arkady Martine

Nous avons toujours vécu au château - Shirley Jackson
Je me le réserve pour le mois d'octobre histoire d'aller dans ma thématique Halloween, ce sera l'occasion de découvrir l'autrice.

Elric tome 4 la cité qui rêve
Je vais le lire prochainement je pense mais d'abord je vais me refaire les tomes précédents

Heartstopper, vol 4 - Alice Oseman
Là aussi je vais relire les 3 premiers volumes avant de poursuivre avec celui-ci que pour le coup, contrairement aux autres, je n'ai pas lu en prépublication web :)

Straight - Chuck Tingle

Lectures du mois :

Les Tambours du Dieu Noir - P. Djéli Clark ⭐⭐⭐⭐

Très bonne découverte de l'auteur avec deux court texte fantasy / Steampunk. Une uchronie dans la moiteur de la nouvelle Orléans pour le premier, à l'intrigue classique mais aux personnages réussis et à l'ambiance immersive, et une enquête dans une egypte du début du XXe siècle émancipé grâce aux magies des Djiins. C'est là aussi très prenant, très immersif et on se réjouit de pouvoir retourner dans cette univers pour découvrir d'autres enquête de l'inspectrice Fatma el-Sha’arawi

Straight - Chuck Tingle  ⭐⭐⭐⭐

J'en reparle très vite en détail, mais c'était surprenamment bien. Du survival/slasher/zombie totalement queer, classique mais plein de surprises.

Un souvenir nommé Empire - Arkady Martine (Chronique ici) ⭐⭐⭐⭐

Beaucoup aimé ce premier roman de l'autrice :)


Ubik - Philippe K. Dick 💜

Une relecture que j'appréhendais tellement ce livre m'avait marqué, et si certains côté accusent leur âge, ce roman est toujours de grande qualité, surprenant, déroutant, avec un rythme bien dosé, un concentré des obsessions de son auteur. Bref, je continuerais de le conseiller, d'autant plus que je l'ai relu en audio, et que le lecteur Damien Witecka est franchement talentueux, c'est un plaisir de suivre l'histoire avec ses voix !


Comics divers

J'ai terminé deux story arc, tout d'abord le volume 2 de la série Star Wars - Doctor Aphra qui s'avère toujours fun à lire avec son personnage principale archéologue à la moralité douteuse.

Et ensuite le 6e volume de la série Venom par Donny Cates qui s'intéresse au répercussion de son event King in Black et qui met fin au run de l'auteur sur le personnage. Un run de grande qualité d'une excellent auteur qui aura réussi à m'intéresser à un personnage pour lequel je n'avais à la base aucun intérêt.



Un souvenir nommé empire - Arkady Martine

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Un souvenir nommé empire - Arkady Martine
J'ai Lu Nouveaux Millénaires // 2021 (2019 VO) // 512p

Allez, on part dans l'espace avec le 1er roman du diptyque Teixcalaan, un space opera écrit par une autrice lesbienne, mettant en scène une héroïne lesbienne et ayant obtenu le prix Hugo du meilleur roman, bref que des choses pour me plaire !


Mahit Dzmare est sélectionnée pour être la nouvelle ambassadrice de la station Lsel auprès de l'Empire Teixcalaan après la mort troublante de son prédécesseur. Un prédécesseur dont elle porte en elle une partie de la mémoire dans un implant cérébral, l'Imago. Une partie seulement car ce dernier n'a pas remis les pieds sur Lsel depuis 15 ans, laissant dans le flou ses compatriotes.

Que s'est-il donc passé durant ces années ? Dans quel état se trouve cet empire vorace qui lorgne de plus en plus sur la station Lsel ? C'est avec ces questions et bien d'autres que Dzmare va se retrouver embourbée jusqu'au cou dans des intrigues politiques aux répercussions galactiques, avec pour seul soutien sa chargée de liaison culturelle Trois Posidonnie, et sa connaissance de la poésie Teixcalaanlitzlim.

*  *  *

Avec ce premier roman, Arkady Martine met en scène un empire galactique expansionniste dont la structure, et la culture n'est pas sans rappeler Rome. Teixcalaan est le nom de la cité comme de l'empire, les non citoyens sont vus comme des barbares et sa politiques guerrière d'annexion obéit là aussi à des règles strictes, qui peuvent sembler un peu artificielles pour les non citoyens mais qui ont un impact majeur sur les intrigues politiques.

Des intrigues politiques, qui vont être au coeur de l'intrigue développée par l'autrice puisque Dzmare débarque alors que la question de la succession de l'empereur vieillissant Six Direction semble la question centrale dans la cité.

