La Plage de Verre - Iain M. Banks

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La Plage de Verre - Iain M. Banks
Pocket // 2006 (1993vo) // 734pages

Lorsque la secte des Hushz, obtient un permis légal pour l'exécution de Sharrow, celle-ci décide de retrouver les membres de son ancienne escouade pour l'aider à leur échapper.

Avec eux, elle va se mettre en quête du dernier Canon lent, une arme mystérieuse et apocalyptique volé aux Hushz par ses ancêtres et cause de leurs envies meurtrière à son égard. Seul problème, cette arme est bien caché et le seul indice pour la retrouver se trouve dans un bouquin perdu depuis des siècles.

Voilà en gros comment commence l'histoire de la plage de verre, premier livre de Banks que j'ouvrais il y a peu, comme un roman d'aventure, une chasse au trésor. Une équipe de vieux briscard se réunit pour la première fois depuis longtemps et repart comme avant. Oui, sauf qu'ils ont vieilli, qu'ils ont souffert et que c'est rempli de non-dit et parfois même de rancune entre eux. On va donc suivre leur quête de l'arme sorte de baroud d'honneur de cette bande de pote qui va s'achever d'une manière plutôt inattendue.

Je croyais être face à un space opéra bien raconté mais somme toute assez basique, mais plus l'histoire avançait, plus je découvrait des personnages complexe, des rebondissements et un monde original et bien décrit.
Un bon roman qui me donne envie de découvrir la grande œuvre de Banks, la Culture que je n'ai jusqu'à présent jamais à mon grand tort, pris la peine de lire.

Ultimate Spider-man 4: Croisement

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Ce mois ci, un arc de transition en deux épisodes avec toujours Bendis au scénario mais Takeshi Miyazawa au dessin qui vient remplacer LaFuente jusqu'au mois prochain.
Petite déception pour moi au niveau des dessins de Miyazawa qui, même s'il s'en sort très bien, me déçoit un peu.
Question de goût personnel, mais j'ai vraiment un préférence pour le trait de LaFuente.
Pour ce qui est de l'histoire, c'est sympathique à lire. Un certain Rick Jones découvre ses pouvoirs et Spidey et ses nouveau "cousins" sont là pour tenter de l'aider à les comprendre. C'est plein d'humour et l'équipe spidey, iceberg et la torche fonctionne bien. Un bonne bande de potes qui s'amuse.
Cette série reste une de mes préférés actuellement. C'est depuis le relaunch que je me suis mis à la suivre et j'ai bien eu raison.

Siege - 1: Norman contre-attaque

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Ca y est, Norman Osborn à craqué, et ce juste à temps pour le coup d'envoi en france de l'événement Marvel de l'année: Siège.
Après avoir manigancé pendant des mois pour éliminer les super-héros, il cède aux manipulations de Loki. Suite à un coup monté dans la veine de l'incident de Stamford à l'origine de "Civil War", Normie décide de lancer toutes ses forces à l'assaut de la puissante Asgard.
Bendis et coipel, le duo qui avait oeuvré sur House of M est de retour. Et Coipel nous offre de superbes planches. Son découpage est clair et relativement classique mais nous offre parfois quelques fantaisies et originalités comme la double page ou Loki vient prévenir Balder. Son trait est clair et dynamique, très bien mis en valeur par l'encrage de Mark Moralès qui vient magnifiquement souligner les ombres et contours.
Si c'est bien une chose qui m'avait déçu lors de Secret Invasion, c'est bien les dessins. J'avais beaucoup aimé ce qu'avais fait Leinil Yu sur New Avengers les mois précédents mais le voir encré et colorisé ainsi sur SI m'avait déçu. Trop lisse et trop plat. Ici, pas de déception, les dessins de Coipel sont bien encrés et la colorisation bien choisie.
Pour l'histoire de Bendis, hé bien ça commence fort ce premier numéro. L'incident, la préparation et puis enfin la guerre, pas de décompression, pas de temps mort. C'est dense, il se passe pas mal de choses et on arrive vite dans le vif du sujet, à savoir le siège. Ce premier numéro se dévore avec avidité, le combat s'annonce épique et la lutte acharné.
Etalé sur seulement 4 numéros, cette mini-série ne devrait pas souffrir des longueurs de la précédente. Si les numéros suivants sont aussi bien remplis, il va se passer beaucoup de choses en 4 mois.
Vivement la suite.

