[Star Wars] The Bad Batch - Saison 1

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The Bad Batch - Saison 1
Disney+ // 16 épisodes

The Bad Batch, c'est la Clone Force 99, une unité de Clone "défectueux" que l'on découvre avec plaisir dans le 1er arc de l'excellente saison 7 de Clone Wars. Conçu comme une bande de bourrin hommage aux actionner des 90's, cette unité un peu spéciale et habitué mission à haut risque à obtenu cette année sa propre série.

Après avoir été un peu dubitatif au moment des premières annonces (la période Clone Wars ayant été tout de même bien visité et raconté), mon intérêt s'est réveillé à l'annonce de la période. Effectivement, cette série prend place après l'Ordre 66 durant les premiers temps de l'empire et se propose d'explorer la mise en place de la dictature de Palpatine !

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La série démarre donc au moment de l'Ordre 66, l'occasion de faire un clin d’œil, raccrocher les wagons avec la série Rebels en nous montrant les derniers moments de Kanan en tant que padawan. La Clone force 99 va devoir réagir et se positionner face à cet évènement et les réactions vont être assez varié. Hunter le leader voit tout de suite que quelque chose ne va pas, que cet ordre n'est pas bon, au contraire de son frère Crosshair, turbofaf en puissance qui n'a qu'une phrase à la bouche "Good Soldiers follow orders".

Dans la plus pure tradition des Best Friends to Ennemies, un schisme déchirant va donc heu... déchirer le Bad Batch. Hunter, Tech, Wrecker et Echo vont fuir en compagnie d'une jeune clone enthousiaste et mystérieuse, Omega, tandis que Crosshair va se conformer rapidement aux nouvelles directives de l'Empire, amer et désabusé, prêt à tout pour survivre et faire son trou dans ce nouveau régime qui ne voit plus les clones d'un très bon œil.

Toute la saison va donc alterner entre différent point de vue. Tout d'abord la Bad Batch en fuite avec Omega qui apprend à vivre en dehors de l'armée et d'une mission bien définie, qui apprend à vivre une vie plutôt civile mais qui n'a rien de normal, et qui apprend à connaître Omega, à l'accepter, la comprendre, l'intégrer comme leur sœur. 


 D'un autre côté, on suit Crosshair, ses missions pour l'Empire, la manière dont il essaye de se rendre indispensable, car en parallèle de son point de vue, on découvre la mise en place de la machine impériale et la décomission de clone par l'amiral Rampart sous les ordres d'un Tarkin dont on sait depuis la série Clone Wars qu'il n'a que mépris et dégoût pour les clones.

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Au rang des choses très positives, nous avons toute la dynamique familiale qui se met lentement en place entre Omega et ses frères tout aux long des épisodes. Les relations qu'elle a avec eux sont très différentes. Hunter est très paternel par exemple, conscient des responsabilité qu'il a vis à vis de cette enfant tandis que Wrecker est un peu le grand frère bourrin ultra fan de sa petite sœur. L'évolution d'Oméga, sa prise de confiance et de responsabilité et lente mais plaisante à suivre, et cette petite famille fonctionne bien.

On appréciera aussi de découvrir les rouages de l'Empire en formation. La mise en place des contrôles d'identité, le fichage des populations, la mise au pas des mondes libérés par la république plein de combattants de la liberté un peu trop bien formés par les clones tel qu'Ondéron avec saw Gerrera ou Ryloth avec Cham Syndulla.

On découvre aussi avec intérêt comment petit à petits les clone sont mis au rebus et remplacé par des conscrit et volontaire régulier et c'est l'occasion de voir arriver des stormtrooper de 1ere génération au design fortement inspiré des premiers dessins de Ralph McQuarrie.

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Beaucoup de bonne choses potentiellement donc, mais malheureusement un gros manque de rythme. La majorité de la saison consiste en des sauts de planète en planète avec une mission par-ci, un mission par là pour nos clones, et si bien sûr, tous ces épisodes participe à nous dépeindre une image de l'Empire en formation ou servent à développer la dynamique familiale de l'équipe Omega, on a souvent un sentiment d'attente. On attend que l'intrigue avance, que l'histoire décolle un peu plus. Alors on ne s'ennuie pas forcément, c'est agréable de découvrir ce tour de la galaxie en déliquescence, de croiser des têtes connues tel que le Capitaine Rex, Fennec Shand ou les soeurs Martez, mais le centre de cette saison manque globalement d'ampleur.

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J'ai globalement assez aimé cette première saison malgré ses défauts. J'ai beaucoup accroché au personnage d'Omega, et le développement des différents membres du Bad Batch est réussi, les rends tous plus attachants et les étoffent grandement. Il y a malheureusement un flagrant manque de rythme sur la saison qui je l'espère sera corrigé pour la prochaine, mais qui n’empêche pas de profiter d'excellent épisodes qui nous montrent des parties de l'univers Star Wars relativement inédites jusque là. Les différents clins d'oeils, rencontres et autres sont plutôt bien gérés et font moins artificiel que certaines apparitions de personnages de la saison 2 de The Mandalorian. Visuellement c'est un sans faute, l'animation est parfaite, les modèles de qualités et les décors régulièrement magnifiques.


