FantastiZik - 1

Posted by with No comments
Après de nombreux mois sans rien poster, je reviens enfin. La procrastination est un fléau terrible et je crois que chez moi elle atteint parfois des sommets tellement élevés qu'il me faut vraiment du temps pour redescendre.

Cela fait un moment déjà que j'avais envie de parler de musique sur ce blog. J'aime la musique en général, le rock et ce qui en découle en particulier ainsi que beaucoup d'œuvres et de style différents. Je voulais faire ça mais pour rester en accord avec ce blog, je voulais le faire en mettant en avant des œuvres en rapport avec "l'imaginaire."
C'est bien beau les projets mais bon, comme j'ai une forte tendance à la procrastination, en plus d'un emploi du temps relativement chargé, hé bien rien à l'horizon jusqu'à maintenant.
Heureusement pour moi et pour vous public chéri (si si, j'en vois deux au fond), j'ai enfin décidé de me sortir... hum bref de m'y mettre.


Je vais commencer avec un album qui a bercé mon enfance et que je me réécoute en ce moment.
Il s'agit du premier album du groupe de rock progressif Allan Parson's Project parut en 1976.
Mais je vais parler ici de la version remasterisé de 1987 que je trouve plus intéressante grâce aux ajouts des enregistrements vocaux narratifs d'Orson Wells. 

Tales of Mystery and Imagination
  1. A Dream Within a Dream
  2. The Raven
  3. The Tell-Tale Heart
  4. The Cask of Amontillado
  5. (The System of) Doctor Tarr and Professor Fether
  6. The Fall of the House of Usher
    1. Prelude
    2. Arrival
    3. Intermezzo
    4. Pavane
    5. Fall
  7. To One In Paradise
  
Alan Parsons Project est un groupe fondé par Eric Woolfson et Alan Parsons. Ce dernier à tout d'abord travaillé comme ingé son aux studio Abbey Road avant de monté le groupe. Il a eu l'occasion de travailler avec les Beatles et Pink Floyd, pour qui il a enregistré le fameux album Dark Side of the Moon.

Avec leur premier album, Alan Parsons' s'attaque à un mythe puisqu'il s'agit d'un album concept adapté de différentes nouvelles et poésies d'Edgar Allan Poe.

L'album démarre avec A Dream Within A Dream, titre d'un poème de Poe dont le texte lu par Orson Wells est accompagné de quelques petites notes au synthé qui mettent doucement en place une atmosphère onirique et calme jusqu'a ce qu'enfin la voix se taise et soit remplacé par une puissante note de basse qui martèle un rythme simple mais bien posé. Cette note entêtante est bientôt rejointe par un riff de synthé qui achève de nous faire voyager au cœur du rêve, c'est lent, très mélodique et presque psychédélique. 
La transition vers le morceau suivant se fait à l'aide de cette basse omniprésente, la simplicité du riff en fait sa force et ne lâche pas.
C'est maintenant The Raven, nom d'un très célèbre poème de Poe, dont l'histoire est ici raconté en paroles et en musique. Le chant commence par une voix électronique vocodé, une première à l'époque et le morceau se dérouleposément jusqu'a ce que la guitare prennent le dessus pour un solo qui amène doucement et puissament le morceau vers son climax: Nevermore!! Le cri du corbeau repris ici en leitmotiv. ça reste dans la tête c'est puissant et entrainant.
Après ces deux morceaux progressif et presque psyché par moment, on retrouve The Tell-Tale Heart, toujours dans la ligné des deux précédent mais plus entrainant et posant parfois des sonorités très Pink Floyd.
The Cask of Amontillado, commence avec une ambiance bien plus mélancolique. La voix triste de John Miles est accompagné pas des mélodie de piano très nostalgiques, tristes. Mais le morceau se finit sur des envolés lyriques, des sonorités de synthé qui emportent et sonnent puissantes!
Le morceau suivant, Doctor Tarr and Professor Feather démarre sur des sonorités plus joyeuses, avec une guitare très funky et des rythmes dansant. On sent dans ce morceau tout l'humour associé à l'oeuvre dont il s'inspire. Toujours progressif dans les sonorités, il reprend même sur la fin le thème principal du premier morceau avant de se conclure.
 La grosse partie de cet album, c'est The Fall of the House of husher. Un morceau en 5 actes inspiré par l'une des plus célèbres nouvelles de Poe. Entièrement instrumental il incorpore des passages de l'opéra de Debussy du même nom. Tout au long des plus de 15 minutes du morceau on peut sentir une tension constante,  une ambiance mélancolique et sombre qui illustre toute l'horreur de l'histoire de Poe.
La conclusion de cet album se fait en douceur avec To One in Paradise, un dernier poème de Poe et la musique nous emmène vraiment au paradis sur une mélodie paisible accompagné tout du long de cœurs presque angélique. L'album s'achève sur la dernière strophe du poème et laisse un peu rêveur et hébété après un si beau voyage.

Voilà, tout ce que j'espère c'est que ma petite bafouille vous aura donné envie d'écouter et de découvrir cet album et ce groupe :)




0 commentaires:

Enregistrer un commentaire