[WH40K] Les Faux Dieux - Graham MacNeill

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Les Faux Dieux - Graham MacNeill
Black Library // 2014 (VO 2006) // 416p

Allez, il est temps de continuer la grande saga épique fondatrice de Warhammer 40000, L'Hérésie d'Horus. Après un premier tome, L'ascension d'Horus, qui mettait en place les personnage et nous présentait le Maitre de Guerre Horus, ses succès mais aussi ses premiers doutes, on attaque la phase suivante, le commencement de la chute...

A la fin du tome précédent, on découvrait la trahison du Chapelain des Word Bearers, Erebus. Et sa trahison continue puisque cette vipère manipule tranquillement Horus, jouant sur son arrogance et son désir de bien faire afin que la Grande Croisade mette la route sur Davin pour réprimer la rébellion du gouverneur laissé par Horus lui-même 60 ans plus tôt. Cette campagne, savamment organisé par le Chapelain renégat n'est qu'un piège qui va confronter Horus directement aux puissance du Chaos pour le faire basculer.

En parallèle, nous allons continuer de suivre le Capitaine Loken, notre ancrage d'humanité au sein de ces surhommes ainsi que les commémorateurs, le poète cinglant Ignace Karkasy en tête.

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Si ce second tome semble moins porté sur l'action que le précédent, il n'en est pas moins intéressant par les interrogations qu'il pose sur les choix de l'Empereur, le devenir des legion Astartes, l'éthique qui devrait être la leur. Les questionnements du Maitre de Guerre sont un des focus principaux bien sûr, de même que ses doutes, et c'est tristement dramatique de voir son besoin de reconnaissance et son ambition être exploités ainsi, perverti pour en faire les instruments de sa chute.

On assiste aussi à l'émergence du culte imperial, à la remise en cause du crédo de l'Imperium sur la fin des superstitions, et le tout est raconté de manière à faire douter en permanence le lecteur.

On doute des motivations de l'Empereur, on doute de personnages que l'on a appris à apprécier, on doute de qui ne semble être que manipulation du Chaos et on voit petit à petit la 63e expédition s'enfoncer toujours plus loin dans le fascisme et l'autoritarisme, laissant derrière elle les nobles idéaux malgré les rares voix, Loken en tête qui s'élève face aux compromissions et aux trahison.

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Tout le roman n'est qu'une lente descente aux enfers entrainant trahisons, déchirements de frère qui s'aimait, exacerbation des inimités jusqu'à un dernier acte qui ne laisse plus aucun doute sur le tournant que prennent Horus et ses fidèles.

Je disais ce tome moins porté sur l'action, car il donne l'impression de beaucoup s'attarder sur les intrigues, complots et manipulations, mais il nous gratifie tout de même de belles scènes de batailles brutales et sanglantes, et c'est notamment l'occasion de voir à l’œuvre le terrifiant Angron, primarque des World Eaters.

C'est donc un excellent second tome que livre ici Macneill. Il dose savament action, intrigue et introspection. Il nous dépeint parfaitement la déchéance d'Horus et les manipulations du chaos.

C'est fascinant de voir l'autoritarisme déjà en place au sein de la 63e expedition tourné au fascisme. De voir comment les militaires, ici incarné par l'Adeptus Astartes sombrent dans un désir de contrôle, une haine des civils, armé de leur bon droit.

Face à cette lente descente aux enfers, le Capitaine Loken et ses rares alliés ne laissent que peu d'espoir de voir les choses s'arranger.

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