La politiques de Teixcalaan est complexe, pleine de faux semblant, non dits, de sous entendu, le tout évoquée et déclamé en poésie. Car c'est une des caractéristique principale de cette culture dont notre ambassadrice est profondément éprise, la poésie imprègne tout. Des relations interpersonnelles aux conflits politiques en passant par les diners mondains.

*  *  *

Un Souvenir nommé empire est aussi l'histoire d'une rencontre culturelle, de la manière dont on peut tomber amoureux d'une culture autre malgré tout ces défauts, comment on peut avoir envie de s'en imprégner totalement et se rendre compte qu'on ne sera jamais assez citoyen.

Le roman de Martine aborde aussi des questionnement intéressant sur la construction de l'individus, la mémoire, la personnalité, notamment par le biais de la technologie de l'Imago. Cet implant cérébral qui transporte la mémoire des morts est un éléments centrale de la culture de Lsel va s'avérer crucial à plus d'un titre.

Si l'intrigue politique est prenante, l'univers foisonnant et fascinant, les personnages de Martine ne sont pas en reste, au premier rang desquels notre protagoniste Dzmare et sa chargée de liaison culturelle Trois Posidonie. C'est un plaisir de voir nos deux héroïnes apprendre à se connaitre, apprendre l'une de l'autre, et se rapprocher tout au long du roman.

*  *  *

Que ce soit avec nos héroïnes ou bien avec les nombreux personnages secondaires qui gravitent autours du duo principal, l'autrice offre pour notre plus grand plaisir une galerie de personnages aux identités de genre et sexuelles diverses. Gay, bi lesbienne, intégrés au récit, normalisés dans ce monde, et les intrigues relationnelles / romantiques qui concernent ces personnages, bien que pas forcément de premier plan sont traités avec subtilité et vraisemblance.

Est-ce que ce roman est sans défaut alors ? Peut-être que non mais là on touche à des choses plus personnelles. On pourrait éventuellement reprocher une certaine naïveté à Dzmare, ainsi qu'une tendance à faire confiance trop facilement mais pour celle qui se retrouve isolée, plongée jusqu'au cou dans une culture qu'elle aime par dessus tout malgré son désir de prédation sur sa propre nation, il n'est pas inenvisageable de la voir se raccrocher aux bribes d'amitiés, de bienveillance, d'intérêt qu'elle glane ici où là.

Un Souvenir nommé Empire est un roman qui prend son temps, qui laisse l'action de côté au profit d'intrigues de cour tortueuses, il se concentre beaucoup sur le langage, la poésie ayant une importance capitale en Teixcalaan, et met au centre de son récit une galerie de personnages complexes et attachant. J'ai personnellement été transporté par la fascination de Dzmare pour l'Empire, par les questionnements identitaires portés par l'Imago, par le savoureux développement de la relation entre Dzmare et Trois Posidonie et j'ai adoré plonger avec l'ambassadrice dans cette rencontre culturelle totale.

J'attends avec impatience le second volume qui cloturera avec brio, je l'espère cet excellente histoire.

>>> Iels en parlent : Yogo, Lianne, Blackwolf, Lune, Celinedanaé (Signalez-vous en commentaire si je vous ai oublié, si je vous aime bien, je vous rajouterais :p)


 

La main gauche de la nuit - Ursula K. Le Guin

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La main gauche de la nuit - Ursula K. Le Guin
Pocket // 1984 (VO (1969) // 320p

Enfin, après des années d'hésitation, des années à me dire qu'il allait quand-même vraiment falloir que je découvre Le Guin, j'ai démarré, motivé par l'excellent guide de lecture réalisé par Vert

C'est compliqué je trouve de parler de certains livres qu'on a énormément aimé. D'essayer d'analyser (pour autant que mes humbles avis soient des analyses), d'aller au-delà d'un fort ressenti. C'est parfois même difficile de mettre des mots sur ce ressenti, et encore plus quand le livre en question rentre dans la très restreinte catégories des romans intemporels. Car indubitablement, c'est ce qu'est ce superbe roman d'Ursula K. Le Guin, et je ne dis pas ça à la légère.

Genly Aï est envoyé par l'Ekumen, sorte de confédération galactiques de planètes, sur Gethen pour y établir contact et convaincre les habitants de réjoindre L'Ekumen. Une mission compliqué qui va l’amener à la rencontre de deux des principaux peuples de cette planète glacée. Deux peuples très différents politiquement qui vont lui permettre de découvrir en profondeur différentes facettes de Gethen, et ce ne sera pas de tout repos.

