10 ans de blog !

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He bien ! Aujourd'hui ça fait 10 ans que ce blog existe et... wahou, jamais je n'aurais imaginé qu'il durerait autant, qu'il m'apporterait autant et ferait gonfler ma PàL autant ! 

D'ailleurs je n'avais aucune idée de ce qu'était une PàL avant d'ouvrir ce blog.

J'étais naïf il y a 10 ans, j'ai eu une idée que je trouvais révolutionnaire, parler de livres de SF sur internet parce que je voyais qu'on en parlait nulle part... Bon résultat, quelques semaines après l'avoir ouvert, j'ai découvert la communauté Planète SF et plonger violemment dans la blogosphère et le fandom puisqu'un mois après l'ouverture du blog je faisait mes premières Utopiales, ZE festival de SF en France. quelle plongée stimulante, avec des rencontres d'auteurs pour la première fois, des conférences, des achats et des envies de lectures à n'en plus finir :)

Pour mon premier article sur ce blog, je parlais de Simulacron 3, une chouette vieillerie de Daniel Galouye, avec une chronique de quelques lignes à peine.

De ce côté là aussi il y a eu du changement. Je ne suis pas l'analyste le plus fin de la blogo mais je suis fier des progrès que j'ai fais de ce côté, je suis content d'avoir appris à réfléchir à ce que je lisais, pourquoi et comment.

10 ans, et même pas 400 articles, on peut dire que j'étais un précurseur du slowblogging avant l'heure, mais qu'importe, malgré des moment de démotivation ou de ralentissement, j'ai continué tranquillement et je suis toujours là ;)

En 10 ans il s'en est passé des choses, des découvertes, des débats parfois houleux, du thé et du drama, quelques inimités mais surtout des rencontres marquantes et des amitiés sincères, et puis, par dessus tout, ce sentiment, lorsque j'ai plongé dans le fandom, d'être sortit de la solitude, d'avoir trouvé mes semblable, une famille, un peuple de la SF, comme le disait le regretté Roland C. Wagner, et c'est vraiment quelque chose de précieux que je chéri.

Je ne citerais pas toutes les personnes qui m'ont marqués ces 10 dernières années, je risquerait d'en oublier ou d'en froisser, mais je vous aime :)

Clairement, ouvrir ce blog fût une des meilleures décisions de ma vie.


Dans le sillage de Poséidon - Alastair Reynolds

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Dans le sillage de Poséidon - Alastair Reynolds
Bragelonne // 2017 (VO 2015) // 648p  
 
Enfin ! Avec ce 3e tome, je termine la trilogie des enfants de Poséidon entamé en 2016 avec La Terre bleue de nos souvenirs.

200 ans ont passé depuis le volume précédent, l'humanité à essaimé dans la galaxie et on retrouve une fois encore la famille Akinya. D'un côté Goma Akinya, petite fille de Chiku Verte, sur Creuset, la planète Mandala, une jeune femme qui suit en quelque sorte les traces de sa famille puisqu'elle s'occupe en compagnie de sa femme Ru des derniers Tantors, des éléphants augmenté capable de raisonnement presque humain et doués de parole. De l'autre Kanu, petit fils de Sunday, encore envie si longtemps après la chute du Mécanisme. Il semble avoir tourné le dos aux Aquatique et est désormais ambassadeur sur Mars auprès des population robots avancé de l'Evolvarium.

Ce qui va mettre en route tout ce beau monde, c'est la réception d'un message à destination de Ndege Akinya, la mère de Goma, en provenance de Gliese 163.

Creuset décide de mettre en place une mission d'exploration au très long court, puisqu'il faut compter avec les vitesses relativistes sur un décalage de 300 ans pour un aller retour, afin de répondre à cet appel, avec un espoir, retrouver la trinité, Chiku, le clone robot d'Eunice et la Tantor Dakota partie il y a bien longtemps.

