HPL – Roland C. Wagner

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HPL – Roland C. Wagner
Helios // 2017 (1ère publication 1995 et 1999) // 150 pages

Petit livre aujourd’hui avec un court recueil qui contient la réédition de nouvelles/novela de roland C. Wagner, précédemment publiée séparément chez Actu SF.
Roland Wagner est un auteur que j’apprécie particulièrement depuis que je l’ai découvert avec sa très fun série des Futurs Mystères de Paris (qu’il faudrait d’ailleurs que je continue). Ça faisait un petit moment que je n’avais pas lu un de ses livres et ce petit ouvrage aux relents de poulpe lovecraftien m’est apparu comme un met de choix pour m’y remettre :D

H.P.L.
Le premier texte du recueil, qui est aussi le plus court, me laisse un peu perplexe, et à vrai dire je serais bien en peine de donner un véritable avis.
Roland Wagner propose ici une biographie uchronique de Lovecraft, partant du principe que celui-ci n’est pas mort en 1937, mais qu’il a vécut jusqu’à 101 et s’est éteint en 1991.
L’exercice est amusant et apparait comme très documenté et plausible. Mais à moins d’avoir une connaissance vraiment poussée de l’homme, le texte s’avère relativement anecdotique. Et c’est pourquoi je n’ai en réalité pas grand-chose à dire dessus.

Celui qui bave et qui glougloute.
Ha, ce titre au parfum de Nyarlathotep, que ça me donnait envie de le lire !
1890, États-Unis. Les tribus indiennes épaulées par des créatures vertes à 4 bras supposément arrivées de Mars et armées de fusil laser se sont soulevées, et pour la première fois, la frontière de l’ouest sauvage à cesser d’avancer, pire même elle recule. Jusqu’à ce que des vénusiens, des sortes de sauterelles géantes viennent donner un coup de mains aux américains.
Kit Carson, est bien décider à découvrir le fin de l’histoire dans une quête où va se mêler science, ésotérisme, nécronomicon, une société secrète et même un certain Lovecraft en personne.

Alors oui, ce texte est complètement déjanté. On à l’impression de lire un western sous acide mélangé avec une nouvelle de Lovecraft. C’est extrêmement référencé, avec Kit Carson, mais aussi des apparitions des Dalton, de Buffalo Bill ou même Jesse James. Et au-delà des références explicites au western, on pourrait facilement rapprocher les martiens verts à quatre bras des créatures d’Edgar Rice Burrough dans son cycle de Mars.
Récit plein d’action et d’humour, il faudra probablement avoir au moins un peu de connaissances du gentleman de providence pour l’apprécier. En moins d’une centaine de pages, Roland Wagner, arrive à proposer  un très bon divertissement mais il en profite aussi pour aborder le traitement des peuples amérindiens, et tacler au passage le syndrome du white savior et les solutions simples aux problèmes compliqués.
 

https://bibliosff.wordpress.com/2017/06/21/challenge-summer-short-stories-of-sfff-top-depart/

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