Season of the Nicolas Cage

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Season of the Witch - Le Dernier des Templiers 
Deux choses à savoir sur moi, je suis d'une manière générale assez bon public, j'aime les films de séries B.
Bon voilà qui est dit, et cela explique le pourquoi de ce post.
Je vais maintenant vous parler du nouveau film de Nicolas Cage au titre français incongru de Dernier des Templiers. Bah oui, il n’est pas vraiment templier, et encore moins le dernier.

Après plusieurs années de croisades sanglantes en Terre Sainte, Nicolas Cage et son meilleur pote Ron Perlman en ont marre de tuer des femmes et des enfants et se décident donc à rentrer au pays. Chemin faisant, ils découvrent une terre ravagée par une affreuse peste, au moins bubonique et bien suintante, et se font arrêter pour désertion dans un bled un peu moisi où on les aura reconnus. À partir de ce moment, deux possibilités, ou bien ils moisissent dans un cul de basse-fosse, ou bien ils aident une dernière fois la toute puissante église (incarnée par un Christopher Lee bubonneux) et accompagnent la sorcière responsable de la peste jusqu'à une vieille abbaye ancestrale qui seule sera capable de mettre fin au terrible maléfice. Après moult délibérations et quelques "nan, mais ouais, mais nan", ils se lancent main dans la main à l'aventure à une condition quand même que la fille accusée de sorcellerie ait droit à un procès équitable. Parce que oui bon, Nic et Ron en ont marre de dessouder des innocents merde.

Après une scène d'intro plutôt sympa où l'on assiste à 3 jolies pendaisons et une résurrection maléfique, on est parti pour un fondu enchainé de plusieurs batailles nous présentant Nic et Ron, deux gros bourrins qui aiment la baston et qui s'amusent comme des ptits fous à trucider gaiment de l'infidèle. Les effets spéciaux sont un peu en carton et les 3 figurants et demi qui ferraillent au bas des murailles ou dans le désert n'ont pas l'air motivés, mais bon, on ne s'attarde pas trop là dessus pour arriver au moment clef, celui où tout bascule. Les portes s'ouvrent, et Nic se ru à l'assaut des méchants dans la fumée et empale la première chose qui lui tombe sous la main, une pauvre femme innocente dont le rictus de douleur s'apparente plutôt une grimace du « j'ai la chiasse fout moi la paix ». Enfin bon ça continue comme ça pendant une heure et demie.
Les effets sont souvent pauvres et sentent le budget réduit, les seconds rôles ne sont pas terribles, mais le duo Nic et Ron fonctionne bien. On sent qu'ils passent tous les deux un bon moment et franchement, malgré une histoire au rabais avec un scénario gruyère et en papier mâché, j'ai passé un bon moment. Et à mon avis, eux deux aussi, ils ont l’air de se faire plaisir.
Après, le film est vraiment pas top, mais moi j'ai bien rigolé. Les deux comparses qui jouent les gros bras, le suspense bidon sur la gamine peut-être sorcière (petite surprise tout de même à ce niveau) ont bien fonctionné avec moi et je me suis bien amusé.

Un film de série B aux dialogues « méga genre » comme je les aime, un peu raté, mais fun quand même. Dommage quand même, je me dis, car il y a parfois de vraiment bonnes scènes et ça aurait pu en faire un vrai bon film de genre. À noter, quand même le petit rôle de Christopher Lee, je l'ai reconnu à la voix surtout tellement il avait la tête pleine de bubons pesteux. :D

Ultimate Spiderman - 5

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Ultimate spiderman est de retour avec les épisodes US n° 9 et 10.
Brian M. Bendis au scénario, et le retour de Lafuente aux crayons, après un petit intermède par miyazawa.

Un nouvel arc débute dans ce numéro avec l'entrée en scène de spiderwoman face à un duo criminel qu'on a déjà pu apercevoir dans l'arc précédent. A côté de ça, les aventures lycéennes de nos héros prennent un tournure un peu dramatique lorsque l'un des leurs se retrouve menacé...



C'est fou je trouve, de voir comme Bendis arrive à rester frais et plein d'humour sur ce titre alors qu'il s'embourbe et deviens ennuyeux sur New Avengers. Bon après, c'est vrai que je ne lis USM que depuis son relaunch, et que je n'ai pas encore lu le relaunch des titres de la franchise Vengeurs, mais ya pas à dire, je m'éclate à lire ce spidey.
L'histoire alterne bien les moments humoristiques et sérieux, et la tension monte en continue au fil de ces deux numéros. L'arc se met en place doucement mais on ne s'ennuie pas un instant, bendis est très bon, il gère bien ses personnages et offres des dialogues pertinents et bien ficelés.
Le tout est bien sûr servi par un Lafuente en grande forme qui réalise de très belles planches.
Peut-être certaines personnes peuvent ne pas accrocher à ce graphisme très coloré et "ado" mais je trouve que ça colle vraiment bien à l'histoire.

Toujours une de mes séries favorites actuellement, plein de surprise, drôle et fun.

La Pluie du Siècle - Alastair Reynolds

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La Pluie du siècle - Alastair Reynolds
Pocket // 2010 (2004vo) // 862pages


Premier livre que j'ai lu cette année, La Pluie du Siècle est pour l'instant le dernier bébé d'Alastair Reynolds publié chez nous. Je l'attendais un peu comme le messie celui-là ; j'ai beaucoup aimé le cycle des inhibiteurs et j'avais hâte de découvrir ce que le bonhomme pouvait écrire en dehors de son univers habituel.

2300, Verity Auger est archéologue, et son travail consiste à chercher des artefacts historiques sur la Terre dévastée par le nanocauste.
1959 ?, Floyd, enquête sur une mort mystérieuse, une possible affaire d'espionnage. À moins que la vérité soit à chercher ailleurs dans le temps et l'espace...

Alternant les chapitres entre ses deux protagonistes jusqu'à l'inévitable rencontre de ceux-ci, le roman intrigue assez vite.
Il nous entraine d'abord sur Terre, dans une enquête assez captivante, à la découverte d'un Paris tel qu'il aurait pu être. Le personnage, vieux détective, joueur de Jazz, est assez savoureux. Vieux briscard un peu raté, plein de vieilles désillusions, mais qui garde quand même la foi, qui espère changer, améliorer les choses comme il peut.

De l'autre côté du miroir, l'année 2300 est au bord de l'explosion, la guerre couve entre les deux factions humaines que sont les Thresher et les Slashers. Au milieu d'eux, Verity se retrouve propulsé pour une mission plus qu'étrange, voyage temporel ou dimensionnel en quête du passé.
Alastair Reynolds à un don, pour inventer et caractériser des sociétés futuristes. Il s'en tirait déjà avec brio dans le cycle des inhibiteurs où celles-ci étaient foison, et si ce roman-là est peut-être un peu moins ambitieux, un peu moins fort, il est quand même très intéressant.
Très prenante et avec des personnages forts, l'histoire s'essouffle un peu vers la fin. Mais si elle perd un peu de son intérêt, elle offre toutefois une fin très ouverte du plus bel effet, même si elle risque de frustrer légèrement.

Résultat en demi-teinte pour moi avec ce roman. S'il n'est pas dépourvu d'intérêt, je trouve qu'il lui manque un petit quelque chose. Ce truc que j'avais trouvé dans Chasm City et Diamond Dogs qui m'avait fait adorer cet auteur.
J'attendrais quand même avec impatience son prochain roman, qui devrait paraitre d'ailleurs cette année chez Presse de la Cité si j'ai bien suivi.