Retour sur Titan - Stephen Baxter

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Retour sur Titan - Stephen Baxter

Le Bélial (Une Heure Lumière) // 2018 (VO 2010) // 160p

Jovik Emry est un gardien de la sentience, un organisme chargé de contrôlé et préservé les possibilité de vie sur les astres du système solaire, et lui, il s'occupe de Titan, l'un des satellites de Saturne.
Notre histoire commence quand il est enlevé par un groupe de personne désirant e son statut pour explorer Titan afin de préparer une éventuelle exploitation commercial du satellite. Jovik étant ce qu'il est, à savoir un trouduc sans moral, il coopère parce qu'il s'en fout.
Démarre donc une aventure qui va mener 4 explorateurs inconscient jusqu'au cœur glacé de la petite lune.

Qu'on soit prévenu de suite, ce court récit est de la pur hard SF qui joue à fond sur l'émerveillement scientifique. Il en a toutes les qualités, mais aussi les défauts.
Ici, l'intrigue est réduite à sa portion congrue, ce qui compte c'est l'exploration et les découverte faites en chemin. De nouvelles formes de vie basé sur le méthane, le silice, des océans glacé visqueux plongeant jusqu'au cœur même de l'astre, une intelligence coopérative active depuis un milliard d'année,  et tout cela bien détaillé. C'est clairement du grand wahou, ça en met plein les yeux, pour peu que l'on ai une appétence pour ces domaines.

Le problème de ce récit, c'est que les personnages de Baxter sont relativement unidimensionnel, presque purement utilitaire. Il servent uniquement par leur interactions à proposer les théories et réflexions scientifiques ou bien à débloquer le récit pour l'emmener au stade suivant. Cela peut-être un peu aride par moment.

De Baxter je n'ai lu que Singularité qui concentrait à mon sens un peu les même défauts, ainsi que Gravité qui même s'il péchait par un manque de profondeur côté personnage, s'avérait plus humain grâce à certaines problématiques abordées.

La brièveté du récit et certain passage de pur "sense of wonder" font qu'on peut tout de même passer un bon moment, mais clairement, cette novella aurait gagné à être enrichi côté personnage.


Wilder Girls - Rory Power

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Wilder Girls - Rory Power

Robert Laffont (Collection R) // 2020(2019VO) // 440p

Depuis 18 mois, le pensionnant pour fille de l'île de Raxter est en quarantaine totale à cause de la Tox.
Après avoir tué les profs, la Tox s'est attaqué aux élèves, causant des souffrance terrible ainsi que d'étrange stigmates et mutation chez celles qui ont survécu. Pour une cela va être des plaie purulentes permanente dans la bouche, pour une autre c'est une deuxième colonne vertébrable, des os blanc décharnés qui vont saillir de son dos. Il va aussi y avoir cette jeune fille dont la main s'est mué en acier tranchant et cette autre qui sent un deuxième pouls battre à côté du sien. Et puis il y a les crises, qui reviennent à intervales réguliers, les laissant toujours plus marqués, toujours plus affaiblie jusqu'à une mort douloureuse qui semble inévitable.
Il y a aussi le danger qui vient de l'île elle même, que ce soit par les plantes étrangement mutées, ces arbres trop haut, trop serrés, leurs racines qui avancent trop loin, qui semblent presque chercher quelque chose, ou bien les animaux. Eux aussi ont changé, difforme, disproportionnés, perverti par la Tox, rendu plus agressif, plus mortel. De nombreuses filles en ont fait les frais d'ailleurs.
A cela s'ajoute la faim, les restrictions, car le ravitaillement est maigre, et puis le sentiment d'abandon, la peur et l'incompréhension.

Une incompréhension qui s'empare du lecteur dès les premières pages d'un récit dont l'ambiance étrange happe pour ne jamais relâcher.
Les questions sont nombreuses. Qu'est-ce que la Tox, pourquoi des jeunes filles de 16 ans sont abandonnées, quasi livrées à elle même sans adulte à l'exception de l'effrayante et autoritaire Mademoiselle Welsh et de l'evanescente lointaine directrice. Pourquoi y a-t-il si peu de ravitaillement ? Que font leurs parents ? Pourquoi seul l'armée semble s'intéresser vaguement à leur situation désespérée.