Avec le talent qui le caractérise, Reynolds offre dans la conclusion de cette trilogie  du bon gros "Sense of Wonder". Certains des mystères mis en place depuis 2 tomes trouvent leurs réponses et c'est proprement vertigineux.
Entre artefacts démesurés, intelligences artificielles supérieure, émergence de nouvelles espèces, exploration et voyage étalé sur des centaine d'années, l'échelle de ce 3e livre est gigantesque.

Toutes les réponses apportés par Reynolds ne seront pas entièrement satisfaisantes puisque parfois elles apportent aussi leur lot de nouvelles questions, ouvrent des pistes et laissent en suspens des interrogation philosophique, quasi métaphysique même (je sais, ce mot est interdit dans le fandom depuis vous savez quoi).
Mais malgré tout, c'est une belle conclusion qu'offre ici l'auteur, la fin d'un voyage de plusieurs siècles qui aura vu l'humanité changer, être éprouvée et évoluer vers une issue positive, lumineuse.


 

 

Seul sur Mars - Andy Weir

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Seul sur Mars - Andy Weir 
Milady // 2015 (2014 Vo) // 472pages

J'étais plutôt impatient de lire ce thriller de Hard Science, mais malheureusement, suite à un énorme spoiler concernant la fin du bouquin je l’ai un peu laissé trainer sur la pàl (Oui c'est une excuse bidon vu le nombre de livres qui traînent dessus  depuis... pfiou... au moins !!).

Bref, j'ai enfin pris ma fusée afin d'aller tenir compagnie au pauvre Mark Watney !

Is there life on Mars?

Seul sur Mars donc, c'est l'histoire d'un type qui se retrouve seul, sur Mars... Parti pour une mission d'exploration du sol martien censé duré deux mois (plus deux ans de voyage aller-retour hein), la mission tourne au vinaigre quand au bout de 6 sol (le jour martien, qui dure environ 40 minutes de plus que sur Terre), suite a une tempête trop violente, l'équipage est obligé d'abandonner l'exploration et de redécoller pour rentrer sur Terre.

Malheureusement, durant la manœuvre, un accident se produit et Mark Watney est laissé pour mort par ses coéquipiers.

Manque de pot, il a en fait survécu mais se retrouve privé de communication, et supposé mort par l'humanité entière qui n'a donc pas de raison de revenir le chercher. Il va ainsi se retrouver l'homme le plus isolé de l'univers dans l'un des environnements les plus hostile qui soit, car ici, tout est extrêmement létal pour l'être humain. Que ce soit la maigre atmosphère, très riche en CO2, ou bien les températures qui descendent régulièrement en dessous des -100 degrés, ou même encore les rayonnements solaire qui le grillerait sur place sans sa combinaison ou la protection de l'abri.

Heureusement pour lui, tout n'est pas perdu car sur place, il y a un abri, équipé de recycleur d'eau et d'air, il y a des provisions pour tenir des mois, et puis surtout, Mark est ingénieur et botaniste, deux compétence cruciale qui vont l'aider a survivre au quotidien et à prolonger sa chance chaque jour un peu plus en attendant que d'hypothétiques secours puisse venir.

It's the freakiest show

Narré sous forme d'un journal que Mark enrichit chaque jour pour raconter ses péripétie, l'histoire va se concentrer donc sur l'ensemble des problèmes qui vont se poser à lui et les ingénieuses solution qu'il va y apporter.

On va ainsi lire le récit de ses recherches et trouvailles pour faire pousser de la nourriture sur le sol stérile de Mars, pour augmenter ses réserves d'eaux en utilisant le combustible resté sur place, ou bien encore pour trouver le moyen de restaurer les communications avec la Terre. L'auteur nous explique en détail chaque étape avec une cohérence scientifique passionnante, qui témoigne d'un impressionnant travail de recherche. Ceci allié au fait que le roman offre peu de temps mort, enchainant les péripéties, les problèmes et les retournements de situations, on se retrouve avec une histoire vraiment très prenante.

Toutefois, le roman n'est pas sans défaut, et au premier de celui-ci, on peu mettre le manque d'épaisseur des personnages. Mark lui-même est assez monolithique, nous apparaissant comme un surhomme au moral à toute épreuve ayant un éventail d'émotion relativement restreint mais heureusement contrebalancé par un humour potache qui arrive à le rendre très attachant (pour peu qu'on accroche a son humour particulier).