Daredevil : Hell to Pay – Parce que l’on peut quand même aller plus bas…

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A une époque, je n’aimais pas Daredevil, je le trouvais peu intéressant, moche et ringard. Il faut dire que je n’avais quasiment rien lu sur le personnage, je ne le connaissais pour ainsi dire pas du tout. Et puis, il y a quelques années, devant l’avalanche de critiques positives sur le run de Bendis et Maleev sur le personnage, je m’y suis mis. Et alors là, la claque quoi !! Le personnage n’avait rien à voir avec l’image que j’avais de lui, ce héros des rues qui s’occupait de vrais problèmes avait vraiment la classe, son charisme était indéniable et j’ai du coup dévoré le run.
Lors du changement d’auteur et du passe d’Ed Brubacker au scénario, je me suis à la VO, question de prix principalement, l’éditeur Panini avait augmenté ses prix sur le premier 100% et avait en plus mis une couverture moche ce qui a fini de me convaincre de passer à la VO.
Je ne suis pas bilingue mais mon niveau d’anglais étant plus que correct, je n’ai pas eu de problème à suivre la série.
Dernièrement, j’avais pris un peu de retard dans mes lectures et j’ai commencé à me rattraper ces derniers jours en lisant les deux TPB intitulé Hell To Pay V1 et V2.

C’est donc Ed Brubacker au scénario et Michael Lark au dessin. Ce dernier est relayé par quelques guests dans l’épisode 100.
Matt Murdock est rentré à New York et il à retrouvé sa femme Milla. Ses déboires sont un peu oubliés et il peut retrouver une vie normale, autant que possible.
Le premier épisode est un genre de résumé de la relation Matt/Milla vu par les yeux de cette dernière, on peut y voir sa joie d’être avec lui et son angoisse de le voir partir toutes les nuits faire son boulot. On se rend compte aussi, que Matt, malgré sa joie d’avoir retrouvé Milla, est traumatisé par l’épisode avec Lilly et que du coup il ne se sort plus Karen de la tête.

Après cet épisode de transition, on entame enfin le gros morceau, celui qui va nous occuper jusqu'à la fin du deuxième TPB.
Alors qu'une vague de crime violent enflamme Hell's Kitchen, Murdock va prendre en main le cas de Melvin Potter, le gladiateur. Celui semble avoir complètement disjoncté et persiste à nier les crimes qu'il vient de commettre.
Ce tome va nous emmener dans une enquête sur Melvin Potter, Matt va chercher à comprendre les actes du gladiateur et essayer de découvrir qui tire les ficelles, qui le pousse aussi loin dans la folie.
En parallèle on suivra les difficultés du couples Matt/Milla.
Un bon premier tome avec enquête intéressante et un bon clifhanger de fin avec la révélation de la personne derrière tout les événements d'Hells Kitchen de ces dernières semaines.
Dans le deuxième tome, c'est pour moi là que la saga atteint son point culminant. Pour Matt, la descente aux enfers continue avec cette fois-ci sa femme qui est mêlé à l'histoire et en danger.
Daredevil est poussé dans ses derniers retranchements et il craque, dans une déchainement de violence vengeresse. Il sombre loin, après le dernier arc du run de Bendis, je ne pensais pas qu'on puisse lui faire subir pire mais tout ce tome et sa terrible conclusion sont la preuve du contraire.