Wilder Girls est un roman à l'atmosphère pesante, oppressante, glauque et parfois écoeurante. Rory Power y distille une horreur de situation et d'ambiance mais ce qui se fait parfois très tangible, organique, sanglante et sans concession.

Mais Wilder Girls n'est pas uniquement un roman d'ambiance car on peut aussi compter sur un trio de personnages principaux bien campé, subtile et tangible.
Hetty, Byatt et Reese sont ensemble dans cette galère, elles se soutiennent et ont chacune à leur manière des traumas, des questionnements, des choses à régler. L'autrice présente ainsi une amitié forte, pleine d'amour et de respect entre ses jeunes filles sans tomber à aucun moment une relation malsaine où la jalousie, l'envie s'immiscerait comme cela est souvent le cas dans certaines représentation. Entre ces 3 là, il y a une vrai sororité, une fidélité qui arrive à passer au-delà des douleurs et des colères.
C'est d'ailleurs quelque chose qui fait plaisir à voir globalement dans ce livre, une vrai sororité, une solidarité qui se crée. Bien sûr il y a des inimités, bien sûr des actes d'égoïsmes vont avoir lieu et avec des conséquences parfois dramatiques, mais malgré tout ça, il y a surtout de l'entraide.

En plus d'amitiés féminine forte, Rory Power nous propose avec Wilder Girls une très belle représentation queer avec deux héroïnes lesbienne. Si la romance naissante va s'avérer marquante et importante pour les deux personnages, comme une résolution d'une possibilité en suspens depuis trop longtemps, c'est un point qui reste anecdotique dans le sens où il ne prend pas le pas sur le reste. L'amitié reste l'un des moteur principaux de nos personnages. C'est ainsi fortement agréable de voir de la représentation lesbienne normalisé. Ces deux jeunes filles sont lesbienne, et a un moment, elle vont s'aimer, mais elles ont leur propres motivation en dehors de cette caractéristique et une éventuelle homophobie ne sera pas abordé. Mais attention, il ne s'agit pas de négation et d'utilisation de cette représentation en token, mais bien de normaliser leur homosexualité et d'en faire un point de l'histoire comme un autre.

Mais alors est-ce que Wilder Girls à des défauts ?
Non.
Voilà.
Suivant.
Bon ok, éventuellement, on pourrait reprocher au livre de ne pas apporter suffisamment de réponse, ainsi qu'une fin trop heureuse. Mais je me garderais bien de faire ces reproches. Oui, tout ne sera pas éclairci, mais partant du principe que tout le roman nous offre une perspective adolescente, il n'est pas gênant que comme nos héroïnes, la vision d'ensemble nous échappe. Mais il est parfois plus dommageable d'apporter des réponses décevante que de rester dans un flou salutaire.
Concernant la toute fin, ce serait un reproche trop facile. Nos héroïnes en bavent, et Rory Power ne fait aucune concession sur la violence et l'horreur que subissent les pensionnaires de Raxter. C'est sanglant et crade de bout en bout, parfois désespéré, mais il est agréable de voir au bout une lueur d'espoir même si la dernière page se ferme sur une incertitude.

Wilder Girls est un excellent roman d'horreur féministe qui met en scène des personnages riches et divers. Il pose une ambiance sombre, oppressante et nous pousse à l’écœurement à plus d'un moment. L'intrigue distille avec soin mystère et angoisse ce qui en fait un véritable page turner (ou accrolivre selon l'académie française ^^) !





L'ascension de Skywalker (Novélisation) - Rae Carson

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L'ascension de Skywalker - Rae Carson
Outre Fleuve // 2020 // 350p

- Livre reçu en Service Presse -

J'ai déjà parlé du film il y a quelque temps par ici, après avoir lu la novélisation, on va faire un retour rapide sur le dernier chapitre de la saga Skywalker.