Concernant les personnages secondaires, c'est encore plus maigre, ceux-ci n'étant défini que par leur nom et leur fonction.

Côté style, on pourra aussi repasser, le roman ne brille pas par celui-ci. C'est très aride, un peu comme Mars d'ailleurs, et très factuel.

Mais peu importe en fait, car pour peu qu'on soit un minimum intéressé par les sciences ou l'espace, on se régale avec ce roman de Hard Science et on ne le lâche pas du début à la fin.

But the film is a saddening bore

Un petit mot sur le film que du coup j'ai vu dans la foulée.

Globalement, celui-ci est de qualité, Ridley Scott sait tenir une caméra, et Matt Damon est plutôt bon dans le rôle de Mark Watney. Il apporte de l'épaisseur au personnage, présente des failles qui aident à le rendre plus humain et fait preuve de pas mal d'humour.

Mon grand regret par contre, vient du côté scientifique assez réduit. C'est le plus gros point fort du livre, mais le film se concentre beaucoup plus sur l'aspect survie et catastrophe sans entrer autant dans les détails. C'est surement compréhensible, le média étant différent, peut-être que c'est pour éviter de tourner au documentaire.

Par contre ce qui est vraiment dommage, c'est d'avoir sacrifier un certain réalisme au profit du grand spectacle, et notamment lors de deux scènes qui m'ont beaucoup marqués

La première est une scène de sortie extravéhiculaire où les astronautes évoluent sans être attaché, notamment en se jetant d'un élément à l'autre de la structure du vaisseau. C'est ridiculement dangereux, et surtout, dans le roman l'accent est vraiment mis le fait que les astronautes doivent être attachés à ce moment là, et l'un d'eux qui suggère le contraire est vertement rappelé à l'ordre par son commandant.

Et puis, il y a la scène Iron Man... Sans spoiler l'histoire, un astronaute dans le livre suggère de faire un trou dans la main de sa combinaison pour utiliser la fuite d'air comme moyen de propulsion, comme Iron Man... La suggestion est rapidement écarté dans le livre mais malheureusement, on y a droit dans le film.

Je trouve ça très dommage, car ce n'est vraiment pas nécessaire pour avoir un bon film, il faudrait que les réalisateurs cessent d'imaginer que vraisemblance égale chiant.

Bref, lisez le livre, il est vraiment très bien !

 

[Star Wars] Maitre & Apprenti - Claudia Gray

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Maitre et Apprenti - Claudia Gray
Pocket // 2019 // 464p

Avec les romans Etoiles Perdues et Liens du sang, Claudia Gray est devenue une autrice incontournable du nouveau canon de l'univers étendu Star Wars dont j'attends les nouveaux romans avec impatience.
Du coup, quand on se retrouve avec un roman situé durant la période de la prélogie, une période un peu délaissé depuis le rachat par Disney mais que j'affectionne particulièrement, et qu'en plus on apprend que ce roman va s'attaquer à la relation qui lie Qui Gon Jin à son Padawan Obi Wan Kenobi, autant dire que l'impatience était très grande de pouvoir lire ce titre !


8 ans avant les évènements de La Menace Fantôme, les relations entre Qui Gon et son Padawan Obi Wan sont relativement conflictuelles. Qui Gon a l'impression de ne pas être à la hauteur d'Obi Wan, de ne pas lui transmettre son savoir comme il le peut tandis que de son côté, Obi Wan trouve son maitre distant et redoute que celui-ci ne soit déçu de son élève.
Après une mission de routine en demi teinte, Qui Gon se voit proposer une place au conseil Jedi. Si cela reste un grand honneur, Qui Gon à besoin de réflexion, d'une part parce qu'il se trouve très souvent en désaccord avec les méthodes du conseil et de l'autre parce qu'accepter le poste l'obligerai à renoncer à former Obi Wan.
Sa décision va bientôt devoir être repoussée quand le conseil reçoit une demande d'aide de Rael Aveross, un Jedi atypique aux méthode peu conventionnelle et ancien disciple de Dooku, car celui-ci requiert expressément l'expertise de son ami Qui Gon.
 