 

 

 







Warhammer 40000 - Ultramarines, le film

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Allez hop, je continue ma plongée dans l'univers Warhammer 40000 avec cette fois-ci le film d'animation officiel Ultramarines. Sortie en 2010, celui-ci bénéficie d'un scénario de Dan Abnett, l'homme derrière l'excellent L'Ascension d'Horus, d'une réalisation de Martin Pyke (un illustre inconnu) ainsi que du doublage entre autre de Terence Stamp et John Hurt. 

Bon, ça devrait bien se passer alors.

Hahaha

Haha

Ha

....

Ultramarines ça raconte quoi ? Hé bien, l'escouade Ultima est envoyé chercher l'origine d'un signal émis par les Imperial Fists depuis la planète Mithron. Et donc nos vaillant super soldat turbofacho débarquent, et marchent... marchent... marchent... longtemps... très longtemps et ha ! De l'action, enfin !

Ça tire, le chaos arrive, des gens meurent, le chaos repart, mais en fait il était là tapis dans l'ombre hin hin hin !

Bref, on s'ennuie comme rarement tellement c'est mou, un comble pour un produit se concentrant sur les plus gros bourrins de la galaxie et leur ennemis bourrins...

Le rythme est à l'ouest, et le scénario minimaliste, s'il n'est pas forcément un problème, s'avère abyssalement dénué d'intéret tant la réalisation est foireuse.

Mais le pire, je crois que c'est le côté technique... Le film date de 2010, année où l'on a eu notamment Raiponce, Moi, moche et méchant, Dragons et mon dieu, ce film a 10 ans de retard, c'est immonde.


Idéalis T.1 : A la lueur d’une étoile inconnue – Christopher Paolini

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Idéalis, tome 1 - Christopher Paolini
Bayard // 2020 // 850 pages
Livre lu en SP

Il y a fort longtemps, j'ai vu l'adaptation d'Eragon au cinéma. C'était franchement pas ouf on va dire. Bref, du coup j'ai jamais approché Paolini plus près, c'était pas pour moi me disais-je.

Mais avec la sortie d'Idéalis, sa première incursion dans la SF, et même la hard SF si j'en crois les retours glanés ici ou là, ma curiosité a été plus que piqué et j'ai profité d'un SP en audiolivre disponible sur NetGalley pour essayer. Parce que bon 800 pages quoi, j'avais un peu la flemme de me lancer dans ce pavé (Oui, l'audio livre c'est régulièrement pour mes lectures de la flemme...).

Bon, le truc que j'avais pas percuté par contre c'est que c'est uniquement la première moitié du livre, celui-ci ayant été coupé en deux pour sa parution française. Et je peux le comprendre vu la taille du machin mais bon...

Quoi qu'il en soit, coupé ou pas, c'est sans appel, c'est franchement pas ouf du tout, voir même franchement mauvais par moment...

Kira Navarez est exobiologiste et elle s’apprête à terminer une mission d'exploration sur Adrasté en vu de valider le potentiel colonisable de la planète quand elle découvre un artefact extraterrestre qui fusionne avec elle provocant mort et destruction. Dans le même temps, une espèce alien apparait dans le système, et rapidement tout tourne à la guerre totale dans la Ligue des Mondes, rassemblement des différentes colonies humaines. Une seule solution, que Kira apprenne à contrôler et utiliser son nouveau jouet qui semble être une potentielle arme/armure de combat et trouver le bâton bleu pour mettre fin à la guerre destructrice qui ravage l'humanité.

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Bon, par où commencer ? Il y a tellement de choses qui ne vont pas dans ce roman... Et pourtant, sur le papier ça pourrait fonctionner. De la xénoarchéologie, une humanité qui s'est répandu dans les étoiles, des conflits alien, des artefacts anciens et mystérieux, et le tout saupoudré d'un travail de recherche scientifique pour rendre l'univers relativement cohérent. Oui mais...

Niveau personnages, c'est terrible, ça ne fonctionne pas. L'héroïne est d'une fadeur terrifiante, et cela se ressent dès les premières pages où Paolini s'attarde sur la relation sans saveur ni alchimie de cette dernière avec son fiancé... 

Et côté personnages secondaire, on est dans l'archétype pur sans jamais les dépasser. Le capitaine dur à cuir au grand cœur qui cache ses blessures, le petit jeune de l'équipage à la vie difficile, les médecins froids et sans empathie (D'ailleurs, tous les médecins croisé sont sur ce modèle...)

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Niveau worldbuilding, c'est pas fameux non plus... En fait, j'ai l'impression d'être en face d'un roman de fantasy bas de gamme qui se camoufle sous du technobabble pour faire SF.