Pour moi c'est vraiment un arc magistral, qui mêle adroitement enquête, action et relation entre les personnages. Je suis vraiment resté scotché par le final et j'ai hâte de voir ce qui attend maintenant le justicier aveugle!!

Mention spéciale aux couvertures de Marko Djurdevic qui sont franchement magnifique. Un trait dynamique, des visages expressifs et des couleurs sublimes!!



La Trilogie Nikopol - Enki Bilal

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La Trilogie Nikopol - Enki Bilal

Paris en 2023, la cité est dirigée par le dictateur fasciste Jean-Ferdinand Chouxblanc et au moment où démarre l'histoire, de nouvelles, et inutiles élections se préparent.
Dans le même temps, deux autres événements se produisent. Tout d'abord le retour sur terre du prisonnier Alcide Nikopol, cryogénisé 30 ans plus tôt pour désertion et qui revient par hasard.
Une pyramide égyptienne fait son apparition au-dessus de Paris et l'un de ses occupants, le dieu Horus la déserte.
Leur rencontre va changer leur vie à tous les deux et même le destin de Paris.

L'histoire de Bilal est complètement allumée, son univers post-apocalyptique étrange et sombre mais aussi parfois très drôle. Les aventures d'Horus et Nikopol sont complètements folles et lorsqu'ils seront rejoints par l'énigmatique Jill Bioskop, on fera un pas supplémentaire dans l'étrange.

C'est vraiment très différent du film, je ne pensais pas autant mais c'est encore plus fou, parfois satyrique, comme lorsque qu'il insère des coupures de presse de propagande sur certaines pages et qu'elles offrent une version distordue d'événements passés quelques pages plutôt.

Les planches sont de toutes beautés, le trait plutôt réaliste et les couleurs superbes posent vraiment une ambiance de fin du monde et donnent un aspect souvent crade et usé aux endroits traversés. Les cases s'enchaînent dans un découpage plutôt classique mais clair. Le seul reproche que l’on pourrait faire c’est peut-être un manque de dynamisme mais ce n’est pas forcément un défaut dans ce cas là, l’histoire ayant quelque chose d’onirique et d’halluciné.

J’ai beaucoup aimé ces histoires et je les recommande fortement à tout amateur de bd ou de science fiction déjanté qui serait passé à côté, c’est vraiment à découvrir.


La Moïra - Henry Lœvenbruck

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La Moïra - Henry Lœvenbruck

Il s'agit d'un trilogie de Fantasy écrite par l'auteur, compositeur et chanteur français Henry Loevenbruck. Elle a été publié pour la prmière fois chez Bragelonne entre 2001 et 2003 et depuis réédite chez J'ai lu.

En Gaellia, sorte d'Irlande ré-imaginé, la jeune Aléa tente de survivre entre mendicité et rapines. Une vie dure à laquelle elle est habituée depuis aussi loin qu'elle se souvienne. Mais tout va changer le jour où elle va découvrir une bague mystérieuse qui va entrainer de grand bouleversements dans sa vie et même dans tout Gaellia.

Je n'ai pas accroché tout de suite au roman, pas que ce soit désagréable à lire, le style est fluide et même parfois poétique, mais je trouvais le début de l'histoire de même que les personnages un peu trop classiques.

Mais le reste du roman m'a donné tort, on se prend bientôt au jeu et on se passionne pour le destin et les aventures des protagonistes qui vont tout faire pour changer leur monde.
En parallèle de l'histoire principale on suit aussi les aventures d'Imala, jeune louve atypique, et ces moments passé en sa compagnie sont de toute beauté.

Sous un vernis classique, se trouve une histoire merveilleuse qui emmène le lecteur au pays des rêves.
C'est beau, c'est bien écrit et c'est passionnant, les rebondissements sont parfois très surprenant et la fin de la trilogie réussi.

A lire pour tout amateur de fantasy qui serait passé à côté.

La Terre n'appartient à aucun homme, ce sont les Hommes qui lui appartiennent.