*  *  *

On peut noter globalement deux grosses parties dans le roman de Le Guin. Une première qui peut paraitre un peu lente mais qui est essentiel en ce qu'elle nous présente les fonctionnement de la Karhaïde et de L'Orgoreyn, les deux principaux pays, en nous montrant les rouages politiques, administratif et religieux à l’œuvre.

Genly se retrouve ainsi confronté aux croyances, aux intrigues, tour à tour méprisé ou utilisé comme jouet politique, tantôt cru, tantôt moqué pour ses déclarations. Il n'est pas évident d'accepter de croire qu'un individus vient bien d'une autre planète dans un monde où les technologies de vol sont inexistantes.

La seconde partie, tant presque vers le récit naturaliste, avec un voyage en couple dans des terres hostiles, un journal de bord prenant, puissant et fort qui pousse les deux protagonistes dans leurs retranchement, qui réalise enfin l'essentiel, lié Genly de manière intime à cette planète, point essentiel pour qu'il puisse mener à bien sa mission.

*  *  *

L'un des points principaux du roman, s'articule autours d'une caractéristique particulière des peuples de Gethen, iels ne sont pas sexués. Ou presque. Une fois par mois, ceux-ci entre en Kema, une phase durant laquelle iels peuvent prendre indistinctement et de manière variable, des attributs sexuels masculins ou féminin. Ainsi, un individu peut être père un jour, mère un autre. Et surtout, cela fait une société qui est totalement en dehors des normes de genre, et qui considère donc Genly, l'envoyé comme une bête de foire en rut permanent.

C'est l'un des points les plus intéressant du roman, notamment par le foisonnement d'interrogations et de réflexions qu'il crée sur le genre, les rôles habituellement assigné, les perceptions que l'on a des individus uniquement causé par les attentes que nous avons. 

Mais le talent d'Ursula Le Guin ne s'arrête pas là. Car en partant de cette caractéristique et en y ajoutant le climat glacial permanent qui règne sur Gethen, elle réalise quasiment un travail d'anthropologie
en développant des sociétés complexes, multifacettes, à la politiques subtile et aux mœurs tangibles. Elle propose une réelle altérité, détaillé, riche et vraiment différente, mais suffisamment proche pour qu'on s'interroge sur les chemins différents qu'auraient pu prendre nos sociétés.

*  *  *

Mais bien sur, comme il ne s'agit pas d'un essai mais bien d'un roman, Le Guin n'oublie jamais qu'elle raconte une histoire et met en scène des personnages.

Genly donc, le protagoniste, qui vient d'un monde lointain totalement étranger aux luttes de pouvoirs dont il est témoin ici. Celles-ci lui semble d'un autre âge, de même que certaines croyances, certains concept et il peine à saisir tout les enjeux dont il est l'objet de même que les sous entendu.

Estraven, son principal contact, Ministre en Karhaïde, dont les motivations politiques toujours voilés derrière le Shiftgrethor, sorte de concept culturel, qui mêle le prestige, l'humilité, les sous-entendu, et qui irrigue toute cette société, créant qui pro quo et interprétation erronées pour qui n'est pas familier de cette manière de se comporter. Estraven fait preuve de courage, de remise en question, et s'avère être le personnage ayant la plus grande vision à long terme, capable de remettre en cause sa culture, ses présuposé, pour quelque chose de plus grand, c'est un personnage qui marque, touche et bouleverse.

La Main Gauche de la Nuit a été publié en 1969 et malgré tout, c'est un livre qui est toujours d'actualité. Au-delà de la grande aventure qu'il propose, du superbe récit de premier contact qu'il offre, son propos, ses réflexions, sur la politique, le genre, l'économie, les sociétés, tout est encore lisible au prisme de l'actualité.  Et l'ensemble est présenté dans une magnifique histoire, un récit de rencontre, de voyage qui touche et boulverse comme rarement

Iels en parlent : Vert, Xapur, Culture SF, Val, Lael, Lorhkan, Suck My K Dick


 

Les Tentacules - Rita Indiana

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Les Tentacules - Rita Indiana
Rue de l'échiquier // 2020 (2015 VO) // 176p 

Rita Indiana est une autrice queer dominicaine traduite chez nous pour la première fois. Elle est aussi connue en République Dominicaine pour sa musique "qui mêle l'art conceptuel, la musique populaire et les rythmes afro-caribéens" (Source Wikipédia) et cela se ressent dans les multiples références musical qui traversent ce court roman hybride à la croisée de la SF et du fantastique.