Les factions humaines sont caricaturale, comme par exemple les Entropistes, sortent de moine mystique cherchant la connaisance, ou les Nuministe, des fanatiques religieux des nombres.

Les espèces alien ont des sobriquets ridicules, les méduses, les cauchemars, et on se retrouve à un moment face à un traqueur, sorte de créature ancienne et dangereuse, serviteur abandonné d'une race disparu...

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Côté intrigue, c'est à la fois trop long et trop rapide. Trop long parce qu'en 800 pages il ne se passe en réalité pas grand chose. Trop rapide parce qu'en quelques instant Kira convainc un gradé militaire de la suivre pour sauver l'univers par exemple.

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J'ai donc lu ce livre en format audio, et je dois dire que si j'ai trouvé beaucoup de défaut, la narration de la lectrice n'a pas aidé. Elle possède un rythme particulièrement lent qui n'est pas des plus agréables, surtout quand on s’ennuie déjà. Elle lit tout sur un ton dramatique alors que ça n'a absolument pas lieu d'être et puis surtout elle rend les personnages encore plus caricaturaux qu'ils ne le sont en leur faisant des voix clichés au possible. Les mystiques ont une voix halluciné, les militaires des voix de dur à cuire, etc.

Bref, on l'aura vite compris, je n'ai clairement pas passé un très bon moment avec ce roman qui semble piocher dans un millier de référence mais les amalgames en une recette indigeste, lourde et sans finesse, le tout n'aidant pas aidé par une version audio que j'ai trouvé plus que moyenne.



Sur la PàL - Juillet 2021

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Bon bah, la déchéance de mon rythme de lecture continue sa longue descente aux enfers. L'école est terminé, le rythme de Minipuce est donc totalement pété, ma fatigue explose les sommets, j'arrive à rien, c'est la misère totale.

Enfin bon, heureusement il y a les audio-livres et des lectures très agréables.

Lectures du mois :

[Star Wars] Poe Dameron : Chute Libre - Alex Segura (Chronique ici)

Découverte en demi teinte de la jeunesse de Poe Dameron

Les Voltigeurs de Gy - Ursula Le Guin (Chronique ici)

Un recueil court et excellent qui m'a permis de découvrir le pan novelliste de l'autrice, je recommande fortement !

[Warhammer 40K] L'ascension d'Horus - Dan Abnett (Chronique ici)

Bon bah ça y est, grâce aux audiolivres, j'ai finalement mis un pied dans l'univers SF ultra grimdark de Warhammer 40000. C'était pas fin, bourrin mais diablement efficace, j'en veux encore et j'ai honte 😅

Un bref instant de splendeur - Ocean Vuong  

C'était beau, rude, poétique, violent aussi. Un livre sur le fait de grandir différent, vietnamien en amérique dans les années 90/2000. La découverte de l'homosexualité, la drogue, la pauvreté. Sincère, et sans pathos. C'est un livre fort, brut et touchant. Je ne pense pas être capable d'en parler plus en détails, mais je e recommande fortement.

[Warhammer 40K] Marneus Calgar - Kieron Gillen & Jacen Burrows 

Oui bah j'ai plongé dans Warhammer quoi. Une mini série de comics en 5 épisodes centré sur le maitre du chapitre des Ultramarines. Il reviens sur la planète de son enfance pour la première fois depuis de siècles et nous fait revivre son passé et découvrir comment il est devenu un Space Marine. C'est efficace, sanglant et intéressant quand on s'intéresse à cet univers.

Les dessins sont agréables à voir.

Cette collaboration avec Marvel est franchement réussie, j'aimerais bien que ça se prolonge.

Elric, tome 1 : Le Trone de Rubis

J'ai entamé ma relecture des 3 premiers tomes de l'excellente adaptation BD d'Elric, et il va falloir que je trouve le temps de poursuivre.

Lore Olympus - Rachel Smythe

Alors là, gros coup de coeur pour ce webtoon découvert au début du mois et qui a accaparé une grosse part de mon attention au long de ses 160+ chapitres.

Il s'agit d'une BD (aux dessins et couleurs magnifiques) qui adapte à sa manière le mythe de Perséphone, ainsi que d'autres pan de la mythologie grec.

Le tout est fait avec une approche moderne, tant dans le world building où l'Olympe ressemble à notre monde avec ses immeubles, ses boutiques, ses réseaux sociaux et ses soirée mondaines, que dans le propos. L'autrice aborde en effet des sujets dur comme les violences domestiques, les violences sexuelles, etc. et le traitement est franchement un sans faute.

L'ensemble est ultra addictif, et je ne peux que recommander d'essayer !

Pour celleux qui sont allergiques au format numérique, une version papier est prévue très prochainement en anglais, qui reprendra les épisodes 1 à 25 (sur 170 environ, attendez pas, lisez le sur Webtoon).