Mon avis sur le film pouvait se résumer ainsi : J'ai passé un très bon moment mais c'est quand-même plein de problèmes.

Et disons que dans l'ensemble ma lecture du roman adapté ne change pas cet avis. Et d'ailleurs, il ne changera pas énormément la vision que vous avez du film tant globalement, il le suit à la lettre.


D'un côté, il fait ressortir les problèmes du film, le côté fourre tout, les incohérence et facilité scénaristique, le côté assemblé à la va-vite, l'arc de rédemption de Kylo/Ben bâclé.

Mais malgré tout il est un intéressant complément pour plusieurs point.

D'abord, les petits détails supplémentaire, l'enrichissement du background et de l'histoire comme lorsque Kylo se retrouve sur Mustafar, ou bien la manière dont est développé la resurection de Palpatine ou les origines du père de Rey. C'est évoqué rapidement bien sûr, le livre est assez court, mais ça a le mérite d'être là et de proposer des justification à des choses qui paraissait arriver parfois comme un cheveux sur la soupe.

L'autre avantage du roman ce sont les points de vue interne, là aussi plutôt limité, de certains personnages. Ainsi on partage parfois les pensées de Leia, de Rey, de Kylo, on découvre leurs doutes, on approfondit leur caractère et j'ai ainsi bien plus apprécié la connexion Rey/Kylo, le concept de dyade.
 Et j'avoue que je regrette encore plus la mort de Ben. C'est vraiment un beau gâchis, très dommage que sa mort soit l'achèvement de sa rédemption. Cette lecture me conforte dans l'idée que c'est un choix scénaristique facile et pauvre et qu'il eut été bien plus intéressant de le garder en vie et de faire de l'affrontement final face à Palpatine le début d'un long cheminement pour se racheter.

Alors a qui conseiller ce livre ? He bien si vous avez aimé le film, ou qu'en tout cas vous avez passé un bon moment, vous trouverez ici des ajout qui valent le coup qui prolongeront l'experience et l'enrichiront. Si par contre L'ascension de Skywalker se retrouve tout en bas de votre liste de film Star Wars, bon bah ne vous infligez pas plus de souffrance ;) De mon côté, j'ai passé un bon moment et j'espère maintenant retrouver nos nouveaux héros dans d'autres aventures littéraire qui élargiront un peu leur horizon.

Space Raptor Butt Invasion - Chuck Tingle

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Space Raptor Butt Invasion - Chuck Tingle

Allez, on continue ce challenge Summer Star Wars 2020 par du lourd, une nouvelle sélectionné pour le prestigieux prix Hugo en 2016 et... oui bon ok, c'est un accident.

Mais ma curiosité à eu raison de moi et j'ai finalement attaqué ce monument d'un genre mineur, le Dino Porn, un genre qui se résume simplement, il y a des dinosaures qui font du sexe avec des humains.

Mais heureux hasard, la nouvelle de Chuck Tingle fait aussi parti du genre Space Opera et donc je peux m'amuser à en parler pour le challenge.

Dans l'espace, personne ne vous entendra sexer

Futur indéterminé, la Terre est petit à petit rendue inhabitable par la surpopulation. Partout dans la galaxie, des stations spatiale supervise de grands travaux pour tâcher de trouver un nouveau foyer aux humains.

C'est sur la planète Zorbus en pleine terraformation que nous allons faire connaissance de l'astronaute Lance Tanner alors qu'il s'apprête à dire au revoir à son coéquipier. Suite à des coupes budgétaire, il va effectivement devoir passer l'année suivante seul sur la station à surveiller l'avancement des travaux.

Mais est-il vraiment seul ?

Bon trêve de suspens et gros spoil, non il est pas seul puisqu'il va faire la rencontre d'Orion un... Velociraptor ! Ils vont bien sûr se lier d'amitié et plus car affinités.

Court mais bon ?