Wahou ! Que dire d'autre à part que ce roman était tout ce que j'espérais et encore plus.
D'un côté, on a donc la relation Qui Gon, Obi Wan qui est exposée et développé, leur différences, leurs doutes, les inévitables conflits. De l'autre, on a une plongé dans les rouages de l'ordre Jedi par le prise de Qui Gon. Et si' l'on savait déjà que des points de frictions existait entre cet ordre millénaire, encrassé par l'immobilisme et la vision plus idéaliste et ouverte de Qui Gon, on ne réalisait pas à quel point la défiance de ce dernier était grande vis à vis du conseil.
Un autre point passionnant est la découverte des prophéties. On connait celle de l'élue grâce à la prélogie, mais on découvre ici qu'elle sont nombreuses, très ancienne et qu'elles ne sont pas forcément très bien considérés par la plupart des Jedi qui laisse de côté cette mystique pour une approche plus pragmatique de la Force. 
La jeunesse de Qui Gon est abordée aussi, son lien avec son ancien maitre Dooku, et globalement, c'est tout un réseau de connexions qui s'établit grâce à ce roman.
 
L'intrigue en elle même n'est pas forcément des plus originale, une mission diplomatique sur planète lointaine, une conspiration à mettre à jour, etc. mais elle réserve quand-même son lot de suprises, et surtout il nous fait découvrir l'ordre Jedi comme jamais, avec ses forces, mais surtout ses faiblesse, sa trop grande implication dans le jeu politique au détriment d'une approche à la fois plus mystique et plus terre à terre. Les Jedi se sont éloignés du quotidien, du peuple, c'est quelque chose que l'on peut voir très clairement dans la saison 7 de la série The Clone Wars avec l'arc sur Ahsoka dans les bas fond de Coruscant, et qui apparait encore plus distinctement ici, en plein coeur de la machine, avec l'un des leurs qui s'oppose ouvertement à leurs choix.

Ce roman est un indispensable pour quiconque s'intéresse aux Jedi, à la prélogie ou tout simplement à Star Wars.
 

Terre Errante - Liu Cixin

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Terre Errante - Liu Cixin
Actes Sud // 2020 (2000 VO) // 80 pages

Le pitch est simple, le soleil doit se transformer en géante rouge d'ici 4 siècles. Pour que l'espèce humaine survive à ce cataclysme annoncé, les sociétés humaine s'unissent avec un seul but, construire des milliers de propulseurs pour stopper la rotation de la Terre, la dévier de son orbite et finalement l'envoyer dans le vide intersidéral à destination de Proxima du Centaure où 2500 ans plus tard elle ira tranquillement intégrer l'orbite de sa nouvelle étoile.

Ouais. Rien que ça. Alors déjà là, on a le cerveau qui explose en ayant lu ces quelques lignes, mais la réalisation étant du tonnerre, c'est pas fini.

Écrite en 2000, cette courte novella va s'attarder à nous raconter par le regard d'un enfant né peu de temps avant que la Terre n'entame son accélération, toute cette période de grand changement. La société qui évolue, avec notamment des personnes qui deviennent froides, presque sans aucun sentiment, ceux-ci étant devenu futile face à l'extinction programmé et la chance infime de s'en sortir.

On verra aussi comment une pathologie psychique, l'héliophobie se développe pour les terriens vivant du côté de la Terre perpétuellement dans la nuit

Ce n'est pas parfait, les personnages manquent d'épaisseur, sont parfois un peu caricaturaux et certains passages vont trop vite donnant une impression de fouillis.

MAIS ! En 80 pages, et pour peut qu'on fasse marcher sa suspension d'incrédulité Liu Cixin nous offre un voyage vertigineux sur une Terre au bord de la catastrophe. Il explore les changements drastique d'une société qui a pris conscience de son extinction quasi inéluctable et qui tend ensemble vers la survie. Et surtout il offre de purs moment de vertige science fictif, de "sense of wonder". Ça vaut le voyage !