Dans les Tentacules on suit principalement deux personnages, deux époques qui vont se lié de manière très surprenante. Tout d'abord, en 2027, dans une république dominicaine traversé par les crises écologiques et sociales, on fait la connaissance d'Acilde, adolescent transgenre qui, sortit du tapin, bosse pour une sorcière vaudou proche du président avec l'espoir de pouvoir se payer le Rainbow Bright, drogue presque magique qui lui permettra des transformation corporelles, d'achever une transition pour obtenir enfin le corps qu'il souhaite. Une drogue qui, comme il le découvrira plus tard, va lui permettre de voyager vers le passé, les années 90 dans un dédoublement de corps quasi mystique. a moins que ce soit lié aux rituels de la Santeria et à cette anémone protégée.

Début des années 2000 c'est Argenis que l'on suit. Artiste peintre talentueux mais pétri d'une arrogance exécrable et complètement perdu dans une haine de soi qu'il projette sur les autres. Il répand ainsi sa haine des noirs, quand lui-même possède une peau sombre lui valant des discrimination, il crache sa détestation des "pédés" alors qu'il possède enfoui de profond désirs homosexuels. On va ainsi suivre sa trajectoire, avec cette chance qui lui est donnée de pouvoir exprimer son talent, de rattraper une vie qui s’effondre.

Bien évidemment, ces deux trajectoires (et même plus, dus aux surprises des voyages temporels) vont se croiser ou plutôt entrer en collision violemment provocant moult surprises.

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Les Tentacules est un roman déroutant mais très riche qui a beaucoup à dire en peu de pages. Sa construction, avec ses multiples aller retours entre de nombreuses époques tisse une toile riche offrant un très large panorama de la République Dominicaine, une toile qui s'éparpille dans le temps mais où tout fini par trouver un sens. 

C'est l'occasion pour l'autrice d'aborder de très nombreux thèmes, de nous montrer différentes facettes d'un pays touché par de nombreuses crises, sociales, économiques, écologiques.

Rita Indiana est queer, et cela se ressent dans son approche des thématiques sur l'identité de genre, l'orientation sexuelle. C'est cru, parfois franchement violent, mais toujours pertinent.

L'art est aussi un élément central du roman et l'autrice l'aborde là aussi par de multiples angles, des peintures de Goya à Dragon Ball, c'est ici aussi riche et surprenant.

Rita Indiana nous offre avec les tentacules un objet littéraire étrange, hybride et essentiel. Cru, violent, partant parfois dans tout les sens, son récit d'une grande richesse perturbe par le mélange qu'elle opère et passionne par l'histoire et les thèmes riches et complexes

Ils en parlent : TmbM, Les Chroniques du chroniqueur,

Binti, tome 2 : La Mascarade nocturne - Nnedi Okorafor

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Binti, tome 2 : La Mascarade nocturne - Nnedi Okorafor
Editions ActuSF // 2021 (2018 VO) // 280p

Après un premier tome que j'avais trouvé, malgré quelques défauts, excellent sur bien des aspects, j'attendais avec impatience la parution de la conclusion de cette série. Et si j'y retrouve certaines choses qui m'ont plu, ce n'est malheureusement pas complètement à la hauteur.


On retrouve Binti sur Terre, alors qu'elle a renoué avec sa famille et découvert qu'une partie de celle-ci est descendante d'un peuple ayant noué contact avec des extraterrestre, et qu'elle possède une partie de leur technologie en elle. Dans le même temps, le conflit Koush / Méduse s'enflamme à nouveau, prenant dans son feu croisé la famille de Binti.

Binti va devoir utiliser ses capacités d'harmonisatrice pour tâcher de ramener la paix tout en acceptant les révélations sur son identités et les changements radicaux dans son corps et son esprit.

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Si l'on retrouve notre héroïne avec plaisir, malheureusement, les défauts évoqués dans le premier tome se répètent, et parfois s'exacerbent même. Deus ex machina, résolution simpliste et atermoiement qui trainent en longueur viennent parasiter une intrigue potentiellement très intéressante.

Car cette intrigue si elle explore encore les thèmes des identités multiples, parle aussi d'émancipation, de bousculer un ordre social et de changement. Et voir Binti chercher sa place, déployer des efforts pour aller au-delà des vieilles rancunes, tenter de concilier des personnes que tout oppose est intéressant.

 

Ce dernier tome de Binti apporte une conclusion relativement satisfaisante dans le sens où elle répond à la plupart des questions en suspens et achève globalement le parcours initiatique de l'héroïne. Malheureusement, des facilités scénaristique, et certaines révélation viennent entacher le tableau.

Quoi qu'il en soit, le bilan global de la trilogie reste positif et en fait une œuvre qu'on pourra sans souci recommander aux novices souhaitant s'initier à la SF.

 Iels en parlent : Dragon Galactique, La Diversithèque