Le texte est court donc point de fioriture. Le contexte science-fictif est posé rapidement dans la première moitié du récit et la rencontre avec Orion se fait rapidement. Et là, surprise, car en plus de verser dans le space opéra, Chuck Tingle tire vers l'Uchronie car comme Orion le révèle, non les dinosaures ne sont pas morts, ils ont juste émigré vers un nouveau foyer, Terre 2. S'ensuit alors une passionante exploration des conséquences de ce point de divergence et... non, le contexte est rapidement évacué pour passer à la seconde moitié du récit : le cul.

Chuck Tingle possède un talent certain pour décrire les ébats moite de l'astronaute et du vélociraptor, c'est chaud, plein de fluide et de sueurs et entrecoupé de ligne de dialogue qui n'ont rien à envier aux meilleurs films pornos.

Et donc ?

He bien, l’expérience fut amusante et... stimulante. Le contexte SF sur fond de surpopulation ainsi que l'exploration de la solitude et de la manière dont elle change notre perception est intéressant mais tout cela manque de heu hum... profondeur. On aurait aimé que l'auteur aille un peu plus au... fond des choses. Qu'il ne contente pas de tout balancer et se retirer ainsi au moment où ça devient intéressant et... bon ok j'arrête avec mes métaphore vaseuses.

Au final, c'était drôle et je crois que je tenterai pour le fun son dernier roman Trans Wizard Harriet Porber And The Bad Boy Parasaurolophus

Un autre avis : Les chroniques du chroniqueur


[Star Wars] I Am a Padawan, transmission et parentalité

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I Am a Padawan - Ashley Eckstein & Shane Clester

Little Golden Book // 2020

Nouvelle plongée dans l'univers Star Wars mais cette fois-ci par le biais d'un album pour les tout petits tirée de la collection My Little Golden Book, une collection qui à sortit un certain nombre d'album Star Wars pour les enfants dès 2 ans, notamment des adaptations des principaux films, mais aussi comme ici, des récits centrés sur d'autres personnages de la saga.

Cet album est illustré par Shane Clester, qui réalise un très beau travail, dans la continuité du style The Clone Wars tout en simplifiant un peu le traitoffrant de belle planches variées et colorées pour les petits.

Pour l'histoire on retrouve Ashley Eckstein qui est surtout connue dans l'univers Star Wars pour avoir doublé le personnage d'Ahsoka Tano, la padawan d'Anakin Skywalker, dans les différentes saisons des séries The Clone Wars et Rebels. Et cela tombe bien puisque que c'est bien d'Ahsoka qu'il est question ici.

L'album nous retrace simplement et succinctement le parcours de la jeune Jedi en formation et à travers une succession de scénettes nous parle des qualités, des épreuves et de la vie d'un Jedi, mettant l'accent sur l'altruisme, la confiance en soi, la coopération, etc.

Bref un vrai petit livre de motivation et de positivité pour les plus jeunes qui permet aussi d'en faire une porte d'entrée idéale pour faire ses "premiers pas dans un univers plus vaste."


Transmet ce que tu as appris

Et c'est là que j'ai envie de faire une longue digression sur la transmission de ses passions.

Ce n'est pas trop une révélation pour qui suit ce blog ou bien mes comptes sur les réseaux sociaux, mais je suis très fan de la saga Star Wars, et depuis début 2018 père d'une petite choupinette.

Depuis le moment où j'ai envisagé de devenir parent, la question de la transmission m'a pas mal travaillé. Pour plein de choses, mais principalement la lecture et Star Wars.

Pour la lecture, c'est en bonne voie puisque Minipuce possède déjà une bibliothèque bien remplie et est habituée à l'objet livre depuis ses tout premiers mois.

Nous lui lisons très régulièrement des histoires, et parfois elle pourrait passer des heures sur le fauteuil à nous ramener ses piles de livres.


Pour Star Wars, nous avons longtemps discuté et réfléchis avec ma compagne sur le moyen, le moment, les conditions de l'initiation à Star Wars (oui ça fait un peu culte mais... si, c'est un peu ça il faut avouer).

Nous sommes finalement arrivé à un consensus sur les conditions. Ce serait avec l'épisode 4 bien sûr et forcément dans l'ordre de production, donc 4,5,6,1,2,3, etc., le tout religieusement installés ensemble sur le canapé. Pour l'âge, hé bien... ça restait encore en suspens. Probablement entre 5 et 8 ans selon sa maturité, son intérêt pour les formats visuels long, bref, cela s'affinerait avec le temps.

Il y a un dicton qui dit "Avant j'avais des principes, maintenant j'ai des enfants", qui signifie en gros que toutes les prévisions, les idée, les décisions prises avant la naissance de sa descendance vont de toute façon se heurter à l'indestructible mur de la réalité de la parentalité pour voler en éclats.

Car un enfant c'est en fait relativement imprévisible. On peut avoir de grandes lignes directrices pour l'éducation mais au final, la seule chose importante dans la parentalité c'est je pense l'adaptabilité. Au caractère, aux situations qui parfois nous empêche d'agir comme on le voudrait, nous font remettre en cause nos choix, etc., et il est illusoire et même très contreproductif parfois de s'agripper coûte que coûte à certaines choses juste parce que l'on avait décidé que "ce sera comme ça parce que c'est mieux et que sinon ça ira pas", parce qu'au final, lâcher du leste sur des principes permets souvent d'avoir des relations plus sereine, et c'est quand-même assez important (confinement et dessin animé à gogo, je pense à vous ^^).

Tu as fait tes premiers pas dans un univers plus vaste

Bref, je m'éparpille, mais tout ça pour dire qu'il y a une chose que je n'avais pas du tout anticipé dans mon merveilleux plan d'initiation à Star Wars, c'est à quel point j'en suis fan et à quel point cela imprègne ma vie quotidienne.

Je n'avais pas imaginé qu'en prenant mon café, Minipuce demanderait à 18 mois "quoi c'est" en pointant du doigts les illustrations de Stormtroopers sur ma tasse.

Je n'avais pas pensé qu'elle s'amuserait, à deux ans, à rester à côté de moi pendant que je monte un lego du vaisseau de Dark Maul et qu'elle reconnaitrait le personnage en figurine sur l'étagère, puis sur mon t-shirt. "c'est dak mol papa ?"

Je n'avais pensé non plus qu'elle s'amuserait à sortir les comics des étagères pour se poser et les regarder tranquillement pendant des heures.

Je n'avais pas envisagé que je lui donnerais quelques vieilles figurines pour jouer et qu'à maintenant 2 ans presque et demi elle serait capable de me dire Kenobi quand je dis Obi Wan, de reconnaitre C-3PO, Chewi, Yoda, Dark Vador et bien d'autres personnages de la saga.

Excerce ta volonté à renoncer à ce que tu redoutes de perdre

Ce fût compliqué quand je me rendit compte que je n'allais pas réussir à préserver son esprit de toute cette connaissance avant LE moment fatidique où enfin elle découvrirait Star Wars comme moi je l'ai découvert. Ce fût compliqué, et ça l'est encore un peu malgré tout, d'accepter que peut-être quand elle verrait l'empire contre attaque, elle saurait déjà qui est Vador pour Luke. Que la première apparition de Yoda ne laisserait pour elle aucun mystère sur l'identité étrange de ce petit être verdâtre et facétieux, compliqué d'accepter que son Star Wars, ne serait pas mon Star Wars.

Mais c'est dans l'ordre des choses. Déjà moi-même suis énormément influencé par la prélogie, et j'y ai un attachement que mes ainés, ceux qui m'ont initié à Star Wars n'ont pas eu de part notre différence d'âge. Car même si j'ai découvert Star Wars jeune, vers 7 ans, avec Un Nouvel Espoir, je n'avais que 16 ans quand La Menace Fantôme est sortie et toute cette nouvelle facette de Star Wars à durablement influencé l'attachement que j'ai pour cette saga.

Et depuis, cet univers c'est encore agrandit. Il y a de nombreuses séries animés pour tous les âges, plus de 10 films, une série en cours et d'autre en préparation et ma fille entre ainsi dans un univers plus riche, plus vaste, plus diversifié que celui que j'ai découvert, et en fait, c'est pour le mieux.

Non, je suis ton père

Son Star Wars sera différent du mien, son attachement à la saga aussi, si jamais il se crée d'ailleurs. Car on peut faire des tas de choses pour favoriser les goûts de nos enfants, les initier, leur proposer, mais au final, ils se façonnent, ils décident et font leur propres choix et mon rôle de parent et de l'accompagner sur cette voie, et pas de lui laver le cerveau (même si en lui donnant un petit sabre laser plastique à sa taille c'est un peu ce que je fais quand-même hein).

Et c'est pour ça que finalement j'ai décidé de lui acheter I am a Padawan. Parce que c'est une chouette porte d'entrée dans cet univers qui propose de beaux message. Parce qu'il est accessible. Parce qu'il met en scène l'un des meilleurs personnage de la saga, et que ce personnage est une jeune fille puissante, courageuse, altruiste, honnête, qui sait se remettre en question, qui grandit et évolue, bref un rôle modèle comme on en avait peu en réalité quand moi j'ai découvert Star Wars.

Et pouvoir lui montrer une Jedi à laquelle elle pourra s'identifier si elle le souhaite, un modèle d'héroïne inspirante vers qui regarder, bah ça vaut complètement le coup, parce que dans notre monde patriarcale, la principale chose que je veux essayer de transmettre à ma fille, c'est le courage et la force dont elle aura besoin pour grandir sereinement.

[Star Wars] L'Ascension de Kylo Ren - Charles Soule & Will Sliney

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The Rise of Kylo Ren

Marvel // 2020 // 4 épisodes
Scenario : Charles Soule
Dessins : Will Sliney
Sortie VF prévue en septembre 2020

Voici une minisérie qui était attendu. L'ascension de Kylo Ren, qui aurait pu aussi s’appeler La Chute de Ben Solo.

L'histoire démarre juste après le flashback de Last Jedi où l'on découvre la confrontation Ben / Luke et la destruction de l'académie Jedi de ce dernier.

Ben court se réfugier chez Snoke qui semble le travailler au corps depuis un moment pour l'attirer tranquillement vers le côté obscur.

Ben est perdu et à l'air de trouver chez Snoke la figure paternelle qui lui manque, et pour tâcher de mettre un peu d'ordre dans ses idées, il part en quête des chevaliers de Ren.

La majeur partie de l'histoire se concentre donc sur la quête de Ben pour trouver les chevaliers de Ren, sur sa confrontation avec eux et la traque de Ben par 3 padawans rescapés, le tout entrecoupés de quelques flashback présentant son initiation à l'académie Jedi.

Si le comics n'est pas sans défaut, c'est vraiment une des lecture des plus enthousiasmante concernant la postlogie. Enfin on a un aperçu de l'académie de Luke, de ses Jedi en formation, de la relation entre Ben et Luke, et des aperçus de Snoke avant l'arrivée du Premier Ordre sur le devant de la scène.

Les liens avec l'épisode IX sont là, (avec une belle retcon des familles concernant la destruction de l'académie) et il vaut mieux avoir vu ce dernier avant de lire cette mini série.

Au rang des défauts, on dira que c'est beaucoup trop court, qu'il manque des connections avec l'excellent roman Liens du Sang, qu'on aurait voulu voir plus de détails sur Ben avant, sur la manière dont Kylo se fait connaitre de la galaxie, etc.

Côté dessins, c'est plus que moyen. Si les composition sont très correct, le trait est parfois assez caricatural et la colorisation laisse à désirer.

Quoi qu'il en soit, cette mini série est dans l'ensemble une bonne lecture et l'on espère qu'elle sera suivi d'autres oeuvres, comics ou livre, approfondissant encore un peu le passé de Kylo Ren/ Ben solo, de Snoke et du Premier ordre.